ACADÉMIE DES SCIENCES
Extrait des Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, tome XLII, séances des 27 octobre et 3 novembre 1856.
‘ Ornithologie fossile servant d'introduction au Tableau comparatif des INEPTES et des AUTRUCHES ;
Par S. À. MoxseIexeur LE Privce Cu. BONAPARTE.
« La science de l’Ornithologie fossile est encore à fonder; car c’est plutôt d’Zchnologie que d’Ornithologie fossile que se sont occupés le peu de sa-
ants qui ont consacré leurs veilles à ce genre d’études.
» Les Oiseaux fossiles n’ont pas encore trouvé, comme les Mammifères, leur Cuvier; comme les Poissons, leur Agassiz : incomparables historiens, qui ont donné une nouvelle vie à des races à jamais éteintes. Ainsi l’infatigable président Hitchcock, qui a cru retrouver les traces d’une trentaine d'espèces d'Amérique (beaucoup plus anciennes, en tout cas, dans ce nouveau monde que dans notre vieil hémisphère), s’est borné à leur donner le nom plus collectif que générique d’Ornithichnites, ce qui est assez indicatif du peu de progrès qu'a fait cette partie importante de la Paléontologie.
» Il est vrai que l'étude en est des plus difficiles, et que les naturalistes les plus patients et les plus perspicaces ne peuvent pas espérer, sur ce point, les grandes découvertes qu’on voit se faire journellement dans les divers Ordres des Mammiferes, des Reptiles, des Poissons, et des Animaux inférieurs. Il est à cela des obstacles de plusieurs sortes. D'abord, les éléments d’observation, pour les temps qui précèdent l’époque tertiaire, manquent entièrement dans les Musées ; il est même douteux qu’ils aient existé sur la terre
avant le milieu de la période oolitique; et quand même il y en aurait eu à cette époque, il n’est pas vraisemblable que les couches marines, dont sont composées les roches secondaires, aient été de nature à recevoir les rares débris des Mammifères et des Oiseaux contemporains. Remarquons encore que les vastes terrains carboniféres, qui contiennent tant de Plantes et d’Insectes si bien conservés, n’ont jamais fourni un seul débris d’Oiseau ou de Quadrupède, tandis qu’on en trouve en très-grand nombre dans les dépôts lacustres et marins des terrains tertiaires. Quant aux Oiseaux, d’ailleurs, leur corps léger ne se dépose pas aussi facilement que celui des Mammiferes ; il doit flotter longtemps avant que la corruption s'accomplisse; et, sur cent cadavres de ces volatiles, quatre-vingt-dix-neuf doivent avoir été dévorés ou brisés contre les rivages avant la collocation, ou, pour mieux dire, le gisement définitif du centième. C’est ainsi que l’on explique la rareté des Ornitholithes dans les dépôts de sédiment, même de la plus récente période pliocene.
» De plus, il est aisé de comprendre combien est difficile la détermination des Oiseaux fossiles, et comment la simple inspection d'un fragment d'os endommagé, ou, moins encore, d’une simple impression du pied, a pu donner à certains naturalistes une occasion plus commode que rationnelle de créer des espèces et des genres nouveaux. On conçoit aussi comment l’uniformité assez grande qui règne dans la composition du squelette des Oiseaux, conformité qu'on s’est encore plu à exagérer, a permis à des observateurs superficiels de ballotter d’une Famille, et même d’un Ordre à l’autre, les espèces les plus distinctes et les mieux caractérisées.
€ Tout en disant qu'on exagère souvent la similitude des squelettes, dont on n'étudie généralement bien que les pattes et le bec, nous sommes forcé d'admettre que le type Oiseau varie, quant à la charpente osseuse, beaucoup moins que celui des autres Animaux vertébrés. On en pourrait citer mille exemples pour un; et certes il y a bien peu de zoologistes qui puissent décider à coup sûr à quel Ordre appartient un squelette auquel on aurait Ôté le bec et les ongles; et leur hésitation, assez naturelle sur ce sujet, a été la cause de ces ballottages d'espèce à espèce, de genre à genre, dont nous venons de parler.
» Voilà les difficultés de la Paléontologie des Oiseaux bien établies. Ajoutons, pour les faire mieux ressortir, que de nombreuses erreurs, sur des fossiles de toutes les classes, ont été commises par les plus grands maitres de la science. Et, sans remonter aux prétendus ossements du roi géant Teutobochus, ni à l'Homo diluvii testis, ni aux trente Éléphants de
(3) Pyrrhus, dont les seuls squelettes auraient suffi pour couvrir le sol de l'Italie de leurs débris, regardons seulement autour de nous. Que voit-on?
» C’est le Gryphus antiquitatis de Schubert, pris pour un gigantesque Ornitholithe, basé (si toutefois il l’est sur quelque chose) sur la tête d’un Rhinocéros de Sibérie.
» C’est un des principaux élèves de l’illustre Blainville qui, après avoir imaginé en 1844, dans sa Thèse sur les Oiseaux fossiles, son Osteornis, genre, ou, pour mieux dire, ramassis de tous les Ornitholithes, y introduit d’autres Vertébrés, tels que son prétendu Osteornis ardeaceus , et prend le crâne d'un Poisson pour celui d’un Oiseau.
» Ce sont des Professeurs de la capitale, prenant le Gastornis pour un PALMIPÈDE! voire même pour un Zongipenne ou Grand-voilier ; le comparant non-seulement au Cygne, mais à l’Albatros!.…
» C’est Owen lui-même, enfin, lui qui vient de nous donner tout récemment de si admirables études sur les tibias des différentes familles d’Oiseaux ; cet Owen, dis-je, à la fois le Cuvier et le Gecoffroy-Saint-Hilaire de l’Angleterre, qui, malheureusement, ne s'étant occupé que des Oiseaux fossiles de son ile natale, de la Nouvelle-Zélande et de Madagascar, prenait naguere pour un Oiseau, et nommait Cimoliornis, un gigantesque Ptérodactryle de dix-huit pieds d'envergure (1).
» Personne donc ne contestera que nos connaissances en fait de fossiles ne soient fort restreintes; et elles paraissent même l'être en raison inverse du luxe typographique de certaines publications sur les footsteps. Ce qui est pire, ces empreintes de pieds si fragiles ont fourni aux Gattungs-macher l'occasion de fabriquer une infinité de genres dont les noms peuvent être sonores, mais qui sont aussi peu stables que le sable (ou grès) rouge qui à donné son nom, sinon sa substance, au terrain triassique qui les à révélés à leurs auteurs.
» En réalité nos connaissances positives el incontestables sur ce point se réduisent aux suivantes
» À. À deux Perroquets appartenant chacun à un genre perdu, et non très-éloignés des Vestors.
(1) On ne conçoit pas qu’il ne l’ait pas lui-même reconnu avant M. Bowerbank, puisque dans la même page où il établit ce genre (British Fossil Mammals and Birds, p. 345), il déclare que les débris d’Animaux vertébrés du Wealden, rares reliques de la formation crétacée, prises jusqu'alors par Cuvier, par M. Mantell et par lui-même pour des os d’Oiseaux, sont des Ptérodactyles, groupe éteint de Reptiles volants.
» 2. Au Lithornis vuliturinus, Owen, Cathartien (ou plutôt Fulturien à bec gréle) des couches argileuses éocènes des îles Sheppey, qui dans les anciens temps tertiaires et d’une température plus élevée a dû vivre pêle-méle avec les Crocodiles, les Chéloniens et les Boas à l'embouchure de la Tamise.
» On a aussi parlé, mais vaguement, de Cathartiens (Vulturides) fossiles en Auvergne, et plus plausiblement dans l'Amérique du Sud (Voyez Giebel, Faun. d. Vorw. ogel). Quant aux autres Oiseaux de proie diurnes ( Falconidæ), on a désigné des Aigles, des Buses,des Faucons,des Haliaetus, surtout dans le gypse de Paris. Les Oiseaux de proie nocturnes ( Sirigidæ ) ont fourni ou suggéré aux paléontologistes des Bubo et des Strix, dans l’acception plus ou moins restreinte des noms; à Paris, en Allemagne, en Sardaigne, et jusqu'au Brésil, soit dans le gypse, soit dans la craie, voire même dans les breches.
» 3. À quelques Passereaux, dont très-peu du sous-ordre aujourd’hui si nombreux des Chanteurs (Oscines), et notamment une ou deux espèces très-voisines des Mésanges; et le fameux Protornis glarisiensis, v. Meyer (Osteornis ! scolopacinus, Gervais) assez semblable à l’Alouette.
» C’est dans le schiste de Glaris qu'a été trouvé par Escher de la Linth ce petit Oiseau de la taille de l'Hirondelle, qui est certainement le plus ancien des Passereaux fossiles, quand même Murchison aurait raison de croire que cette formation (appartenant, suivant lui, à l’éocène) ne serait pas beaucoup plus ancienne que celle de Paris.
» Les Hirondelles du diluvium de Quedlinburg, les prétendus Corbeaux de la même localité et de Weisenau, les Turdus de ce dernier endroit et de Nice, la Motacilla de Cette, les Fringilla et les 4lauda de Landasque sont beaucoup plus douteux.
» Parmi les Volucres admirons l’Æaicyornis toliapicus, Owen, des iles Sheppey, introduit dans la science par Koenig en qualité de Saurien (Bucklandium), et que d’autres ont voulu rapprocher des Mouettes. Les débris de Cypselus, de Caprimulgus, de Coccyzus, de Dendrocolaptes, qu’on a cru reconnaitre au Brésil, sont bien plus incertains, ainsi que les Pics des brèches de la Sardaigne.
4. À deux ou trois GALLINACÉS à peine, encore très-mal déterminés, même quant aux prétendus Faisans du diluvium français, et à la Caille ou Perdrix du gypse de Paris; pour ne rien dire des Coqs de différentes localités (Gallus bravardi, Gervais, etc.) et d’un soi-disant Crypturus du Brésil.
>. Le nombre d'Echassiers connus à l’état fossile est moins restreint.
Le
Ainsi Protopelargus, Talantatos et Talanteus de Reichenbach, le dernier ayant pour type Tantalus bresciencis, de la Marmora, semblent, en effet, appartenir à mon ordre des HÉRONS. Un Phœnicoptere du Bourbonnais à été nommé par le professeur Gervais Ph. croizeti, en honneur du docte et tolérant curé de Neschers qui l'avait découvert depuis longtemps. Ce digne président du Congrès scientifique de Lyon, où il se proclamait, quoique curé de campagne, L'AMI DE TOUS LES PROGRÈS, à naguére, dans Rome même, contraint les plus ignares des réactionnaires à admettre la compatibilité de la science avec la religion.
» Ajoutons aux genres des Hérons, parmi ceux qui ne reposent que sur des empreintes, Pelargides et Pelarganax du susdit professeur, ami si connu du quaternaire; genres qui ont pour types respectifs Ornithichnites danæ et Orn. tetradacty lus, Hitchcock.
» C’est parmi les Echassiers (GRALLÆ), et plus particulièrement dans la famille des Hæmatopodides, que Reichenbach range son genre Argoides, dont le type est Orn. minimus, Hitchcock.
» Deanea, Reich., fondé sur Orn. fulicoides, Deane, est placé par son auteur, non saps exprimer quelques doutes, dans les Æeliornithides ; et finalement son Hitchcockia, encastré bien à tort, suivant nous, parmi les PALA- MÉDÉIDES (1).
» Au reste, l'Amérique septentrionale nous fournit aussi des espèces fossiles non moins solides et authentiques que les nôtres, durant la seconde époque connué sous le nom de série crétacée : témoin la prétendue Scolopax trouvée par le docteur Morton dans le sable ferrugineux du New-Jersey. On a aussi publié un Crex brésilien, tout comme on a cru découvrir des Râäles fossiles à Montmorency ; des Numenius, des Scolopax, des Tantalus dans le gypse de Paris; des Fulica à Koltennaudheim ; une Otis dans le diluvium de Quedlinburg; un Dicholophus, et jusqu'à une énorme Ahea, ou du moins un Struthionide géant, au Brésil. — Les intéressantes fouilles des monts Siwaliks, si fertiles en grands quadrupèdes ongulés, ont offert dans l’Inde à M. Falconer de non moins gigantesques ÉCHASSIERS.
» G. Les PALMIPÈDES, enregistrés comme tels à tort ou à raison, sont moins nombreux (2). Ils se réduisent parmi mes Pélagiens (GAVIÆ) à un
(1) Voilà des miracles du nombre quatre! lequel en fait bien d’autres, même parmi les Oiseaux vivants; puisque nous voyons, grâce au système quaternaire , l’hirundiniforme G/areola servir de vis-à-vis à la massive Perdrix rouge dans un quadrille de porte-colliers!
(2) Je dis à tort ou à raison, car on sait maintenant, et nous avons déjà vu que la pré-
io) Laride de Quedlinburg, à un Colymbide de Kirkdale, et au prétendu Carbo du gypse parisien, de Cuvier (Ossements fossiles, IN, page 327, t.73, fig. 12 et 13) dont Reichenbach a fait son genre Protopelicanus, et qui semble en effet se rapprocher des Frégates, sans trop différer cependant des intéressants débris des environs de Mayence.
» Dans mon Ordre des OIES (ANSERES) ou Palmipedes restreints aux Lamellirostres de Cuvier, ou Dermorhynques de Duméril, nous ne trouvons guère d’authentique qu'un Cygne, où pour mieux dire un individu d’un genre perdu qui s'en rapproche, et dont l'os unique a été trouvé à Eppelsheim par Kaup, ce grand révélateur des médailles séculaires de la nature, On a cependant aussi cru reconnaître des ossements d'Oies dans les diluviums de France et d'Angleterre; des restes de Canards dans les terrains tertiaires de Montpellier, dans le diluvinm en Allemagne, et jusque dans les brèches de Sardaigne. On a enregistré un Mergus fossile de l’Auvergne, évidemment le Mergus ronzoni de Gervais ( Mém. Acad. Sc. de Montpellier, V, page 220) (1).
» 7. Il n'existe pas de PriLoprÈRes fossiles, du moins on n’a jamais trouvé, parmi les masses d’ossements qui nous arrivent de tous côtés, d'os si faciles à déterminer et si bien caractérisés qui puissent se rapporter à ces Nullipennes.
» En Angleterre, c'est Owen qui a le plus fait pour l'ornithologie fossile, soit par lui-même, soit en recueillant les objets et les observations de ses prédécesseurs, soit en travaillant pour l'instruction des futurs investigateurs. Le petit Échassier, qu'il compare avec les Hérons sans oser le déterminer complétement, offre un intérêt tout particulier, à cause des circonstances dont il est entouré, et qui prouvent, que c’est un Ornitholithe éocène. En fait d'Ornitholithes pliocènes, 1 à reconnu à Norwich l'humérus d’un oiseau
tendue Diomedea, où du moins le fossile considéré par Owen comme très-voisin des Albatros, dont les fragments de squelette avaient été trouvés dans la craie de Maidstone par notre ami commun le lord Enniskillen, n’est pas un Oiseau. Owen eût bien mieux fait de l’en retirer du même coup que l’Osteornis ardeaceus, Gervais, pour le reléguer de suite parmi les Ptérodactyles comme il faisait pour d’autres de ces Reptiles volants d'autrefois, mal placés par Cuvier et Mantell, plutôt que d’en construire un nouveau genre d’Oiseau !
(r) L’éloquent professeur Jourdan, de Lyon, avait déjà recueilli les débris de ce Harte dans les marnes calcaires de Ronzon au Puy-en-Velay, d’où il avait aussi transporté à son riche musée de Saint-Pierre des œufs et des plumes à l’état fossile. Nous attendons de Jui la publication de ces intéressants objets, ainsi que de tant d’autres, et de découvertes plus intéressantes encore, accumulées depuis si longtemps par sa puissante organisation.
ei)
voisin de l’Effraye, et compagnon géologique des anciens Mastodontes anglais. Mais la plus grande partie des Oiseaux fossiles des Iles Britanniques a été recueillie dans les cavernes à ossements. Pour un seul Ornitholithe, de la grosseur à la vérité d’une Oie, qu’il a trouvé dans la craie diluviale de Lawford, Buckland énumère dans ses Reliquiæ diluvianæ comme provenant de la seule caverne de Kirkdale : un Corbeau, un grand Pigeon, une Grive, une Alouette, un petit Échassier, et un Canard de la taille de la Sarcelle de la Caroline (4ix sponsa, Boie, ex L.). D’autres cavernes ont fourni des ossements analogues, et Owen lui-même a pu recueillir dans celle de Berry- Head, près Torbay, le scapule, l’humérus, l’ulna, et l'extrémité qui touche au métacarpe, d’un Faucon un peu plus fort de taille que le Faucon commun (Falco communis), si improprement appelé F. pèlerin.
» L'Allemagne, à tout prendre, n’est pas riche en ossements fossiles d’Oiseaux; car, autrement, il est présumable que ce docte pays ne serait pas resté en arrière sur ce chapitre, tout ce qui y a été publié jusqu'ici se réduisant à quelques notices insignifiantes. Et il l’est encore moins que ses savants en aient des échantillons qu’ilsne nousauraient pas fait connaître. Il est vrai que M. Klipstein a rassemblé une quantité immense d’ossements d’Oiseaux retirés des fentes des rochers près de Limburg en Nassau ; mais ces ossements ne semblent différer en rien de ceux des espèces vivantes.
» M. Becker a trouvé dans le terrain calcaire de Neissenau des œufs fossiles de deux espèces dont il donne les figures (Bronn’s Jahrbuck der Mineralogie, 1849, page 69, t. 3). Les uns ont la grandeur des œufs de Foulque, les autres de ceux du Proyer (Cynchramus miliarius, Bp. ex L., — Æmb. caspia |! Ménétriés).
». Germar a trouvé près de Magdebourg le fémur d’un soi-disant Fultur fossilis, ressemblant beaucoup au V’ultur monachus ou cinereus (Keferstein, Geognosie Deutschland, WI, p. 612).
» R. Wagner (4bhandlungen der Bayerischen Akademie, 1832, tab. XX, Jig. 41-46.) figure quelques os des extrémités d’un Aigle fossile trouvé dans les brèches de la Sardaigne, avec une Ælauda, une Fringilla et un Corvus cornix. C’est ainsi du moins qu'il les détermine.
» Quenstedt (Petrefactenkunde Stuttgard, 1852, fig. 85) dit qu'on avait trouvé les os fossiles d’une Perdrix à Weissenau.
» Kang (Denkschriften, tab. I, f. 1) figure le pied d’une prétendue Scolopax du terrain calcaire de Quingen. Meyer en a trouvé une à Weissenau, et a cru rencontrer aussi des os de Cigogne dans le terrain tertiaire, près de
Wiesbaden.