Plin., v, 3. — Cf. Spanh., Orb. rom., ex
2. Amm. Marcell., xxix, 5. — Saint-Martin, Académie des inscriptions et belles-lettres, xn, 191.
3. Cf. Malla antica illustraia, co’ monumenti e coll’ istoria, dal prelato Onorato Brès; Roma, 1816.
4. Polyb., passim. — Diod. Sic., î, 274. • - Strab., v, 344. — Plin.,
à peu près réussi à se les assimuler, et la civilisation grecque venait de jeter sur cette île trop d’importance et d’éclat pour que les Siciliens pussent consentir encore à la répudier.
Sur le continent européen, c’était en Espagne que les Romains avaient fondé leur première province. Dès les temps les plus reculés de l’histoire, on trouve cette grande presqu’île occupée déjà par la famille des nations ibériennes 1 2 ; les tribus gauloises l’envahissent ensuite vers l’ouest et le nord, dans le voisinage des Pyrénées, et s’y maintiennent tantôt pures, tantôt mélangées avec les indigènes*. En même temps, des colons phéniciens et grecs s’établissent sur les côtes. Devenue maîtresse de presque tout le littoral, Carthage voulut subjuguer également l’intérieur 3 4 ; Rome intervint dans la lutte entre sa rivale et des peuples belliqueux; elle mit à son tour le pied dans la riche Espagne *, mais pour ne la plus quitter. Ce fut au commencement de la seconde guerre punique que l’Espagne connut ses dominateurs futur 5 ; la fierté et l’opiniâtreté ibériennes se trouvèrent dès lors vis-à-vis de cette con-
1. (Iumboldt, Untersuch. ueb. die Urbew. Hispaniens. Berlin, 1821. — Hist. des Gaul., I, 121 et suiv. — llaltebrun, Géog., vi, 119.