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Martyre de sainte Agnès dans le Forum romain (l’an MLVT de Rome, 303 ans après Jésus-Christ) \

« Au moment de triompher, le christianisme eut à soutenir une « persécution générale. Poussé par Galérius, qu’excitait sa mère, ado- « ratrice des dieux des montagnes, Dioclétien assembla un conseil de « magistrats et de gens de guerre. Ce conseil fut d’avis de poursuivre « les ennemis du culte public. L’empereur envoya consulter Apollon « de Milet : Apollon répondit que les justes répandus sur la terre l’em- « pêchaient de dire la vérité ; la pythonisse se plaignait d’être muette. «< Les aruspices déclarèrent que les justes dont parlait Apollon étaient « les chrétiens. La persécution fut résolue. On en fixa l’époque à la « fête des Terminales** , jour réputé heureux et qui devait mettre fin « à la religion de Jésus...

Voir à la fin (lu Catalogue, pour la description du Forum. * Le 23 février.

« Le décret d’extermination portait, en substance : les églises seront « renversées et les livres saints brûlés ; les chrétiens seront privés de «tous honneurs, de toutes dignités, et condamnés au supplice sans «distinction d’ordre et de rang; ils pourront être poursuivis devant «les tribunaux et ne pourront poursuivre personne, pas même en «réclamation de vol, réparation d’injures ou d’adultères; les affran- « chis redeviendront esclaves. » Chateaubriand, Études historiques, 1er Discours.

Cette époque, célèbre dans l’histoire du christianisme, est appelée Y ère des martyrs. L’attaque commença sous les yeux de Dioclétien et du césar Galérius, par la démolition de la basilique de Nicomédie, ville où venait d’être rendu le trop fameux édit. La persécution , d’abord locale , s’étendit ensuite dans toutes les provinces de l’empire.

A Rome, Agnes fut une de ses premières victimes. Elle était âgée de seize ans, belle et riche. De nombreux prétendants, attirés par sa fortune et par sa beauté, aspiraient à sa main; mais elle ne voulait avoir d’auire époux que Jésus-Christ, et les refusa tous successivement. Alors ils la dénoncent comme chrétienne, espérant vaincre par les menaces et l’appareil des supplices une résolution qui les désespérait. Conduite devant le juge, on la pfessa de sacrifier aux idoles. Prisca, femme de Dioclétien, et Valérie sa fille, accusées de christianisme, l’avaient fait pour se sauver; Agnès, soutenue par la foi la plus ardente, fut inébranlable. Ses persécuteurs ordonnèrent de la traîner dans un infâme lupanar ; mais sa chasteté y fut miraculeusement préservée de toute souillure. Alors ramenée devant le juge, pressée vainement de nouveau de sacrifier aux idoles, Agnès (a) fut condamnée à être décapitée, s’agenouilla, fit une courte prière en levant les yeux au ciel , puis baissa la tête , autant pour s’humilier devant Dieu , que pour recevoir le coup qui consomma le sacrifice.

A ce moment suprême, un officier de l’empereur ( b ) ordonne le supplice; un Ethiopien va être le bourreau (c), et pour ajouter à la terrreur que l’on vouilat inspirer à la jeune sainte, des nécrophores (d) sont là devant elle, avec leur litière à morts, attendant son cadavre piur l’aller jeter au Tibre, ainsi qu’on faisait des corps des martyre. La feule, dans laquelle il y avait beaucoup de chrétiens, s’émeut du supplice d’Agnès, et les soldats (e) s’empressent do réprimer brutalement ces tentatives de résistance.

Sur la droite, des bandes de chrétiens (/’), après avoir été condamnés comme tels, sont conduits devant une statue de Jupiter (</), pour y subir une dernière épreuve, celle du sacrifice au roi de l’Olympe, et, sur leur refus, être envoyés à la mort

Pendant que la scène des martyrs occupe les premiers plans du tableau, le Forum, qui se déploie en arrière, nous apparaît avec sa vie et son mouvement habituels; on rend la justice au Tribunal du préteur (8), un orateur s’adresse au peuple du haut des Rostres (9). Mais nous décrirons tout à l’heure le Forum; revenons au martyre qui est le vrai sujet du tableau.

Rome chrétienne a consacré deux lois le souvenir de la sainte fille qui , malgré son extrême jeunesse, a su s’élever à la hauteur des plus intrépides confesseurs du Christ; deux églises ont été élevées sous son invocation : l’une, qui compte parmi les plus belles de la ville, à la place Navone, sur les ruines du cirque Agonal , à l’endroit des portiques de ce monument où la jeune vierge, exposée au milieu des courtisanes, fut miraculeusement sauvée des outrages des libertins; l’autre, sur la voie Nomentane, et dite Sainte- Agnès-hors-des-Murs. De pieux serviteurs du Christ, ayant sauvé le corps d’Agnès, l’avaient enseveli en ce lieu. Il fut retrouvé du temps de Constantin, et Constance, fille de l’empereur, obtint de son père qu’il érigeât sur cette sépulture une église, à la mémoire de la sainte dont le Dieu lui avait donné l’empire.

( Voir à la fin du Catalogue , 'pour la description du Forum.)

Boissy d’Anglas présidant la Convention nationale, le 1er prairial an III de la République.

Trois heures trerite- trois minutes. — Une foule nombreuse de femmes et d’hommes armés de piques, do sabres et de fusils, entrent dans la Convention. Tous portent, écrit sur une bande de papier attachée à leur chapeau : Du pain ! La constitution de 93 ! et font retentir la voûte des mômes expressions. Ceux-là ne balancent pas à compléter la violence, ils viennent droit à nos sièges, nous en chassent, et s’y asseyent...

Dans ce moment vingt fusils couchent en joue Roissy d’Anglas. Féraud, le noble Féraud escalade la tribune pour le couvrir de son corps; un séditieux le retient par son habit: un officier assène un coup de poing à ce misérable qui riposte par un coup de pistolet, la. balle s’égare et atteint Féraud... Féraud tombe... On s’en empare, on

l’accable de coups, et on l’entraîne dans un couloir voisin où on achève de l’assassiner!...

Pendant ce désordre épouvantable, en présence de mille morts qui le menacent, Boissy d’Anglas ne perd rien de sa dignité impassible... Il est en cet instant quelque chose de plus que l'homme, et plus tard encore il ne se démentit pas... Plusieurs d’entre nous, à la vue d’un pareil spectacle, oublient leur devoir, ils fuient d’abord; certains, honteux de leur démarche, reviennent...

D’autres détachements de séditieux arrivent au pas de charge, et couchent enjoué le président Boissy d’Anglas; quelques-uns tirent... Il a la tête découverte, il reste dans l’attitude du calme et de la fierté, sans paraître s’apercevoir du danger qui l’environne. Il invite la Convention à observer le plus profond silence... Plusieurs citoyens l’entourent pour le défendre. De nouveaux hommes armés entrent dans la salle...

Le tumulte continue, la foule applaudit, les femmes crient, les tambours battent; un nègre, placé à la tribune, appelle les révoltés...

Duquesnoy, Soubrany, Rhull, pérorent dans le sens de la révolte; Duroy parle dans le bruit. Romme, en voulant escalader la tribune, parvient à se faire entendre; la foule lui accorde la parole qu’il demande pour la liberté , l'égalité. Boissy, agitant sa sonnette, veut interrompre l’orateur; la foule crie : A bas le président!

Tout à coup, ah! quel tableau horrible! une multitude de factieux entrent en poussant d’infâmes cris; un homme est au milieu, il tient une pique surmontée de la tête de Féraud... La foule applaudit à cet

abominable trophée. On le place en face du président Boissy

d’Anglas se lève, se découvre, et s’incline : la vertu ne peut pas aller plus loin!... Lamotte-Langon, Histoire pittoresque de la Convention nationale et de ses principaux membres.

( Voir à la fin du Catalogue , les diverses notices historiques sur cette journée.)

3 La Commission du musce Napoléon présente à Leurs Majestés Impériales, au palais de Saint-Cloud, les plans du musée fondé à Amiens par l’Empereur.

h Fuite de Ben-Aïssa, lieutenant d’Achmet, gouverneur de Constantine.

Au moment où l’armée française pénètre dans la ville, Ben-Aïssa, après avoir défendu la ville de Constantine, craignant de tomber au pouvoir des Français ou d’ètre victime des habitants qui avaient beaucoup souffert pendant le siège , se sauve au moyen de cordes qui avaient été attachées d’avance par les assiégés, et renverse tout ce . qui s’oppose à sa fuite.

5 Portrait en pied de S. S. le pape Pie IX.

6 Portrait en pied de S. A. E. M. le cardinal prince de Croy. archevêque de Rouen , grand aumônier de France, etc., mort à Rouen le 1er janvier 18 44.

7 Porlrait en pied de monseigneur Sibour, archevêque de Paris.

8 M. Dupin au fauteuil de la présidence de l’Assemblée législative.

9 Portrait en pied du maréchal Soult, duc de Dalmatie.

10 Portrait en pied de S. E. M. le maréchal Pélissier, duc de Malakolî.

il Christian VIII, roi de Danemark. (Étude.)

12 Caroline Amélie, reine de Danemark. (Étude.)

13 S. M. Léopold 1er, roi des Belges. (Étude.)

14 S. A. R. la princesse Louise d’Orléans , reine des Belges. (Étude.)

15 Portrait de M. le général marquis de Chasseloup- Laubat.

16 Harah Bouklick de Tiflis.

17 Mme la marquise de N...

18 Mn,e la comtesse G...

19 Mn,e la comtesse de K***.

20 Mlle de C...

21 Portrait de M. le docteur Baudelocque, inventeur du

céphalotribe et de la compression de l’aorte, auteur de l’Eutocique.

22 Portrait de Mme S...

23 Descamps, directeur du musée de Rouen (mort en 1827).

21 Portrait de Mme L...

25 Portrait de M. Charles Dezobry, auteur de Rome au temps d’Auguste.

26 Portrait de Mlle G...

27 Portrait de M. Martine.

28 Portrait de Miss S...

29 Portrait de S. E. M. Achille Fould, ministre d’État. ' (Étude.)

30 Portrait de Mlle G...

31 Portrait de M. le général Fleury, aide de camp de Sa Majesté. (Étude.)

32 Portrait de Mlle L... .

M. le général Rolin, adjudant général du palais.

3 4 Portrait de M1Ie de C...

35 Portrait de Mn,e R...

36 Portrait de M,ne la comtesse de C***.

37 Portrait de Mme la baronne de N***.

38 Portrait de Mn,e J...

39 Portrait de M. Lesueur, architecte.

4 0 Portrait de M. Theret père.

4 1 Portrait de M. Bressant, artiste dramatique, peint à

Saint-Pétersbourg en 1845.

Charlotte Corday.

43 Rigolette chérchant à se distraire en l’absence de * Germain.

Eugène Sue, Mystères de Paris.

44 Rigolette à son travail.

Eugène Sue, Mystères de Paris.

4 5 Fleur-de-Marie à la ferme.

Eugène Sue, Mystères de Paris.

46 Fleur-de-Marie et son rosier.

Eugène Sue, Mystères de Paris.

47 S. A. Amélie de Gérolstein, Fleur-de-Marie à l’abbaye de Saint-IIermangilde.

48 Une Espagnole.

49 Grazia, femme romaine.

50 Le Domino rose.

51 Graziella , Napolitaine.

52 Le Matin.

53 Flavia, femme des environs de Rome.

54 Portrait de M. le comte Odoard.

55 Portrait de M. le chevalier Odoard.

56 Portrait de Mme P***.

57 Portrait des enfants de M. Émile Barbet.

Portrait de M. Cheruel, architecte.

59 Portrait de M. C**\

GO Portrait de M. l’abbé Coquant, curé de l’église Saint- Eugène.

G1 Portrait de M. D***.

G2 Portrait de M. Dupont.

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