Tacit., Ann., H, 3; vi, 32; xi, 9; xm, 5 et seqq
2. Maximis imperiis interjecti, et sæpius discordes sunt, adversus Romanos odio, et in Partbum invidia. Tacit., Ann., n, 5S. — Salis cognitam Armeniorum perfldiam. Ibid.
au sud et à l’ouest, et se partage en Cariens 1 proprement dits, Lydiens et Mysiens. Les royaumes des Midas et des Crésus, après avoir jeté un vif éclat dans ces temps reculés, allèrent s’abîmer au sein de la vaste monarchie des Perses. A cette dernière époque déjà, des colons de race étrangère s’élaient établis sur plusieurs points de la côte, en refoulant à l’intérieur les populations indigènes; et pendant bien des siècles, des essaims d’envahisseurs de toutes nations, se succédant par intervalle, occupèrent et finirent par couvrir une grande partie du territoire. La région maritime presque en entier devint un pays grec où fleurirent ces colonies éoliennes, ioniennes et doriennes, qui joignaient au génie de la Grèce les mœurs plus douces et l’élégance raffinéë de l’Asie*. A côté d’elles, au nord, des tribus sauvages de la Thrace, passant le Bosphore, envahirent la côte de Bithynie 3 . Une branche de la race araméenne ou syrienne, sous le nom de Syriens blancs 4 , occupait déjà la Cappadoce, ainsi
1 . M. Raoul-Rochette fait de la race carienne une branche des Pélasges chassés de la Grèce par les Hellènes. (V. Hist. crit. de l’itabliss. des colon, grec., i, 198 et suiv.) Mais, quelque grave que soit cette autorité, on regarde plus communément les Cariens comme une race originaire de l’Asie. Consulter sur ce point Heeren, De la politique et du commerce des peuples de l'antiquité, II, sect. i, ch. i.
2. Voy. dans M. Raoul-Rochette l’histoire de ces colonies, m, 39 et auiv.
3. Thucyd., iv, 75, — Xenoph., Anal., vi, 4. — Scyllax., 34. — Strab., xn, passim.