‹ Tableaux de la nature (volume 2)Chapitre 20 sur 26 · I^A FORCE · texte numérisé non relu

I^A FORCE

une copie exacte dn génie rhodien. Le philosophe les fit donc placer tous les deux devant lui ; après ayoir tenu long-temps les yeux fixés sur ces deux peintures , il appela ses disciples , et d'une roix émue leur parla ainsi :

« Ouvrez le rideau de la fenêtre , afin a qiie je jouisse encore une fois du coupa d'oeil de la terre animée. Pendantsoixante a ans j'ai réfléchi sur les mobiles intérieurs a de la nature et sur la différence des <c substances ; aujourd'hui pour la pre- <c miére fois, le génie ihodien me fait voir « clairement ce que je ne ffiisais qu'entrea voir confusément. Si de l'union des il êtres vivans , il résulte un e£Eet salua taire et fécond , de même , dans la nac( ture inorganique, la substance brute est a mue par des impulsions semblaMes.

vîTALB. a3g

<( Même dans la nnit du chaos , les prio- « cipes se rapprochaient ou se fuyaient , <i selon que l'amitié ou l'inimitié exerçaient a leur pouvoir. Le feu céleste suit le mè*- « tal , l'aimant le fer : le suocin frotté « enlève des substances légères : la terre a se mêle avec la terre : le sel se sépare

« de l'eau de mer évaporée : l'acide du a suptaeiria ^ tend à s'unir à l'argile. Tout, a dans la nature inanimée, s'empresse de ce s'unir d'après des lois particulières. Il en a résulte qu'aucun principe terrestre , et a qui oserait compter la lumière parmi <c eux, ne se trouve dans sa simplicité pri- (c mitive. Tout , depuis son origine , tend « à former de nouvelles unions, et l'art de a lIiomLme peut seul séparer et présenter

* L'alun^ l'acide salfurique, dëja connu des anciens.

a^O t'A FOACE

a isolément ce que vous cherchez iaatice lement dans Tintérieur de la terre , et «c dans les océans mobiles de Feaa et de « l'air. Dans la matière morte et inorgacc nique , le repos absolu règne aussi longa temps que les liens de Vaf&nité ne sont (c pas rompus , aussi long- temps qu'une a troisième substance ne pénètre pas pour a se joindre aux autres. Mais même à « cette lutte succède de nouveau un repos oc infécond.

«O n'est pas ainsi qu'opère le mélange ' a des principes qui constituent le corps des a animaux et des plantes. C'est là que la <c force vitale exerce impérieusement ses €c droits ; elle ne s'inquiète nullement de <K l'amitié ni de l'inimitié des atomes ad-

^ mis par Démocrite ; elle réunit des sub- <c stances qui, dans la nature .inanimée ,

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