Hispanos hominum ditissimos. Phyi., ap. Atlien
5. Ambassade du sénat romain pendant le siège de Sagonte, 219 ans avant J. G.
stance romaine, qu’aucun revers ne décourageait et qui ne reculait jamais.
L’action civilisatrice de Rome s’appuya sur ces premiers rudiments de civilisation carthaginoise, et peutêtre sur un ancien développement social indigène, s’il faut expliquer ainsi ce que dit Strabon au sujet d’antiques monuments de poésie et d’histoire qui se seraient conservés chez lesTurdetains 1 2 . Ce qui est certain, c’est que cette race ardente, tout en luttant contre le joug que les Romains lui imposaient, embrassait vivement ce que ces maîtres si combattus lui apportaient en même temps d’utile et de grand. Elle apprit bientôt la discipline militaire; elle construsit des villes et des forteresses; elle fréquenta les écoles romaines qui s’ouvraient dans les colonies et les municipes, et dont la plus brillante fut celle de Cordoue. On voit se manifester parmi les Espagnols une activité littéraire remarquable dès la fin du premier siècle avant notre ère. La petite cour des proconsuls romains comptait alors ses poètes indigènes qui s’escrimaient en langue latine, et dont les chants épiques ou lyriques perçaient quelquefois jusqu’à Rome*. La guerre de Sertorius accéléra cet élan social. On sait avec quelle puissance