‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 195 sur 229 · Tacit., Ann. iv · texte numérisé non relu

Tacit., Ann. iv

2. Exempti oneribus et collationibns, et tantum in usum præliorum «epositi, velut tela atque arma, beilis reservantur. Tac., Mor. Gain., 2t.

3. Protulit magnitudo populi romani ultra Rhenum, ultraque veto res terminos, lmperii reverentiam. Ibidem.

ils veulent; et tandis que nous ne montrons aux autres peuples que nos armes et nos camps, nous ouvrons à celui-ci nos maisons de ville et de campagne, qui n’excitent pas ses désirs *. » 11 ajoute au sujet des Mattiakes ce mot caractéristique : « Leur demeure est sur l’autre rive, leur âme et leur cœur sont avec nous *.» Les guerres civiles qui suivirent la mort de Néron nous montrent deux rois suèves, Sidon et Italicus, « vieillis dans l’observation du nom romain, et chefs d’une nation fidèle 3 , » prenant parti pour Vespasien absent, et les Sarmates Jazyges offrant à Àntonius Primus leur redoutable cavalerie. Les Germains, au contraire, penchèrent presque tous pour Vitellius: Suèves et Germains combattirent les uns contre les autres à Bédriac. Entre tous les princes qui se succédèrent depuis Yespasien, nul ne fut plus habile pacificateur que l’empereur Adrien 4 ; nul ne mit plus de sollicitude à se créer des alliances parmi les Barbares. Pendant un long séjour qu’il fit sur les rives du Danube pour

1. Hermundurorum civitas, flda Romanis, eoque solis Germanorum non in ripa commercium, sed penitus, atque in splendidissima Rlietiæ provinciæ colonia: passim et sine custode transeunt; et, quuni cæteris gentibus arma modo castraque nostra ostendamus , liis domos villas que patefccimus, non concupiscentibus. Tacit., Mor. Germ., 41.

2. Sede finibusque in sua ripa , mente animoque nobiscom agunt Ibidem, 29.

3. Trahuntnr in partes Sido atque Italicus, reges Suevorum, quis vêtus obsequium erga Romanos, et gens fidei commissæ patientior- Tacit., Hist., III, 5.

A. J. Capit. Adrian. ap. Script, r. Aug. p. 51.

organiser la colonie de Dacie récemment fondée par Trajan, il visita les nations suèves et sarmates, et resta quelque temps au milieu d’elles, étudiant leurs mœurs et s’efforçant de les attirer à la vie romaine.

II. — ACTION DE ROME SUR LES RACES BARBARES a l’intérieur de l’empire.

1° Transplantations de peuples. Jules César, lors de la conquête des Gaules , avait trouvé plusieurs tribus germaines établies sur les bords de la Meuse entre les Éburons et les Trévires 1 2 ; il les y laissa. Il fit plus : après sa campagne contre les Suèves, il recueillit trois de leurs tribus qu’il installa lui-même sur la rive gauche du Rhin , entre ce fleuve et la chaîne des Vosges : c’étaient les Tribocces, les Némètes et les Vangions, débris de l’armée d’Arioviste s . Auguste suivit cet exemple. 11 transporta d’abord, au milieu des Germains de la Meuse, une tribu de Thuringiens ou Tongres qui les domina et leur donna son nom 3 . Quel-

1. Condrusi, Eburones, Cæræsi, Pæmani, qui uno nomine Gcrmani appellantur. Cæs., Com., IL 4. — Scgni, Condrusi que ex gcnte et numéro Germanorum qui sunt inter Eburones Trevirosque. Id. , VI, 32. Ils étaient clients des Trévires. — Après l’établissement de la tribu tliuringienne, ils prirent le nom de Tongres. Nunc Tungri, tune Germani vocatisunt. Tacit ,,Mor. Gerrn . , 2.

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