‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 42 sur 229 · Strab., xiv · texte numérisé non relu

Strab., xiv

3. Quid autem quingentæ Asiæ civitates? nonne absque ullo præsidio unum rectorem fascesque coiisulares venerantur? Joseph., Bell, jud., n, 10.

RACES COMPRISES DANS L’EMPIRE. 9t

pût inscrire avec orgueil sur ses médailles le titre d 'autonome 1 . Il en était de même des îles voisines, presque toutes peuplées par les Grecs.

Aussitôt qu’on avait passé l’Halys, entre ce fleuve et le Tigre à l’est, et du nord au sud, entre les monts Caucase et le golfe Arabiqne, on entendait parler, dans ses différents dialectes, une même langue d’un caractère bien particulier; et l’on entrait alors sur les possessions de la race araméenne. Ces dialectes correspondant à autant de branches de peuples, étaient le cappadocien, idiome des Syriens blancs; le syriaque, parlé entre la Méditerranée et l’Euphrate ; le chaldéen à Babylone ; l’hébreu en Palestine ; le phénicien dans les villes maritimes de la Phénicie; enfin l’arabe, nonseulement dans toute la presqu’île arabique, mais encore dans les plaines de la Mésopotamie, fréquentées de tout temps par les tribus du désert. Tout semble démontrer qu’une même famille humaine avait couvert autrefois ces plaines immenses®, et que, sans perdre totalement son caractère primitif, elle s’était modifiée d’un lieu à l’autre, suivant les nécessités qui avaient dicté son genre de vie et ses mœurs. En Arabie, elle continua la vie nomade; en Syrie, elle connut

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