Grut. Thés., dlxxih, 2; dlxxiy, 5, 6; dlxxv
se précipitaient sur l’Italie, on ne peut nier qu’il n’en soit résulté du bien pour le monde, et que la refonte des nations dans l’unité de l’empire n’en sût été accélérée.
Avec Néron s’éteignirent les familles des Jules et des Claudes, et l’aristocratie romaine ne donna plus que Galba au trône impérial. Othon appartenait à une famille étrusque notable dans le pays, mais qui n’avait fourni à Rome que de simples chevaliers jusqu’au grand-père de cet empereur 1 2 3 . On sait que Vitellius était d’une extraction médiocre*, et que l’origine de Vespasien n’avait rien d’ancien ni d’illustre *. Après la chute de la maison Flavienne, l’Italie, pendant longtemps, ne produisit plus de Césars. Nerva était originaire de Crète, quoique né à Narni dans l’Ombrie 4 ; et il désigna pour son successeur un Espagnol d’origine et de naissance, Trajan, qui, lui-môme, transmit la pourpre à un autre Espagnol.
Tacite dit que les guerres de Galba, d’Othon et de Vitellius avaient révélé le secret de l’empire, savoir que le prince pouvait être élu ailleurs qu’à Rome 5 ; l’élévation de Nerva révéla un bien autre secret, c’est qu’il n’avait pas même besoin d’être Italien