EE
{ 10 Concession royale : — à Paris, le baron présente à Henri IV ‘ cinq outardes, froment, orge, avoine de sa seigneurie.” — Il obtient du roi la confirmation de sa lieutenance, l'exploitation de son fief à ses propres frais ;: — mais le roi lui signifie qu'il devra emmener des Jésuites au
travail d’évangélisation des sauvages : — Parcimonie et désintéressement de Henri IV ( 1607).
20 Nouvelle Société — durant trois ans, vain à la Cour et dans les ports de commer » de trouver des commanditaires. — Enfin il reçoit, à Dieppe, l'appui de Thomas Robin, sieur
II° de Coulogne et fils du Bouverneur Sicoine. — Le 25 février 1610, les chargements du bâtiment s
ont effectués, et l’on met à la voile.
Confirmation 30 Retour à Port-Royal : — Je baron emmène son associé, ses fils
M. de Biencourt tente en
Charles de Biencourt et Jacques de Salazar, Belot de Montfort, M. de
de la Jouy, le sieur Claude et son fils Charles de La Tour, l'abbé Fléché, un lieutenance groupe d'artisans. — A l’arrivée, joie et surprise ! le Sagamo Membertou a veillé sur les bâtiments, préservé tout le mobilier intact, —
(1607-10) Charles de Biencourt instruit à la hâte le chef et sa famille. Le 24 juin 1610, l’abbé baptise les 21 néophytes, leur attribuant le nom des per- | sonnages de la Cour, — Compensation de l’absence des Jésuites. — | Le 28 juillet, départ de Robin et de Ch. de Biencourt pour quérir des | colons et des provisions. — Le baron qui les suit dans une barque se voit entraîné en haute mer, où il erre pendant six semaines ; il rentre | épuisé dans son habitation.
| 4o Hivernage : — ]: colonie escompte le retour du vaisseau pour Noël | (1610.)—M. de Poutrincourt se montre prodigue envers les Indiens ;
— il faut bientôt rationner tout le monde, — Le 22 mai, on signale le | Jonas.
lo Nouvelles de France : — le baron apprend que le roi a été assassiné
reine s’est réjouie du baptême des Micmacs :
du feu roi au sujet des Jésuites. — Deux eppois Dujardin et Duquesne, se sont refusés
| (14 mai 1610) ; — que la | — qu'elle rappelle l’ordre | associés calvinistes, les Di | à leur embarquement.
| 20 Madame de Guercheville:
— la marquise leur a remboursé 4,000 livres pour la cargaison ; — el
e a remis son contrat d'association avec
ments.” (Biard).
40 Énergie du baron ‘-— pour ne pas périr,
Robin et Biencourt aux mains des Pères Pierre Biard et Ennemond Massé (20 janvier 1611) ; — le 26, départ de la Grâce-de-Dieu qui, arrêté
IIT° quatre mois par les banquises, n’aborde que le 22 mai à Port-Royal. Embarras 3o Menace de famine : — d’abord grande joie ; puis, les provisions, diminuées par la longue traversée, “ ne sont qu'une goutte d’eau pour du un homme altéré ” (Biard). — Il y a là 36 arrivés, 23 colons, la famille Membertou, un groupe de paresseux Indiens, — “ Les Français sont Baron presque tous gens de marine, insensibles aux sentiments de leur âme, (1610-11) | n'ayant aucune marque de religion, sinon ‘’eurs jurements et renie-
il disperse ses hommes et
les indolents sauvages ; — le chasse, a pêche, les échanges de pell teries garantiront le salaire des artisans. — Son fils et le P. Biard loir
< lo Indifférence générale : — à Paris, règnent le désarroi, le gaspillag g ; le favoritisme de a Régente envers es Concini ; — mécontentemer # des princes et des grands. — La mer ét a Nouv.-Fr. sont ouvertes au trafiquants du royaume. — Le baron n’a rien d'attirant à produir. sinon ses fourrures. — Devant l’insuccès, il frappe à la porte de Madam de Guercheville, Antoinette de Pons.
20 Combinaison nouvelle : — âmes catholiques, aptes à s'entend: pour Dieu et la France : — la marquise consent ‘“ à donner 1,000 éc1 IV° pour la cargaison d’un bâtiment, avec partage des profits.” — I baron accepte, en réservant Port-Royal : — départ, arrêté pour le 3
À gent les grèves rs rançonner les bâtiments pêcheurs : trois leur viet F4 nent en aide ; — “ un autre de La Rochelle nous paya en barils € E pains moisis ”. — Le 25 juillet, le baron monte la Grâce-de-Dieu, « fe 60 tonnes seulement ; — il laisse 22 hommes et ses pleins pouvoirs é son fils et vogue vers la France.
Intérim décembre 1611. — Voulant mieux, le baron reste en France et conf
É | ses intérêts à bord à Simon Imbert,—la marquise, au Frère jésuit: Gilbert du Thet, coadjuteur.
Ch. de Biencourt 30 Mésintelligence regrettable : — le 23 janv. 1612, le vaisseau abord
(611-183) à Port-Royal. — En sept. 1611, dissension entre M. de Biencourt et |
P. Biard relative à la maladie, au décès, à l’inhumation de Membertot — Fâcheux démê'é entre lui et les Malouins, Merveille et Robert D Pont-Gravé, en amont de la rivière St-Jean : le P. Biard empêche l’e fusion du sang. — Au débarquement, le Fr. Gilbert dénonce les malve: sations de Simon. — Le 25 juin 1612, le lieutenant rompt avec le Jésuites ; ceux-ci néanmoins lui cèdent, à l’approche de l'hiver, 1 barils de froment sur 14. — On hiverne dans la misère, sans nul rav taillement. — Au printemps de 1613, Ch. de Biencourt voit partir le missionnaires pour Saint-Sauveur des Monts-Déserts ; et son père n revient qu’en 1614.
lo Organisation : — l'été de 1612, le Fr. Gilbert est rentré en France il informe Antoinette de Pons des incidents sur mer et à Port-Roya — La marquise obtient de la Régente la cession d’un territoire, larg d’un degré, au sud de la baie Française, en faveur des missions des Ji suites. — La Fleur-de-Mai est frétée, confiée au sieur de La Saussay et du capitaine Fleury ; — 48 personnes s’embarquent, le 12 mars 161: avec le P. Quentin et le Fr. Gilbert.
20 Essai de fondation : Saint-Sauveur : — vers la fin de mai 161: le bâtiment touche à Port-Royal, y prend les Pères Biard et Mass cingle vers le sud, accoste à l'île des Monts-Déserts. — Depuis ving
| jours environ, les artisans travaillent à l'installation de Saint-Sauveur
TM AE AP A RSR
ps EN D. Pde
Tu Ale
de pelle- Biard lonleur vienbarils de -Dieu, de
ouvoirs à
yaspillage, entement rertes aux produire, à Madame
’entendre |,000 écus ts.” — Le our le 31
et confie re jésuite,
au aborde ourt et le -mbertou.
Robert Du êche l’efs malveravec les hiver, 12 nul ravipartir les n père ne
) France, rt-Royal.
ire, large ns des Jé- Saussaye lars 1613,
mai 1613:
t Massé, uis vingt Sauveur :
ve Fondation de St-Sauveur (1613) Argall
— le 21 juin, visite des missionnaires aux Indiens du continent : l’avenir leur paraît souriant.
30 Attaque du pirate Argail : — Jeune’homme aux passions brutales
et à l’humeur violente ” (Bancroft), Samuel Argall, né au pays de Galles, ravisseur d’une princesse indigène, nommée Pocahontas, en Virginie, tombe soudain sur la Fleur-de-Mai avec son navire armé de 14 canons. — Il s’en empare : mort du Fr. Gilbert, noyade de Le Moyne et de Neveu, pillage des effets, vol des lettres patentes de La Saussaye absent ; — misé en mer, au gré des flots, d’une barque montée par le P. Massé et 15 Français, leur miraculeux trajet à Port-Mouton et retour en France sur les bâteaux pêcheurs. — Exode des autres captifs à Jamestown (Virginie). — Là éclate la haine féroce du gouverneur Thomas Dale, — pourtant ancien pe ionnaire de Henri IV de France ; — Il veut pendre tous les Français, quand Argall lui exhibe la commission de La Saussaye qu'il a dérobée. — Délibération du Conseil colonial, qui décrète la destruction de Port-Royal : la ‘orce primait le
droit. (V. Relat. des Jés. t. I, 1611-13 ; P.-C. de Rochemonteix, Les Jés. et la Nouv.-France, t. 1).
40 Pillage du Port-Royal : — en octobre 1613, Argall remet à la voile
avec trois vaisseaux, emmenant à bord de /a Fleur-de-M ai, Fleury, les Pères Biard et Quentin, quatre Français. — A Saint-Sauveur, tout est mis à feu, même la croix encore debout ; — à Sainte-Croix, mêmes ruines. — ]l exige du P. Biard d'indiquer la route de Port-Royal : refus énergique du Religieux ; — rencontre d’un sagamo en pirogue qui l’y conduit. — La place est déserte : tout est pillé, “ jusqu'aux serrures et aux clous ”. — Les colons accourent des champs, aperçoivent le P. Biard, le regardent comme traître, réclament sa mort, l’accusent par écrit d’être un Espagnol criminel et fugitif ! — Argall lui réserve la corde en Virginie : mais au retour, le 9 novembre, la Fleur-de-M ai est jetée par la tempête sur les Açores et gagne de là un port anglais. — L'œuvre sauvage du pirate est celle ‘ d’un coquin ” (Parkman).