‹ Tableaux de la nature (volume 2)Chapitre 19 sur 26 · FORCE · texte numérisé non relu

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manqaaît pas de commentatears dans Syracnae. Les amateurs des arts, notamment les plus jemies, lorsqu'ib revenaient d'mi voyage fait rapidement à Goiinthe ou à Athènes , auraient cru être obligés de renoncer à toute prétention à la connaissance des arts, s'ils ne s'étaient pas présentés avec une explication nouvelle»

Quelque8*uns regardaient le génie comme l'expression de l'amour spirituel , qui interdit la jouissance des plaisirs des sens ; d'autres croyaient que c'était l'image de l'empire de la raison sur les désirs. Les plus sages se taisaient, présumaient quelque chose de sublime ^ et examinaient avec plaisir, dans le Poedle, la composition simple du tableau.

Cependant la chose restait toujours indécise. Le tableau avait été copié avec de

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nombreases additiona, imité en baa-relief ^ et envoyé en Grèce , sana que Ton eût pu obtenir le moindre éclaircissement sur son origpine , lorsqu'un jour , à l'époque du lever des Pléiades , la navigation de la mer Egée , venant de se rouvrir, des navires de Rhodes entrèrent dans le port de Syracuse. Us apportaient un trésor de statues, d'autels, de candélabres et de ta* bleaux , que les Denys , par amour des arts, avaient fait rassembler en Grèce* Parmi les tableaux, il y en avait un qui paraissait être le pendant du génie rhodien. Il était de la même din&enÂon , d'un coloris semblable , mai& les couleurs en étaient mieux conservées. Le génie était également au milieu de la composition , maîjsi il n'avait pas de papillon sur l'épaule y sa tête était penchée ; il tenait son flambeau renversé vers la terre \ les jeunes gens et

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les jeanes filles s'embrassaient étxx)itement ; lenr regard n'était plus ni triste ni soimiis ; il annonçait qu'ils avaient reconquis leur liberté.

Déjà les antiquaires syracusains cherchaient à modifier leurs précédentes explications y afin qu'elles pussent sf adapter à ce nouveau tableau^ lorsque le tyran ordonna de le porter dans la maison d'Épicharme. Cétait un philosophe de l'école de Pythagore. Il demeurait dans le quartier éloigné qu'on nommait Tyché. H allait rarement à la cour de Denys, non que ce tyran n'appelât autour de lui les hommes de talens de toutes les colonies de la Grande- Grèce ; mais parce que la fréquentation des princes ôte le plus souvent aux talens une partie de leur charme. Épicharme s'occupait sans relâche de l'étude de la nature,

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"de ses forces , de Forigme des plantes et des animaiix et des lois harmoniques dV près lesquelles tous les corps planétaires , comme les flocons de neige et les grains de grêle y prennent la forme sphérique en se mouvant sur eux-mêmes. G)mme il était accablé par l'âge , il se faisait tous les jours conduire au Pécile , et de là à Ortygie y à l'entrée du port où , selon son expression, ses yeux lui donnaient une image de l'infini , à laquelle son esprit s'efforçait en vain d'atteindre. 11 était respecté du peuple et même des tyrans j il évitait ceux-ci, et se rapprochait volontiers

de l'autre.

Épicharme , épuisé de fatigue , était sur son lit de repos , lorsque le nouveau tableau lui arriva de la part de Denys. On avait eu soin également de lui apporter

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