SA F€ITE
^ANs la salle riante et de feux entoiu'éc , S'élancant au milieu de la foule enivrée , Vive, modeste et jeune entre ses jeunes sœurs, Elle m'est apparue et la nuit et charmante !
l38 TABLEAUX POÉTIQUES.
TDepuis , à mon esprit vaguemeut se présente Une fête , une femme , un sourire et des fleurs.
Oh! commeelle était blanche! oh! comme elle était belle!
Je regardais le bal ; mais je ne voyais qu'elle ,
Et de son corps léger les contours gracieux ,
Ses mains qu'elle donnait en baissant ses beaux yeux.
J'écoutais des accords la bruyante harmonie ,
Du charme de sa voix la douceur infinie;
Puis je cherchai long- temps ses attraits disparus —
Le bal continuait : la fête n'était plus !
Son suffrage est la gloire! Et même l'on prétend Que du gai troubadour secondant le délire. Parfois sa jeune main a fait vibrer sa lyre.
Ancelot.