‹ Tableaux paralléliques des oiseaux Praecoces ou Autophages (Gallinacés, Échassiers, Palmipèdes et Rudipennes)Chapitre 7 sur 11 · —— TT · texte numérisé non relu

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Additions et Corrections au Coup d'œil sur l'Ordre des Picrows, et à la partie correspondante du Conspectus Avium de S. A. MonsEIGNEUR LE Prince CH. BONAPARTE.

« J'ai attendu, pour publier les additions et rectifications à l'Ordre des PIGEONS, de pouvoir profiter de la seconde édition du Catalogue rédigé par M. G.-R. Gray pourles espèces du Muséum Britannique. Mais, je le dis à regret, cet opuscule est loin d’avoir rempli mon attente : l’auteur n’a passu ou n’a pas toujours voulu profiter des travaux faits de ce côté du détroit, et Je me vois contraint de protester derechef contre sa synonymie des vraies PTILOPODES (Ptilinopes !), et particulièrement contre sa répugnance à adopter l'excellente espèce de Lesson (Pt. roseicapilla), qu’il dédouble sans raison, poun substituer son propre nom de purpureicinctus. Le Pt. mercierti est tout à fait distinct. Je maintiens donc même en cela cette partie ardue de mon travail, dans lequel la part que j'ai faite à mon savant ami d’outre-Manche est certainement assez belle.

TRERONIENS.

» On lit à la page 9 du second volume de mon Conspectus Avium :

» Quid Sphen. phasianellus, Mus. Berol. ex mont. Himal.?

» Le Sphenocercus phasianellus, Blyth, des monts Himalayas, me semble une bonne espèce à ajouter aux cinq autres du genre.

» SPHEN. dilute viridis; subtus et in capite uropygioque flavescens ; pectore vix subaurantio; tectricibus caudæ inferioribus pallide castaneis, externe albidis : alis bifasciatis; remigibus nigerrimis : cauda plumbeo-grisea, fascia latissima subbasilari nigra; rectricibus mediis longissimis, basi et extremitate secus duos pollices angustatis, flavo-virentibus.

» Il règne encore, et peut-être régnera-t-il toujours quelque incertitude quant à la détermination exacte de Columba aromatica. C'est maintenant son Treron axillaris (celui aussi de mon Conspectus) que M. Gray croit devoir

(13) rapporter à cette espèce litigieuse, et non plus son 7reron griseicauda. 1 a sans doute raison ; et il est facile de s’apercevoir par le Quid ete., placé page 13 de mon Conspectus, que je le soupçonnais moi-même. Que cette espèce change donc de place avec Col. psittacea, Temm., qui est un Osmotreron, tandis qu’elle ne l’est pas; et de nom avec le 77. griseicauda, son seul et unique congénère.

PTILOPODIENS.

» Comme je l'ai déjà publié dans ces Comptes rendus, Columba gularis doit former le type du nouveau genre Trerolæma, contenant aussi 77. leclancheri, lequel n’est nullement un Carpophage, n’en déplaise à M. Gray.

» Des doutes ayant été émis sur l’existence comme espèce distincte de la Col. diademata, Temm. (xanthogastra, Wagl.), je l’ai de nouveau vérifiée dans le petit nombre de Musées qui la possèdent. Ceux de Leyde, d’Anvers, etc., m'ont encore fourni la preuve que, comme je l'ai toujours dit, elle forme une seconde espèce de 7'houarsitreron, très-semblable au type du genre, mais Minor: gula flava, cauda sine fascia apicali, maculis tantum fascialibus flavissimis.

» Un autre genre (DREPANOPTILA, Bp.) doit être formé pour la Columba holoserica, Temm., dont le type de Leyde n’est pas détruit, comme on le pense généralement, et dont un second exemplaire brille de tout son éclat au Musée Britannique; c’est, au reste, de l’ile des Pins, si rarement visitée, qu’elle provient, etnon desiles Sandwich, comme ilétaitsi difficilede le croire.

» J'ai toujours cru que mon Ptilopus apicalis n'était pas en plumage parfait. Un mâle et une femelle font partie du Musée de Bruxelles. On veut maintenant que ce soient les jeunes de mon P£. purpuralus, nommé par Gray P£. greyi, en l'honneur du gouverneur de ce nom si semblable au sien, d’après des exemplaires de l'ile des Pins et de la Loyauté; ce qui n’empécherait pas de les rapporter à P£. fasciatus, Peale (espèce dont on fait tout ce qu’on veut): mais ils n’ont certes rien à voir avec Pt. samoensis qui n’est autre que Pt. mari.

» J'ai déjà dit que M. Gould m'avait montré dans sa collection un Jotreron des îles Salomon, à tête entièrement blanchätre. Il en a fait depuis une espèce dédiée à l’Impératrice des Français sous le nom de JOTRERON EUGENIE, dans les Proceedings de la Soc. Zool. de Londres pour l'année 1 856; elle surpasse en beauté la plupart de ses congénéres, et ne le cède qu’à PTILOPUS MARIE |

» Long. 8 poll.; viridis; capite lacteo; gula et scuto pectorali purpureoviolaceis; litura humerali, maculisque remigum tertiariarum albo-argenteis.

» Dans le Musée de Francfort se trouve le plus grand et le plus bel exemplaire que l’on puisse admirer de Kurutreron oopa : ses pieds, plus développés que dans les individus ordinaires, sont aussi remarquables par leur couleur noire que par leur grandeur. L'âge a aussi teint ses joues de la méme couleur violacée que le sinciput.

» Kurutreror chrysogaster peut se voir au Musée de Leyde, provenant des iles Marquises.

» Quelque mauvais qu'il puisse ètre, le nom Columbigallus, Lesson, qui date de 1831, ou pour le moins dans sa forme latine! de 1837, semble devoir être adopté pour le genre dont Col. nitidissima est le type. Mou nom d’Ælectrænas ne devrait-il pas dans ce cas prévaloir sur Funingus ?

» On peut en dire autant de Vicobar : car dès 1837 Lesson avait adopté ce nom pour le genre Calænas, Gr.

» Au Muséum Britannique Ærythræna pulcherrima est cité comme ayant été rapporté par M. Bell de l’Isle-Panay. Mais il est très-commun aux Séchelles, où sa chair est très-estimée, et où on le nomme Pigeon hollandais ou P. des forêts.

CARPOPHAGIENS.

» Les Carpophagiens peuvent être fiers d’avoir à leur tête mon Serresius galeatus décrit dans ces Comptes rendus, et qui vient d’être figuré dans la Revue Zoologique de Guérin.

» Le Carpophaga globicera, Cassin, ex Forster. Descr. Animal., p. 166 (1844), semble être mon Globicera pacifica. Son Carp. lepida, Cassin, Déc. 1854, est évidemment mon G1. rubricera : mais il a tort de citer la planche 29 du voyage de l’Uranie, qui représente GT. oceanica. Au reste, on voit aussi dans le Musée de Leyde notre espèce provenant de l’île d'Oualan, sous le nom de Col. oceanica, mâle en habit de noce! Elle vient encore d’être rapportée par le Hérald de l’île de Saint-Christoval de l'archipel Salomon. Carpophaga wilkesü, Peale, au contraire, semble devoir former la troisième espèce du genre Globicera, se distinguant de GL. Jorsteri auquel je l’avais réunie.

» 3. Globicera wilkesi, Bp. Sünilis GI. forsteri; sed major et tectricibus caudeæ inferioribus plumbeis, nec ferrugineis.

» Il serait nécessaire de comparer le vrai Col. myristicivora, Scopoli, représenté sur la planche 102 de Sonnerat, avec les différentes espèces qui s'y rapportent, afin d’abolir celle avec laquelle il formerait double emploi. Ce serait ©. perspicillata, suivant M. Cassin.

» Je voudrais bien voir en nature Globicera auroræ, Peale, et surtout pouvoir le comparer avec mon Serresius.

» Carpophaga pickeringi, Peale, devra aussi être attentivement comparée avant que l’on puisse l’admettre,

» On a lieu de s'étonner de ne pas voir figurer dans le Catalogue du Musée Britannique le véritable Carp. ænea! qui au reste est plus rare dans les collections que mon chalybura, figuré peut-être même aussi sur sa planche 3 par Mad. Knip.

» Mon Ptilocolpa carola n’est que le jeune de griseipectus reproduit par Hartlaub, avec une meilleure description, sous le nom de pectoralis, changé par Gray, son auteur, avant la publication régulière de l'espèce, pour éviter le double emploi du nom parmi les Pigeons. Je soupçonnais depuis longtemps que les deux prétendues espèces des Philippines n’en formaient qu'une en réalité, lorsque M. Temminck m’en a montré un exemplaire en passage où la nature est prise sur le fait.

» À la phrase descriptive et comparative de Ducula badia, il sera bien d'ajouter que le gris du col passe insensiblement en s’y fondant dans le brun du dos.

» C’est à mon Ducula lacernulata qu’est appliqué à Berlin le nom de Col. pacifica, Lath.— On ne s'est pas assez rendu compte dans le Musée de cette ville d’un exemplaire de taille par trop minime, quoique ce soit une femelle, pour être rapporté à la même espèce. Elle est d’ailleurs moins variée, parfaitement unicolore, sa gorge elle-même n'offrant aucune différence de teinte. Nommons-la donc Ducula concolor.

» Le basilicaet le paulina(rufinucha, Cassin)sont plutôt des Carpophages que des Ducula : les tectrices supérieures de la queue sont dans la premiere espèce d’un vert doré des plus brillants, et ses rectrices d’un noir bleu.

» Les Myristicivora grisea du Musée de Berlin proviennent de Sumatra. C'est à Myr. bicolor que M. Cassin rapporte C. cas!a, Peale.

» C’est bien à tort que M. Cassin réunit en une seule espèce les deux Hemiphaga poliocephala et forsteni; la grande taille de cette dernière, fütelle la seule différence (et il y en a bien d’autres), aurait dû l'empêcher d'opérer une telle réunion. M. Hartlaub l’a décrite de nouveau, comme il s’est complu à le faire pour €. pectoralis.

» C’est à Megaloprepia assimilis des parties septentrionales de la Nouvelle- Hollande où il représente exclusivement le magnifica que M. Cassin applique à tort le nom de puella, qui appartient à un Carpophagé bien plus petit de la Nouvelle-Guinée, dans lequel la face inférieure des rectrices

(16) est noire et les baguettes sont toutes de cette couleur. Dans les deux autres, encore plus voisines entre elles, cette face interne grisonne, et la baguette de la penne extérieure est blanche. Gould fait aussi observer que Megaloprepia (pour lui encore Carpophaga!) puella a les taches jaunes de l'extrémité des couvertures des ailes de forme ronde au lieu de les avoir ovales; que sa face et son col sont plus gris, et que le dos est moins doré, c’est-àdire d’un vert moins soufré.

COLOMBIENS.

» M. Bouvry, de Berlin, a découvert dans le nord-ouest de l'Afrique un Palumbus qui parait propre à ces parages, ou qui du moins manque dans le nord-est. Il surpasse en grosseur tous les autres Colombiens du pays. Il ne vit pas par bandes, cherche de préférence dans les champs de fèves sa nourriture, et perche sur les branches mortes des arbres les plus élevés où il est bien difficile de l’atteindre.

». PALUMBUS EXCELSUS, Bp., Major, macula subalari alba sicut et in colli lateribus ; cauda albo-bifasciata, spatio intermedio apiceque nigris.

» Les exemplaires de Palumbus torquatus que l’on nous expédie, et souvent vivants, de l'Algérie, ont le blanc du cou lus étendu.

» Au Palumbus casiotis, Bp., il vaut mieux dire « fäsciola cervicali hinc inde subauriculari, griseo-cinnamomea, que macula auriculari, etc. »

» À la phrése de Palumbus elphinstoni, sera bien de supprimer les mots « uropygio albicante. » Pal. torringtoni n’en est à peine qu’une race de couleur plus foncée : fusco-plumhea, etc.

» Jantlœnas janthina. Quoique la phrase l’implique, il aurait mieux valu dire explicitement de cette espèce : « gula concolore. »

» Janthænas halmacheira, Bp., est le Carpophaga albigularis, Temm. nec Gr. Mais sous ce nom, dans le Musée de Leyde, se trouvent confondues deux especes ; l’une de Ceram, l’autre de Gilolo. C’est à cette derniere, comme de raison, qu'appartient exclusivement le nom d’halmacheira; et nous restituons volontiers à l’autre l’ancien nom de /leucolæma que dès 1850 nous lui avions aitribué au Musée Britannique. Elle est plus petite, a le bec rouge päle, plus long, plus effilé, beaucoup plus turgide au-dessus des narines. Le bec est, au contraire, gros et jaune dans la race de Gilolo ; mais dans toutes les deux la tête est uniformément pourprée sans aucune trace de strie. M. Gray, qui restitue £rop tard le nom de Temminck à son espèce de l'archipel de la Louisiade, nomme, d’après Gould, kypænochroa(:)

(1) Vinacea, cervice purpurascente ; dorso, alis, caudaque ardesiacis, plumarum marginibus

(7) une espèce de l'ile des Pins rapportée, par M. Macgillivray, de l'expédition du Æerald et du Rattle-Snake.

» Une secondeespèce de 7rocaza (on ne peut s’en tirer autrement) vit à l’île de Madère et dans l'Empire de Maroc, où on l’a prise jusqu'ici pour l’un des sexes de laurivora, Moquin. Nous la nommons Trocaza bouvryi en honneur du jeune savant prussien qui explore en ce moment l'Algérie, et que la France, protestant contre l'exil de ses ancêtres, pourrait fort bien réclamer. Le caractere le plus essentiel de notre nouveau Colombien réside dans la queue, couleur d’ardoise, qui porte vers le milieu (et non pas à l’extrémité) la bande blanche transversale.

» Dans le Muséum Britannique, un vieux Trocaza laurivora, mâle, se fait remarquer par sa forte taille. Maximus, nigro-ardesiacus, ventre ardesiaco, nec rufo.

» M Gray, peut-être Stimulé par M. Verreaux, admet une troisième Turturæna, du Gabon, qu'il sépare de malherbii et nomme chalcauchia. Nous ne pouvons l’admettre ni sous ce nom, ni sous celui de johanne, pas plus en Angleterre qu’en France.

» Au genre:Columba, après C. leuconota, ajoutez : 2 bis la Colombe du Sénégal non distinguée par Hartlaub, mais certainement nouvelle, à moins que ce ne soit la prétendue Col. unicolor, Brehm, avec laquelle j'aurais voulu la comparer, mais qui est d'Egypte êt peut-être pas même sauvage: La couleur brune du dos se fond insensiblement. Obscurior : orbitis nudis : rostro valide robustiore. Apres Favoir décrite dans le Musée de Berlin, je trouve que Gray la nomme Col. gymnocyclus. J'applaudis; mais malheureusement Je ne connais pas Col. plumipes de la Perse, et me permets de douter qu'elle ne soit plus ou moins domestique.

» Aureste, des Columba livia, parfaitement semblables à celles de France, nous arrivent par centaines d'Algérie.

» A notre genre Palumbæna et à son unique espèce, columbella, ajoutez :

» 7 bis Columba cversmanni, Bp. Mus. Berol. ex Asia occ. et centrali. Simillima C. œnæ ; sed valde minor, et rostro nigro, dertro tantum flavo.

» Je suis enfin parvenu à me procurer des exemplaires de Séictænas guine, L., de Sierra-Leona et du Sénégal. On sait que c’est à cette race qu'appartient plus particulierement le nom linnéen. Ces exemplaires ont le croupion encore plus blanchätre que ceux de l'Abyssinie et du Nil Blanc, pour

æneo-virentibus : loris gulaque albis : orbitis nudis, coccineis : rostro rubro, apice flavo : pedibus rubellis. Long. 1 + ped.

(18) lesquels j'avais proposé en hésitant le nom de S4. dilloni, au fait inutile. Celui de phæonotus, que Gray veut appliquer, au contraire, à l'espèce méridionale à croupion non blanc, est plus que cela, il est nuisible, car c’est elle seule que nous voulons appeler trigonigera.

» Le bec noir dans la première, jaune dans la seconde, est un caractère trés-facile à saisir pour distinguer Chlorœnas denisea et Ch. albilinea (dont, par parenthèse, la ligne blanche est une large bandelette, fasciola lata).

» Je ne puis pas encore, comme je l'aurais voulu, faire disparaitre le signe de doute à Col. erythrina, Licht., comme synonyme allégué de Chl. flavirostris. En effet, sa couleur principale n’est pas obscure vinacea, mais bien oleagino-fuliginosa, dans les exemplaires types du Musée de Berlin.

» La huitième espèce du genre Chlorœnas, Peristera! spilodera, Gr., que J'ai examinée de nouveau dans le Musée Britannique, doit être supprimée : si son bec jaune ne permet pas qu'on la regarde comme un jeune de Chlorænas plumbea ou locutrix, il contribue à prouver que c’est à Lepidæœnas speciosa en plumage imparfait, et surtout aux exemplaires mexicains, toujours beaucoup plus petits, qu’on doit la rapporter.

» Je suis aussi plus convaincu que jamais que Columba solitaria,Mac Cal], est une espèce nominale. Si elle ne se rapportait pas à CA. inornata, ce serait Chl. flavirostris, dont elle a la taille. La question serait décidée si nous connaissions la couleur du bec.

» J'ai omis un caractère important de Patagiæna corensis, dont la premiere figure est celle de Jacquin, Beitr., tome 25. Rétablissons donc dans la phrase : macula magna nucali castanea. La grande nudité des yeux semblerait la ranger dans mon genre Crossophthalmus, auquel le droit d’antériorité devrait faire restituer le nom de Picazures, Lesson, 1837, étendu quinze ans après par M. O. des Murs (Picazurus) à tous les Colombiens d'Amérique.

» C’est en effet la véritable Columba loricata, celle d'Illiger, €. gymnophthalnus, Temm., dont C. picazuro, Temm., est le jeune, qui est le type de mon genre Crossophthalmus. Les exemplaires du Musée de Berlin proviennent de S. Paulo. Ce nom spécifique de Loricata doit donc aussi lui être restitué; et celui de Cr. reichenbachi ne restera même à ma seconde espèce qu'en tant que l’on répugnerait d'étendre à l'adulte un des anciens noms (pæciloptera, Vieill. ; maculosa, Temm.; maculipennis, Licht.) attribués aux jeunes, et caractéristiques du plumage de cette première période de leur vie dans les deux espèces. M. Gray l’a déjà étendu en la nommant maculosa. Quoi qu'il en soit du nom, cette seconde espèce plus grande et plus méridionale a le bec plus long, et non plus court, comme on la dit à tort.

(19) » Nous nous sommes efforcé (et nous espérons que ce n’est pas sans succès) de faire ressortir les petites différences au moyen desquelles on peut reconnaitre les jeunes de ces deux Colombiens.

MACROPYGIÉS.

» À propos des diverses races de Macropygia ajoutez qu’albiceps, Temm., de Ternate, a la tête d’un jaune isabelle, et ressemble à mon emiliana, que j'ai retrouvé dans presque tous les Musées. Le plus bel exemplaire adulte se voit dans celui de Marseille : les échantillons de Strasbourg proviennent des Philippines. Je ne sais pas ce que M. Gray a en vue dans son M. unchall lorsqu'il le distingue de mon emiliana.

» Le Coccyzura tusalia, à dos d’émeraude, semble propre au continent de l'Inde; tandis que le leptogrammica, Temm., non moins brillant, dont les croissants vert-doré ont été oubliés dans la description des parties inférieures du corps, vit à Célèbes et non à Java et à Sumatra.

» Il faut ajouter une troisième espèce, rapportée par M. Macgillivray fils, au genre Turacæna : T. crassirostris, Gould, de l’île de Guadalcanar.

» Nigro-ardesiaca, plumis dorsalibus margine nigerrimo ; subtus fuliginosa, colli lateribus, pectore, abdomineque medio cinerascentibus ; gula albicante : rectricibus lateralibus fascia basilari grisea; extima utrinque apice cinerea. Long. 1 4 ped.

TURTURIENS.

» Venant aux Turturiens, disons d’abord que c’est par erreur que Turtur lugens, Rüpp., a été placé parmi mes Streptopelia : c'est un véritable Turtur parfaitement typique, qui méme n’est guère qu’une race de couleur sombre de 7. auritus! J'ai donc lieu d’être plus étonné que flatté d’avoir été suivi sur ce point par d’habiles ornithologistes.

» Ajoutez à Turtur lugens une race qui est au contraire de couleur pâle, et qui provient aussi de l'Afrique orientale.

» 4 bis. T.ISABELLINUS, Bp., Mus. Berol. ex Insulis Ægypti superioris. Similis T. aurito, sed minor; capite dorso concolore, nec griseo ; plumis dorsalibus paucis nigro tantum centratis.

» C'est à 7. rupicola qu'appartient comme synonyme 7°. viüïticollis, Hodgs.

» Turtur erythrocephalus, Gr., estil véritablement de l'Afrique méridionale ? Je n'ai jamais pu me l’y procurer, et j'en doute.

» Les exemplaires de Turtur cambayensis, qui proviennent de Boukharie, +

(20) au Musée de Berlin, sont beaucoup plus petits que les communs; leur queue est remarquablement courte ; la couleur générale est d’un isabelle fangeux uniforme, les ailes elles-mêmes ne montrant point de roux : c’est à peine si l’on aperçoit sur la poitrine des traces de grivelures; la tête est lésérement lavée de lilas. C’est pour le moins une race, sinon même une espèce distincte, qu’on pourra désigner comme Turtur ermanni.

» Les Tourterelles à collier (risoria, L.) plus ou moins domestiques, sauvages ou redevenues telles, sont encore à débrouiller, particulièrement en Asie et en Afrique. Il faudrait pouvoir comparer minutieusement les exemplaires des différents Musées, notamment ceux de Paris, rapportés par d’Arnaud du Nil Blane avec C. collaris, Hemprich, du Musée de Berlin et de l’Atlas de Rüppell. Les individus de Dongola sont les plus grands, ceux de Djidda les plus petits ; ceux recueillis au Bengale moins vineux, etc.

» C’est à Streptopelia humilis, Temm., que doit se rapporter Col. gelastes, Licht., bien différente de celle de Temminck et Eversmann. Le 7°, murvensis, Hodgs., du continent, ne serait-il pas une espèce à part? Sénilis Strept. humili , sed minor; rostro valde graciliore : magis olivascens, cauda concolore, minime grisescente ; capite et pectore magis sed dilute vinaceis ; cotlare latissimo; nigerrimo, antice posticeque albo sublimbato.

» La seconde espèce de Tympanistria, émise par moi avec doute sur des renseignements inexacts, doit être décidément supprimée.

ZÉNAIDIENS.

» Un magnifique exemplaire, le plus parfait possible, de Geotrygon cristata se fait admirer dans le Musée de Strasbourg; j'ai modifié d’après lui ma phrase spécifique, qui a subi en outre dans le Conspectus quelques transpositions typographiques faciles à rétablir. Le sinciput est fuligineux, la partie postérieure du cou d’un gris d’or, le haut du dos d’un violet pourpré.

» La Columba albifrons, Gr., du Mexique, que j’ai examinée dans le Musée Britannique, n’est point, comme je l’avais présumé, mon élégante et svelte Leptoptila albifrons. C'est au contraire une lourde Geotrygon. Le nom d'albifrons, qui, dans tous les cas, devrait être maintenu à l'espèce, que par courtoisie j'avais indiquée comme de Gray, doit l'être d’autant plus dans celui-ci (malgré la désignation de Peristera brachyptera! Gr.). En effet, Cabanis vient de publier sous un autre nom, dans son Journal d'Ornithologie, l’albifrons de Gray, la croyant nouvelle découverte dans l’intérieur de Cuba par M. le docteur Gundlach. Voici la description qu'il m'a laissé

(21) prendre du bel exemplaire frais qui lui appartient. Celui de Londres, dont M. Gray a depuis changé le nom en C. albifacies (aurait-il cru que c’est la Colombigalline à face blanche de Temminck?), est grandement détérioré.

».®.. GEOTRYGON GANICEPS, Caban. (Col. caniceps, Gund!.) Journ. Orn. 1856. Ex Cubæinter. Aureo-grisea, in fronte sensim canescens ; dorsi et colli lateribus splendide amethy stinis ; uropygio latissime saphirino ; ventre, crisso, tibiisque postice cinnamomeis : digitis brevibus : rostro pedibusque

flavis.

» Nous avons encore à ajouter à ce genre américain une autre espèce que M. Sallée vient de me rapporter des environs de Jalappa : ce sera la huitième vraie Geotrygon, sans compter les Oropeleia.

» 8. GEOTRYGON CHIRIQUENSIS, Sclater, in Proceed. 1856. Rufo-ciocolatina, dorso medio amethystino, pileo plumbeo, colli lateribus nigro-squamulatis; subtus pure rufo-cinnamomea, in pectore obscurior : tectricibus alarum inferioribus cinereis, apice rufescentibus ; remigibus tolis, rectricibusque intus cinereis : rostro gracili, nigro; pedibus rubris.

» La Geotr. mystacea, Temm., se voit au Musée de Marseille.

» La Geotr. frenata se caractérise aussi par : crisso spurce Cinnamomeo : tectricibus alarum inferioribus olivascentibus : elle est du Pérou; G.. linearis de l’Equateur (1).

» L'Oreopeleia martinica, Bp. ex L., vit aussi au Mexique et à Saint- Domingue. Le Musée de Marseille en possède trois exemplaires, remarquables par le brillant de leur plumage, mais surtout par leur petite taille.

» LEPTOPTILA ALBIFRONS, Bp. nec Gr. (car c’est ainsiqu’il faudra la désigner désormais), se trouve en quadruple exemplaire dans le Musée de Strasbourg. Celui de Berlin la possède aussi. À Leyde, elle est désignée sous le nom de C. rufaxilla; tandis que ma rufaxilla y est rapportée à la jamaicensis. N'estelle pas plutôt originaire de Colombie que du Mexique? et surtout vit-elle à Cuba ? Il est inutile de répéter que toutes mes indications de patrie tombent devant le fait que c’est à tort que nous l’avions supposé l’albifrons de Gray. Celle-ci est la grande Geotrygon, appelée depuis caniceps par Cabanis, et par lui-même albifacies.

» Ce n’est pas plus àla femelle qu'au mâle de Peristera cinerea, mais aux exemplaires des deux sexes provenant du Mexique, que Lichtenstein a douné le nom d’ustulata.

(r) Qu'est-ce que Peristera ! erythropareia, Gr., Br. Mus. de l'Équateur par Verreaux? Une neuvième Gcotrygon sans doute

» Peristera geoffroyi, Temminck, est tres-commune au Brésil; mais elle vit aussi au Mexique, comme en font foi, outre les exemplaires du Musée de Berlin, ceux rapportés par M. Sallée. Ces deux localités extrêmes sont faites pour nous surprendre depuis la découverte de la Peristera mondetoura à poitrine d’un marron pourpré, à femelle si dissemblable, qui vit dans les régions intermédiaires de Caraccas.

» Quelle est la véritable Col. jamaicensis, L.? Il ne faut pas chercher à résoudre ce problème ornithologique par le moyen des compilateurs. Peu importe de savoir si c’est la Goura jamaiïcensis, Stephens, la Peristera jamaiïcensis, Selby, (Nat. Libr. Orn., V. p. 207, t. 24), et la Leptoptila jamaicensis, Reichenbach!... Ce qui nous intéresse, c’est que Linné ait basé son espèce sur les descriptions de Sloane, de Ray et de Brisson, et que ces auteurs lui donnent 9 pouces de longueur, en déclarant que son ventre et le sommet de sa tête sont blancs. C’est donc à la petite espèce des Antilles que doit rester le nom de Leptoptila jamaiïcensis.

» Temminck, sous ce nom de jamaicensis, confond au moins deux espèces; mais celle à doigts allongés qu'il avait sous les yeux, et qu’il à fait figurer depuis par M Knip, pl. ro de ses Columbigallines, sous le nom de €. frontalis, mesurait 10 4 pouces, et venait du continent.

» Au lieu d'identifier ses Leptoptiles (qu’il nomme Peristeræ!) inédites avec les miennes publiées, et décrites, j'ose le dire, comparativement, M. Gray a préféré l'étrange parti de leur assigner (provisoirement sans doute?) des noms nouveaux!

» Sa Peristera macrodactyla est évidemment ma ZL. rufaxilla (jamaicensis, p. Temm. nec L.). Mais ai-je bien fait de rapporter mon espèce à celle de Richard et Bernier (1)?

» Sa P. brasiliensis n’est pas, comme il semble le croire, ma Lept. dubusi, qui ne vient pas des régions par lui signalées. Je ne serais pas étonné que M. Gray ait appliqué ce nom géographique à une race plus petite, plus

(1) À Leyde, c’est à mon a/bifrons (brachyptera, Gr.) que l'on applique ce nom, qui doit indubitablement être réservé pour la race de la Guyane. Quant à frontalis, Temm. (son exjamuicensis de Index), elle comprend elle-même deux espèces; celle figurée, qui est la rufaxilla, où la macrodactyla , Gr., et sa prétendue femelle qui appartient à l’espèce que je crois être sa brasiliensis. Nous avons en outre au Musée une grosse race très-brillante, à doigts courts, des parties méridionales du continent, qui pourrait être la Paloma parda tapadas roxas d’Azara, différant non-seulement de la jamaicensis, L., qui se retrouve à la Terre-Ferme ét à la Trinité, mais encore de la rufaxilla de Guyane; et finalement et plus au nord que toutes les autres, nne forte race à doigts courts, du Mexique; la plus brillante de toutes.

roussâtre, n'ayant aucune teinte olive sur les parties postérieures, dont le front, uniforme pour la couleur au reste du sommet de la tête, n’a presque aucune trace de blanc ni de blanchätre, et dont le bec est plus court et plus mince. On voit un exemplaire en assez mauvais état de cette race dans les galeries du Muséum, et c'est un des Oiseaux choisis avec tant de sagacité par notre illustre Geoffroy-Saint-Hilaire dans la collection de la capitale du Portugal.

» La Per. brevipennis, Gr., de la Trinité, diffère-t-elle de ma Leptopt. verreauxi, si distincte de l’erythrothorax de Temm., Colomb, t. 7, nec Meyen?

» Je n’ai pu encore examiner la prétendue Zenaida plumbea, Gosse, que je maintiens provisoirement dans le genre Metropeleia. I] faut irrévocablement en retirer Columba inornata, Gr., qui, par son bec allongé, par sa queue large et étagée, à rectrices dilatées, etc., se rapproche des Melopclia, dont elle doit constituer la troisième espece.

» Columba pusilla, Licht., est la Chamæpelia passerina. Je ne sais sur quoi l’on se fonde pour en considérer ma Ch. granatina (race dont j'ai les deux sexes) comme la femelle.

» Columba erythrothorax, Meyen, n’est point une Columbula, mais bien une Wetriopelia identique avec C. anais, Lesson, qu’elle prime, ainsi que tous ses synonymes, et qu’elle doit, par conséquent, remplacer à la page 76 du 2° volume de mon Conspectus, sous le nom de Metriopelia erythrothorax.

» Le véritable Melopelia leucoptera se trouve au Musée Britannique, ainsi qu’à celui de Berlin.

» Le Melopelia meloda manque au premier de ces Musées, mais se voit dans celui de Strasbourg.

» Zenaida amabilis, dans la prédominance de sa couleur châtain, se fait remarquer dans le Musée de Marseille entre beaucoup d’autres espèces rares, que s’est complu à y accumuler le zèle de son directeur M. Barthé- Jemy de la Pommeraye.

» Zenaida bimaculata, Gr., des Bermudes, à ventre blanc, aux taches œillées des ailes si élégantes et si parfaites, est peut-être encore une race à part, distincte de la martinicana elle-même, qui semble aussi vivre à Saint- Domingue et aux Barbades, C. dominicensis, Lath. (annuligera, Wagl.) doit ètre une de ces races, plus ou moins altérée par l’empaillage.

» La Zenaida auriculata, O. des Murs, porte à Berlin le nom de C, aurita, Meyen, et je l'avais nommée moi-même chilensis dans le Musée de Leyde.

» Les exemplaires de Zenaida maculata du Musée de Berlin proviennent

(24) du nord du Brésil. Je ne sais pas en quoi s’en distingue la prétendue Z. n0ronha, Gr., du nord du Brésil et de Noronha-Fernanda!

» Z. hypoleuca, Gr., semble très-locale, ét se trouve à l’île aux Perles.

» Zenaida ruficauda, Bp.,u'est pas celle de Gray. La crainte de lui enlever ses espèces non décrites m'a fait mal deviner. C’est ma pentheria qu'il avait voulu nommer ruficauda : elle se trouve aussi au Musée de Berlin; et c'est à elle précisément que j'avais appliqué autrefois dans celui de Leyde le nom de castanea. On y lit encore sous son pied ce nom, que malheureusement on ne saurait reprendre, vue l’iscertitude dont l’a entouré Wagler.

» Col. gallopagoensis, Néboux, s'éloigne considérablement par le bec, par la brièveté de la queue, et même par la coloration, des autres Zénaïdes : elle pourrait donc constituer un genre, comme on peut s’en assurer dans tous les Musées.

» En 1856, Cabanis vient d'adopter mon genre ZENAIDURA ; mais ce nom barbare ne pouvait trouver grace à ses yeux, et il le change en PERISSURA,

» Scardafella squamosa est commune à Bahia.

» Sc. inca se trouve au Mexique aussi bien qu'à Guatémala !

» Uropelia campestris du Brésil se retrouve en Bolivie.

PHAPIENS.

» J'ai toujours eu des doutes sur les espèces de Pampusana, et sur le genre lui-même, qu'il faudrait abolir, en effet, si on ne lui reconnaissait pour type, en la transposant, la Col. erythroptera, dont C. pampusana, Quoy et Gaimard, n’est que le jeune.

» On ne saurait assez se défier de ces êtres polymorphes, ou pour mieux dire polychromes ou à couleurs variables, mine inépuisable d’espèces nominales, et qui ne sont constantes qu'à fournir ‘aux naturalistes peu réfléchis l'occasion sans cesse renaissante d'en établir de nouvelles! Cette Colombe, ou fixons-la une bonne fois, la Pampusana erythroptera, appartient à cette malencontreuse catégorie. Sans ressasser les synonymes enregistrés depuis longtemps, sans revenir sur les nombreuses espèces nominales créées à ses dépens, et qui pleuvent de toutes parts, disons seulement que chaque fois qu'il nous passait par les mains un exemplaire plus ou moins différent des autres, nous avions des doutes de plus en plus fondés sur la pluralité des especes. Ces doutes redoublèrent par l'examen d’un individu conservé dans le Musée de Marseille, ayant encore’à la queue plusieurs pennes rousses. Mais c’est dans le Musée de Bruxelles que se dessil-

(25) lèrent tout à fait nos yeux apres l'examen d’une série complète d'individus de tous les âges rassemblés par M. le vicomte Dubus. Quel épais bandeau eùût pu résister à la vive lumière produite par les différents passages de cette espèce éminemment variable dans tous ses plumages ?

» Nous avons admiré dans la série depuis le vieil individu plus qu'adulte, capite quoque ex toto cum collo et pectore candido, jusqu’au tout jeune ex toto fuliginoso-æneo ; pileo purpurascente; subtus brunneo-cinnamomeus : cauda subrufescente, rectricibus ultra fasciam nigram apice pallescentibus.

» Ilest facile de se représenter les passages : ainsi une peau, malheureusement anoure, du Musée Britannique, que l’on aurait pu prendre pour une espèce nouvelle (1), était : Fuliginosa, viridi-velata : superciliis concoloribus ; fronte, genis el pectore vinaceis ; occipite plumbeo-æneo nigricante ; abdomine rufo-fusco : huimeris purpureo-testaceis; alis subtus cinnamomeo- Julvescentibus.

» Aux espèces ou races Océaniennes de Chalcophaps, ajoutez que :

» Ch. bornensis, Mull., a toujours des sourcils pâles tracés au-dessus d’une raie noire! et les rectrices rousses au milieu.

» Ch. timorensis, Bp. (javanicoides ! Temm.) Mus. Lugdun. ex Timor. l’alde similis Ch. chrysochloræ : superciliis nullis : humeris latissime albis ; plumulis singulis macula viridi-aurea secus rachidem! cauda nigra ; reCtrice extima grisea, apice late nigra, pogonio externo macula ocellari elongata obscure rufa.

» Cette espèce est peut-être la véritable €. chrysochlora de Wagler qui confond plumages et provenances au point d’attribuer des sourcils à l'espèce de la Nouvelle-Hollande. Si ce n’est qu’une race, elle est très-tranchée; et n'appartient pas, en tout cas, à Ch. javanica, mais à Ch. chrysochlora.

» En tenant compte des diverses suppressions et additions, depuis la publication de mon Tableau des Pigeons, et de la partie de mon Conspectus Avium comprenant cet Ordre, les genres de PIGEONS sont portés de quatrevingt-trois à quatre-vingt-neuf; et les espèces de deux cent quatre-vingthuit X trois cents.

» Les genres nouveaux, où nouvellement élevés à ce rang, sont:

» À. ToriA, Hodgs., ayant pour type et espèce unique Ÿreron nepalensis.

(1) Serait-ce Catænas stairi, Gr, ex Nova-Irlanda, que ce savant doit, ou a dù, décrire dans les Proceedings de la Société Zoologique de Londres pour 1856 ?

(26) ; TREROLÆMA, Bp., avec ses deux espèces L. gularis et leclancheri. DrEPANOPTERA, Bp., une seule espèce Z. holoserica de l'ile des Pins. SERRESIUS, Bp., une espèce, S. galeatus.

PALUMBÆNA, Bp., pour Col. æna, L.,que l’on peut retirer de Columba.

» 6. OREoPELIA, Bp. ex Reich., qu'il vaut mieux détacher de Geotrygon.

ÿ ge æ DURS

» Les espèces nouvelles, ou admises définitivement, sont :

» 1. Sphenocercus phasianellus, Blyth.

» 2. Trerolæma leclancheri, Bp., qui forme an genre avec Tr. gularis. » 3. Jotreron eugenia, Gould.

» 4. Serresius galeatus, Bp.

» D. Globicera wwilkesii, Peale.

» 6. Ducula concolor, Bp.

» 7. Megaloprepia assimilis, Bp. ex Gould.

» 8. Palumbus excelsus, Bp. (ou mieux P. torquatus à. excelsus, Bp.). » 9. Trocaza buvryi, Bp., femelle supposée de Tr. laurivora. » 10. Columba gymnocyclus, Gr.(senegalensis, Mus. Ber. — livia, Hartl.) » A1. Palumbæna eversmanni, Bp.

» 12. Stictœnas arquatrix, Reich. ex Temm., et » a. arquatricula, Bp., oubliées dans le Tableau quoique données dans le texte.

» 15? Macropygia albiceps, Temm.

» 44? Macropygia albicapilla, Temm.

» 15. Turacæna crassiostris, Gould.

» 16. Turtur isabellinus, Bp., véritable Tourterelle, ainsi que 7! lugens. » 17. Turtur ermanni, Bp., petite race de la Boukharie. » 18. Streptopelia murvensis, Hodgs.

» 19. Geotrygon caniceps, Cab. (albifrons, Gr. nec Bp. — albifacies! Gr.) » 20. Geotrygon chiriquensis, Sclater.

» 24. Leptoptila brachydactyla, Bp., grande et brillante espèce à doigts courts, plus forte que rufaxilla, frontalis, où macrodactyla. » 22. Leptoptilasplendens, Bp., la plus septentrionale du genre, brachydactyle, aussi grande que la précédente, et la plus brillante de toutes. » 25. Leptoptila brasiliensis, Gr. (1)

(x) Quant à ma Leptoptila erythrothoraz , il est très-possible que ce ne soit pas celle de Temminck qui pourrait fort bien n'avoir figuré sous ce nom qu'une 4plopelia larvata d'Afrique : le crissum, tout aussi roux que la poitrine et le reste des parties inférieures, me le ferait croire.

(27) » 24. Peristera mondetoura, Bp.

» 25. Zenaida bimaculata, Gr., si elle est vraiment distincte de Z. martinica ; mais je ne puis admettre zoronha, Gr., etc. » 26. Chalcophaps bornensis, Mull., ou mieux peut-être » Ch. javanica a. bornensis.

» 27. Chalcophaps timorensis, Bp. (javanicoides ! Temm.) où mieux » Ch. chrysochlora a. timorensis, Pp.

» Les espèces supprimées sont :

» À. Treron curvirostra, Gm., ou plutôt Osmotreron tannensis, Lath., qui devient Osm. curvirostra, tout comme Osm. psittacea.

» 2. Le Carpophagien quel qu’il soit, identique avec celui de Sonnerat, pl. 102, Col. myristicivora, Scopoli.

» 5. Ptilocolpa carola, Bp., qui est le jeune de P4. griseipectus.

» 4. Palumbus torringtoni, Layard, simple variété de P. elphinstoni.

» 5. Chlorænas spilodera, Gr., jeune exemplaire mexicain de Patagiœænas speciosa.

» 6. Tympanistria fraseri, Bp., qui ne diffère pas de bicolor.

» 7. Metriopelia anais, Less. ou plutôt Columbula erythrothorax, Meyen, maintenant Metr. erythrothorax ; comme Metr. inornata est maintenant Melopelia inornata, Bp. ex Gr.

» 8. Phlegænas erythroptera, Gm., ou plutôt 8, 9 et 10, les trois Pampusana du Tableau, xanthura, rousseau et rufescens, qui ne diffèrent pas plus entre elles que d’une nouvelle de Gray (Calænas stairi), et dont erythroptera prend à elle seule les places. »

Additions et Corrections aux Tableaux paralléliques de l'Ordre des HÉRONS et des PÉLAGIENS ou GAVIES, et à la partie correspondante du Conspectus Avium.

(Séance du 24 novembre 1856.)

ORDRE VI. HERODIONES.

« La principale addition que nous ayéns à faire à l'Ordre sixième de notre classification, à celui des Hérons, est une quatrième espèce d'ARGALA ou Marabou de l'Afrique orientale.

» LEPTOPTILOS RUPPELLI, Vierthaler, (4rgala rüppelli, Bp.) Naumannia Journ. Orn. VI, 1856. u1. Jun. page 267, sp. 15, que nous avons d'abord admiré dans le Musée de Brême, puis retrouvé en nombre dans les riches collections de la Place Royale, siége principal aujourd’hui du magnifique établissement de MM. Verreaux. )

» Cette espèce, confondue jusqu'ici avec À. crumenifera, s'en distingue par la manière différente dont est distribué le blanc des grandes tectrices alaires et des rémiges extérieures.

» Ajoutez aussi aux synonymes de Grus americana, Br., Grus hoyiana, Dudl., du Wisconsin, qui est l'individu jeune, et qui nous donne en même temps une preuve de plus de la distinction spécifique de Grus canadensis.

» Psophia leucoptera, Spix, vit plus particulièrement sur les bords du Rio-Negro.

» C'est plutôt à Brisson qu’à Marcgrave (Br. ex Marcq.) qu'il convient d'attribuer le genre Sariama.

» Je penche maintenant pour la dualité des Æramus, dont il faut au moins faire deux races absolument distinctes. Je retire donc d’entre les synonymes du type, c’est-à-dire de l’espèce qui se trouve en Floride, aux Antilles, à la Terre-Ferme, et même dans le nord du Brésil, le nom d’Aramus carau pour l'appliquer exclusivement à la grande race, moins tachetée, du Brésil méridional et du Paraguay. Ses taches larges et en forme de larmes se trouvent confinées au col de l'oiseau.

» En nous faisant remarquer avec une si juste insistance que les petits de l’Aramus où Courliri courent au sortir de l’œuf, et pourvoient eux-mêmes à leur nourriture, M. O. des Murs a tranché la question de classification relativement à cet oiseau. La famille des ARAMIDES disparait avec ses Aramiens et Aramés, et c'est avec les RALLIDÆ, à la tête desquels je les rétablis parmi les GRALLÆ (comme je Favais pensé tout d’abord), que ces Autophages doivent être classés définitivement. Je ne concois même pas l’hésitation de M. O. des Murs, dans une circonstance où il opère un de ses rapprochements les plus heureux. Quant à l'Opisthocomus, peut-on rationnellement faire un Gallinacé de ce gigantesque Coucou anisodactyle, sans gésier musculaire, qui non -seulement ne piétine pas, mais ne se pose Jamais à terre ?

» Au Buphus comatus, Brehm, d'Europe et d'Afrique, ajoutez, du moins comme race bien caractérisée par son dos noirâtre, Buphus pseudo-ralloides, Brehm, de l’Inde orientale.

» Ardetta gutturalis, Smith, se rencontre dans les Pyrénées; on en a tué plusieurs fois, et j'en ai tenu dans les mains deux exemplaires venant d’un

chasseur instruit et digne de foi. Ce serait donc encore une espece accidentelle à ajouter à Ja Faune d'Europe. Dans tous les exemplaires pyrénéens le bec était jaunâtre; c’est pourquoi, malgré la plus grande distance de leurs habitations, je les rapporte à Ardea qutturalis du Cap plutôt qu'à Ardex sturmi, Wagl., dû Sénégal. Je dois ajouter que j'ai acquis de M. Parzudaki un exemplaire à bec entièrement d'un noir intense quoiqu'il provint du pays des Betjouanos dans la Caffrerie méridionale. M. Verreaux aurait-il raison, et n’existerait-il qu'une seule 4rdeiralla variable par l’âge quant à la couleur du bec?

» On nous a montré des exemplaires de l’ëspèce unique (quoi qu'on en dise) de CANCROMA, comme provenant de Californie. Dans le Musée de Francfort on admire avec raison un tres-vieil individu d’un blanc éclatant, à ventre isabelle et noir sur les côtés, dont le large panache prolongé retombe richement au delà de la moitié du dos, le front est blanc, le col, le sommet de la tête et le croupion sont d'un beau noir lustré.

» Le Balæniceps rex, Gould, cette découverte ornithologique si récente, se voit déjà dans les musées de Francfort, de Vienne, de Strasbourg et de Berlin. Le roi de Portugal l’a aussi dans sa collection particulière, et il a promis de gratifier le Musée de Paris du premier échantillon qui lui reviendrait de ses possessions africaines. T/Angleterre en possède un qui est même le type de l’espèce. J'en ai aussi vu un très-beau au montage dans les laboratoires de MM. Verreaux : celui-là est destiné au Musée de Boulognesur-Mer. M. Jules Verreaux vient d'en donner une bonne description accompagnée de nouveaux détails sur ses mœurs dans le Journal philosophique d'Edimbourg, si efficacement soutenu pour l’Ornithologie par sir William Jardine.

» Si le Phœnicoptère à trois doigts (Ph. andinus, Philippi, ex Am. m. Chili, ën Caban. Journ.) existe véritablement, et qu’il n’y ait pas de méprise quant à ses pieds tridactyles, ce troisième Phœnicoptère américain, si different de ruber, L. (americanus, Orbigny ex Seba) et de ignipalliutus, Geoff. (chilensis? Molina), devra incontestablement former un second genre dans cette singulière famille : nous proposons pour lui le nom de Phœnicoparrus.

» On veut que, dans l’ancien monde, le Ph. roseus, Pall., soit une espèce distincte de Ph. antiquorum, reconnaissable à sa petite taille. Dans ce cas ne serait-il pas identique avec mon Ph. blythi, ou avec Ph. erythræus, qui se retrouve en Abyssinie? Cette dernière espeçe de M. Jules Verreaux, à propos de laquelle tous les doutes ne sont pas encore éclaircis, est trèscommune en Algérie, et sur plusieurs points de l'Espagne : un individu aurait même été tué dans les environs de Strasbourg.

» 11 faut aussi bien étudier le prétendu Ph. pygmœus, Brehm, que lon voudrait admettre comme huitième espece!

» On sait que le principal caractère de Ph. minor, Geoffr. (parvus, Vieill.) est d’avoir la mandibule supérieure parfaitement emboîtée dans l’inférieure, de manière à mériter d’être considéré comme le Pyxidorhynque ! par excellence dans cette famille de PYXIDIROSTRES.

» Le genre Carphibis, Reich., avait été appelé Setibis par Lesson.

» Lophotibis, Reich., avait été nommé par lui Jbilophus, en même temps qu'il appelait Sternolophota le genre Sternien Inca; Strickl. Larosterna,

3lyth ou Nœnia, Boie.

» Scolopax leucocephala, Gm. (Numenius leucocephalus, Lath.), n’est pas un Courlis : c’est, à n’en pouvoir douter, l'Hagedashia caffrensis Au Cap. On sait que Hagedashia mérite de constituer un genre déja établi par moi comme le 52° de mon Tableau; et qu'olivacea, Dubus, ne doit pas en faire partie : c’est une seconde espèce de Comatibis, Reich., groupe que j'élève aussi au rang de genre, et que je fais suivre Hagedashia immédiatement. Vient ensuite Geronticus avec une seule espèce ; suivi d’Inocotis et de Lophotibis.

» Quant aux Phimosés, Cercibis oxycercus, Spix, doit prendre place entre Harpiprion et Phimosus; et la seconde espèce de Theristicus, l'albicollis, Gm., à aussi griseus pour synonyme.

» Les espèces ou races du genre Falcinellus, Bechst., sont encore à déchiffrer. Falcinellus igneus (VIbis noir des Egyptiens) est-il du petit nombre d’Oiseaux véritablement cosmopolites ? Falcinellus bengalensis en diffère-t-il, même comme simple race? et dans le cas affirmatif, à laquelle des deux se rapporte le Falcinellus igneus, Gould, de la Nouvelle-Hollande?

» Et quant aux espèces, non encore mieux définies, d'Amérique, combien en existe-t-il? Trois ou quatre? Falcinellus ordi, Bp., diffère-t-il vraiment du Falc. igneus d'Europe? Falc. quarauna est-il identique avec chalcopterus, Temm. ? Ce sont là des questions qu’on n’est pas actuellement en état de résoudre.

» Il nous vient journellement de Californie de nombreux exemplaires à large capistrum blanc, à bec rougeàtre depuis la base (non pas rouge de corail à base noire comme dans Fale. erythrorhynchus des Antilles), d’une espèce commune au Chili, qui porte à Francfort le nom d’Ibis chilensis, Sturm, et ailleurs encore le nom erroné d'erythrorhynchus, ou inédit d'albifacies !

» Ils appartiennent tous à lAbis chalcoptera, Temm. nec Vieillot, (qui appelle ainsi l'Hagedashia caffrensis); quoique ce soit celle de Temminck

xt

(31) que figure Reichenbach sous le genre Harpiprion ! comme l’Ibis chalcoptera de Vieillot.

» Ici se bornent nos considérations additionnelles sur les HÉRGDIONS. On n’y voit pas figurer le singulier genre Jbidorhynchus; et on ne s’étonnera pas de cette absence, puisque c’est un Æutophage, et que sa place, par conséquent, est dans notre dernière sous-classe.

ORDRE VII. GAVIÆ.

» La famille des HELIORNITHIDES se compose maintenant de cinq espèces. Car, outre l’ancienne d'Amérique et la nouvelle d’Asie, qui constituent chacune un genre, nous avons en Afriqué trois véritables Podoa : la grande du Cap et de Mozambique,et deux de la côte occidentale.

» C’est pour l'espèce moyenne donnée au Muséum par l’impératrice Joséphine que doit être réservé le nom de Podoa senegalensis, Vieillot, tandis que nous avons appelé Podoa pucherani, Bp., la petite, que M. Pucheran nous a démontré être la nouvelle. +

» Encore un mot sur les 4/batros. Il ne nous est nullement prouvé que Diomedea epomophora de Tschudi, ou, pour être juste, de Lesson, soit la même que Diomedea brachyura; mais nous ne pouvons pas encore nous réconcilier avec l’idée que Diomedea spadicea soit autre chose que le jeune Diomedea exulans, L. Et quant à la nouvelle Diomedea adusta, Tschudi, que cetauteur dit ressembler à la Diomedea relanophrys, tout en égalant en grosseur Diomedea exulans, sa grande taille nous porte précisément à croire que c’est Diomedea cauta; tandis que la livrée sombre qu'on lui attribue nous fait soupçonner qu’elle n’est pas adulte.

» J'ai averti le lecteur de la nécessité où je me trouvais de faire subir un changement de nom à mon second groupe de PROCELLARIENS ; J'ajoute qu'on ne peut pas plus les appeler Daptionés que Rhantistés. En effet, le genre Daption, dernier des Fulmarés, ne fait pas même partie de ce second groupe, auquel du moins appartient le genre qui lui donnait son nom en usurpant celui d'autrui. Ces deux noms éliminés, c'est Æstrelateæ qu'il convient d'appeler ce groupe, composé de mes genres Æstrelata, Cookilaria (1), Pterodroma, Thalassoica et Pagodroma.

» Malgré une certaine analogie avec les Puffins, beaucoup moins mar-

CPE Re SERRE à

(1) Il est malheureusement indispensable d'appliquer un nom nouveau à ce groupe d’Æstrélatés, qui est bien le genre Rhantistes de Reichenbach, mais non l'originaire de Kaup. J'avais voulu d’abord adapter à ce genre le nom Priofinus, Hombr. et Jacq., qui citent comme type la Procellaria cinerea, Gm. ex Forst,, Icon. 92 !... Mais en étudiant le bec, figuré

(32) quée que celle d’Adamastor, le genre Cookilaria ne peut être éloigné de Pterodroma, et se compose des espèces suivantes :

» À. Cookilaria cinerea, Bp. ex Gm. (Procellaria cinerea, Gm. nec Priofinus cinereus, Hombr. et Jacq. — P. tristis, Kuhl. — Pr. melanura, Bonn. — sandaliata? Soland. — parvirostris? Peale.)

» 2. Cookilaria leucoptera, Bp. ex Gould. (Procellaria cooki, Gr.)

» 3. Cookilaria velox, Bp. ex Solander. (Procellaria cooki, Gould.)

» 4. Cookilaria mollis, Bp. ex Gould. (Procellaria hæsitata? Forst. Icon. , 97.)

» 3. Cookilaria melanopus, Bp. ex Soland. nec Gm. (Procellaria solandri, Gould.)

» La série des Fulmarés, qui du moins par la taille du géant des Procellariens, type de son premier genre Ossifraga, se rallie si bien à celle des Diomédéiens, se termine par le genre Daption, Stephens. Il faut toutefois restreindre ce dernier au Damier du Cap, Pr. capensis, L. Tout en se rattachant à l’'anomale Thalassoica antarctica, Reïch. ex L., la Pr. nivea, Gm., qui forme aussi à elle seule, quoique variant beaucoup par la taille, mon Pagodroma, se montre le parfait analogue de cette espèce : les deux genres ne sont séparés que par Ædamastor, Bp. et Fulmärus, Leach ( Wagellus, Ray, et légitime Rhantistes de par Kaup).

» Adamastor, dont l'introuvable Priocella garnoti, Hombr.. et Jacq., pourrait après tout ne pas différer ! a pour type le prétendu Puffinus major des mers Australes, du Musée de Berlin (hæsitata, Forster? Licht. et Gould, Austr.

pl. 32, fig. o, 10, 11 et 12 de l’Atlas du Voyage au Pôle sud de /’A4strolabe et de la Zélce, et surtout en considérant les exemplaires du Muséum, il est facile de se convaincre que c’est le Puffinus cinereus, Temm., et non la Procellaria cinerea, Gm. (cristis, Kulh. — melanura, Bonn.), que MM. Hombron et Jacquinot ont eu en vue en établissant leur prétendu sousgenre Priofinus.

On lit en effet sur les étiquettes du Jardin des Plantes appliquées à l’espèce d'Europe : « Pétrel cendré, Forst. 92. ProcELrARIA GINEREA, Gm., de Ténériffe, par Mauvé (un autre individu porte de Palerme par Bibron). »

Et comme pour justifier cette synonymie, on lit sous le support de l'Oiseau, écrit en toutes lettres, que la détermination de l'espèce a été faite d’après l'inspection de la figure vue à Londres, chez Sir Joseph Banks ! !!

Si bien justifiés qué’soient par là les chirurgiens naturalistes de l’Expédition, leur Essai d’une Nouvelle Classification des Procerraripes, resté si longtemps en manuscrit, aurait €té lu avec encore plus d'intérêt, si le savant auquel nous en devons la publication s'était fait un devoir de lPéclairer de toutes les lumières que nous avions le droit d’attendre de lui.

(35) B. VIT, t. 47, mais pas celle de Kubhl figurée par Temminck PI. col. 416, qui est mon Æstrelata diabolica ; ni celle, ou, pour mieux dire, celles de beaucoup d’autres auteurs; et lui adjoignons comme seconde et troisième espèce du genre le Puffinus sericeus, Less. ( Adamastor sericeus, Bp.), et le Procellaria flavirostris, Gould (Ædamastor flavirostris, Bp.), qui après tout est peut-être Pr. gelida, L.

» Fulmarus n’a lui-même aussi qu'une seule espèce, Procellaria glacialis (l'analogue de la Thalassoica type, Pr. glacialoides, Smith), car minor, Kjaerb., auduboni, Bp. et pacificus, Audubon, n’en sont, suivant moi, que trois races; comme Pr. tenuirostris, Audubon, et ma polaris, ne sont que deux races de ladite Th. glacialoides; tandis que le prétendu Fulmarus meridionalis, Laurence, est une Æstrelata, qui ne diffère même pas du type de ce genre.

» On à pu voir depuis longtemps dans mes différents écrits que ce type estmon Æstrelata diabolica (Procellaria diabolica, Herminier.— Puffinus l'herminieri, Less. — Pr. brevirostris, avant d’être meridionalis, Laurence, —rubritarsa, Gould, d’après un exemplaire à pieds artificiellement colorés, — capitata, Newton, 1852), espèce qui serait véritablementcosmopolite, siles exèmplaires connus sous le nom de Proc. hæsitatä, Kuhl? et Temm. PI, col. 416, qui ne diffèrent pas de ceux des Antilles, vrais diables marins, se montrant parfois jusque sur les côtes d'Europe, provenaient véritablement de la Nouvelle-Hollande et des mers Australes.

» Mais plusieurs espèces voisines anciennes et modernes, dont quelquesunes douteuses, restent encore à enregistrer, Ce sont surtout:

» 2. Procellaria inexpectata, Forst. Icon. 92, laquelle ne semble pas différer de Proc. melanura, Bonn. Enc. Méth. et avoir pour jeune Pr. raolensis Gould.

» à. Procellaria rostrata, Peale.

» 4. Procellaria desolata, Gm.

» D. Procellaria leucocephala, Forst. Ic. 98 (alba ? Gm.—variegata? Bonn., — lessoni, Garnot. — Æstrelata leucocephala, Bp.) décrite par Gould, comme Pr. leucocephala dans le XIIT° vol. des Ann. et Mag. of Nat. History, et figurée sous celui de Proc. lessoni dans ses Birds of Australia, VIE, t. 49.

» Ne pouvant employer lenom Priofinus, Hombr. et Jacq., donné par eux à un genre dont le type est pour nous un vrai Puffinus, la seconde espèce un Majaqueus, et la troisième, douteuse, un Procellarien d’un tout autre groupe, il nous fallait une appellation pour le genre qui contient les Puffinés tout gris à pattes jaunes ou rouges, à queue cunéiforme, non prolongée ; et nous avons cru ne pouvoir mieux faire que de reprendre pour eux le nom de

(34) Nectris, Kuhl, dans un sens restreint. Il comprendra cependant la prétendue section des Puffinus entièrement gris ou de couleur de suie, que l’on ne peut séparer de P. carneipes, Gould, et de leucomelas, Temm., tels que P. fuliginosus, Swickl., et P. curilicus, Penn., dont Pr. æquinoctialis, Pall.

rec L. (qui n’a rien de commun avec Puffinus tenuirostris, Temminck), est synonyme. »

Additions et corrections aux Tableaux paralléliques de la deuxième sous-classe

des Oiseaux, PRÆCOCES ou AUTOPHAGES.

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