Voy. Histoire des Gaulois, I, 271 et suiv. ; 403 et suiv
2. Unum est quod inferimus... Galatas, cxcepto sermone greeco quo omnis Oriens loquitur, propriam liuguam eamdem pene habere quam Treviros, noc referre si aliqua exinde corruperint. S. Hieronym., Prol. lib. II; Comment, epist. ad Galat., 3.
vendre comme leur propriété sur les marchés d’esclaves 1 . Le nivellement administratif marchait pourtant avec vitesse et préparait celui des habitudes. L’organisation en province romaine s’étendait chaque jour dans la presqu’île asiatique, et chaque jour elle englobait quelqu’un de ces petits royaumes dans lesquels le pays avait été de tout temps divisé. Auguste mit fin à celui de Galatie, et en partie à celui du Pont, que Néron supprima entièrement ; Tibère fit la même chose pour la Cappadoce. La Bitbynie était déjà province par le testament d’un de ses rois. La Lycie, organisée au contraire en république fédérative, sous un chef national appelé le Lyciarque 2 , ne se maintint non plus dans cet état que jusqu’au principat de Claude. Du temps de Néron, le roi Agrippa citait pour exemple aux Juifs, ses sujets, « la tranquillité des « cinquante villes de l’Asie Mineure, obéissant aux «. faisceaux proconsulaires, sans force armée et sans « garnison 3 . » Il est vrai que Rome les dédommageait amplement de la perte de leurs gouvernements nationaux par les libertés municipales les plus étendues, et souvent par l’immunité d’impôt. Il n’y eut guère de ville un peu importante de la presqu’île d’Asie qui ne
1. Mancipiis locuples eget æris Cappadocum rex. Hor., ep. i, 6.