‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 9 sur 229 · Tit. Liv., ni · texte numérisé non relu

Tit. Liv., ni

2. Tantum antiquilatis curæque pro italica gente majoribus fuit, Sallust., Frag., ap. Serv. in Virg., Georg., h, 209.

aussitôt. C’est un fait remarquable que depuis Sp. Cassius, auteur de la première loi agraire *, jusqu’aux Gracques, et depuis les Gracques jusqu’à César, les défenseurs des intérêts plébéiens furent également ceux des intérêts italiens. L’instinct populaire qui animait ces grands tribuns leur révélait le but réel où Rome devait tendre ; on eût dit qu’ils travaillaient à en faire d’abord la ville de l’Italie, pour qu’elle fût plus tard la ville du monde*.

Pourtant l’esprit d’exclusion et d’usurpation aristocratique, le désir de fortifier le privilège du dedans par celui du dehors, de rendre le peuple romain tyran pour le mieux asservir, ce calcul du patriciat ne fut pas la raison unique du ralentissement qu’éprouvèrent avec le temps les agrégations de citoyens ; d’autres causes y contribuèrent aussi pour une forte part. Ainsi, à mesure que les mœurs se policèrent, ces transfusions volontaires ou forcées, qui portaient en soi un caractère incontestable de barbarie, devinrent de moins en moins praticables. Il fallut songer à un mode d’agrandissement mojns sauvage et moins violent. Rome ne devait point s’arrêter dans cette carrière de développements indéfinis, à laquelle la na-

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