‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 68 sur 229 · Tacit., Ann., iv, 38, 55, 56. — Suet., Tiber · texte numérisé non relu

Tacit., Ann., iv, 38, 55, 56. — Suet., Tiber

2. Et ne provinciæ novis oneribus turbarentur, utque vetera sine avaritia aut crudelitate magistratuum tolerarent, providebat. Tacit., Ann., iv. 6, 15. — Vindicatæ ab injuriis magistratuum provinciæ. Veil., n, 126. — Dio, tvn, 23.

3. Corporum verbcra ademptiones bonorum aberant. Tacit., Ann., îv, 6. — Dio, lvh, 9, 10, 14, 17. — Veli., n, 126.

4 Præsidibus, onerandas tributo provincias suadentibus, rescripsit : • Boni pastoris esse tondere pecus, non deglubere. » Suet., Tib., 32. — Dio, LV1I, 10.

tribuait une influence salutaire sur l’esprit de son fils, partagea avec lui la gratitude des provinces; on lit, sur quelques-unes des médailles frappées à son type, ces mots : Mère de l’univers *.

Le mouvement de réaction des peuples sujets sur Rome et l'Italie allait ainsi croissant en vitesse et en intensité, de règne en règne ; de César à Auguste, d’Auguste à Tibère, de celui-ci à Caîus. Sous ces derniers princes, les provinciaux percent de toutes parts, se mêlent à tout, se font remarquer au sénat, aux armées, au barreau. Les uns, comme l’Espagnol Marius Sextus et le Gaulois Valérius Asiaticus, viennent consommer à Rome le produit d’immenses domaines 1 2 ; ils écrasent de leur luxe les vieilles familles du Latium, appauvries par les guerres civiles et par les proscriptions. Ce sont eux qui achètent par expropriation ces jardins, ces palais construits autrefois de la dépouille et du sang des provinces 3 ; ils chassent pied à pied des collines du Tibre la postérité ruinée des Corvinus et des Hortensius. C’est une remarque faite par les historiens que, sous le principat d’Auguste, le prix des immeubles en Italie s’éleva subitement dans une

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