‹ Tableaux synoptiques de l'histoire de l'Acadie [microforme]Chapitre 18 sur 48 · EL PEUR TE · texte numérisé non relu

EL PEUR TE

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I1° Premiers agissements de La Tour

fils à la cause des Anglais, selon Nicolas Denys. — Comment concilier cette opinion suspecte avec un document authentique ?— Le 23 juillet 1629, — c.-à-d. trois jours après la capitulation de Québec — ‘es deux La Tour passent un contrat avec William A'exander ‘ à Charlesfort ou Port-Royal” et le signent le 6 octobre. — “ Claude et Charles de Saint-Etienne condescendent à accepter le titre de barons d'Ecosse et vassaux de la Couronne britannique.” — Tous deux reçoivent l'investiture de la seigneurie, située “ depuis le cap Fourchu (Yarmouth) au port de La Tour, ci-devant nommé Lomeron (cap de Sable)..., jusques à Mirliguesche, proche de La Hève. . .” (V. le texte : “ Report of the Work of the Arch. Branch, 1912, Ottawa, 1913, p. 23). — Alexander avait devancé Richelieu.

40 Lieutenance générale (1631-42) : — ignorant cette connivence des transfuges, les directeurs de la Compagnie des Cent Associés (1630) envoient ‘'e capitaine Marot avec des artisans à M. de La Tour. — Ils érigent le fort Saint-Jean — auj. ville — et le for: Saint-Louis ou La Tour au cap de Sable. — Claude occupe le premier, Charles le second. — Le 8 février 1631, on lui octroie la commission de lieutenant général au dit fort. — Voilà une double investiture, l’une écossaise, l’autre française ; — le père et son fils sont constitués, de le :r assentiment, hommes-liges de deux puissances rivales !

1o Jalousie du pouvoir de M. de Razilly : — en 1632, le commandeur de Malte a ‘e gouvernement de l’Acadie, hormis la lieutenance de M. de La Tour ; — il s’installe à La Hève. — En 1633, il charge le sieur de Menou de reprendre aux Anglais le poste de Pentagouet, et demande à La Tour de le seconder. — Deuxième trahison de ce collègue, qui s’empresse d’en donner avis aux Anglais. — Le 6 mars 1633, La Tour fait publier à La Rochelle une lettre, où il offre de “ distribuer des terres et des prés grandement fertiles ” ; — cet appel ne fut guère entendu. |

20 Accroissement de sa lieutenance (1635-38) : —le 15 janvier

1635, les Cent Associés lui font “ concession du fort et habitation de La Tour, rivière Saint-Jean, avec les terres adjacentes sur cinq lieues au-dessus et au-dessous, et dix de profondeur.” — Le 10 février 1638, lettre du roi au sieur d’Aulnay, qui l’établit “ son lieutenant général en la côte des Etchemins, depuis le milieu de la terre ferme de la baie Française jusqu'au district de Canseaux.” — Ainsi La Tour gouverne à Saint-Jean et au cap de Sable ; d’Aulnay, à Port-Royal, à La Hève et à Pentagouet.

30 Premières vexations : — dès 1639 et 1640, La Tour manifeste son

dépit et ses ambitions. — Il tente de soulever les Micmacs contre soi. collègue ; — à La Hève “ il sème la division entre les Français ” ; — il essaie le même artifice à Port-Royal, en l’absence de M. d’Aulnay, se faisant seconder par Desjardins, son commis à La Rochelle, et par Jamin, capitaine d’un de ses vaisseaux. — Le 14 juillet, information

11 us

oncilier contre lui par le greffier Mathieu Chapon, notaire à Port-Royal ; il 3 juillet reçoit les charges et les dépositions de Germain Doucet, dit La Verdure, es deux capitaine d'armes à Pentagouet, d'Isaac Pesseley et de Guillaume sfort ou Trahan ; — le 16, nouvelle information et interrogatoires de sept des rles de hommes de La Tour. — Celui-ci a opéré l'arrestation de 9 hommes de "Ecosse M. d'Aulnay, qu'il garde en captivité durant quatre mois — Il se nt l'in- rend à Port-Royal, sous prétexte de se faire manier avec Françoisemouth) Marie Jacquelin, fille d'un barbier du Mans, que lui a amenée Desjarle). .., dins. — On lui en refuse l'accès, — Le lendemain, il rencontre le Notre- Report | Dame et le Saint-François de M. d’Aulnay, qui revient de Pentagouet : \lexan- 7 Un engagement a lieu, où La Tour est l'agresseur : il est capturé | avec sa fiancée, remis en liberté ; — Jamin a été tué. — A La Rochelle, ace des Desjardins fait emprisonner le pilote et saisir le bâtiment du sieur (1630) d'Aulnay. — Le lutte est ainsi ouverte entre les deux gouverneurs. our. — uis ou {1o Condamnation et rappel en France : — le 13 février 1641, le roi et ; le se- | Richelieu intiment à La Tour l’ordre de passer en France pour se disuenant culper ; — le 24 du même mois, révocation de sa licutenance ; lettre per de cachet contre sa personne est accordée à M. d’Aulnay. — Le 28, ssenti-

nomination de ce dernier comme “ gouverneur et lieutenant général dans toute l’étendue des côtes de l’Acadie ”. — Le 16 août 1641, informations judiciaires prises contre La Tour, “en raison des plaintes de

andeur quelques habitants de Port-Royal ”. — Le 8 novembre, visite à Boston de M. de M. Rochet, huguenot de La Rochelle, “ avec un message de M. La è sieur Tour, établi à la rivière Saint-Jean.” — I] propose la liberté des échanet de- ges, l'achat des fournitures en Angleterre, l'assistance armée contre llègue, M d’Aulnay : c’est la troisième trahison de La Tour. 33, La 20 La Tour coutumace : — le 21 février 1642, arrêts du Conseil privé ribuer ordonnant là prise de corps contre lui et Desjardins. — Le 15 avril, guère attestation des Récollets en faveur de La Tour : il y a là connivence ; évidente avec le rebelle. — Le 17 août, M. d Aulnay notifie le mandat see jé royal d’arrestation : sa députation de sept personnes est jetée en prison, ion de

maltraitée, renvoyée à La Rochelle, le 4 octobre 1643. — Le 6 octobre La Tour 1642, La Tour envoie un affidé, du nom de Lestang, à Boston, réclamer assistance contre son rival : quatrième trahison. — Un bâtiment porte

contumace des provisions au fort Saint-Jean.

30 Secours rochelais et bostonnais : — au printemps de 1643, Charles de Menou, pour bloquer La Tour, détient l’Ile-aux-Perdrixz avec trois traître bâtiments et autant de pinasses. — Soudain arrive de La Rochelle le Saint-Clément, ayant à bord 140 calvinistes, commandé par le ca- (1641-43) pitaine Etienne de Mouron. — De nuit, La Tour sa femme, deux Récollets s'évadent du fort, montent sur le vaisseau français, qui cingle vers Boston. — Le 12 juin 1643, le transfuge implore l'appui du gouverneur, John Winthrop: c'est la cinquième trahison. — Puritains et Huguenots, — (La Tour et sa femme ont toujours passés pour calvinistes aux yeux des historiens américains) — ne sont ni idolâtres ni

lieues 1638, énéral a baie iverne dl et

IV° La Tour vaincu

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Papistes, mais frères protestants. — Aussi Edward Gibbons et Thomas Hawkins arment-ils 4 navires de 34 canons et de 4 mortiers, moyennant 1040 livres sterl. pour deux mois (10 juillet-10 septembre 1643). — À leur apparition subite, M. d’Aulnay gagne le bassin de Port- Royal : avec 500 hommes, il fait une défense héroïque et reste vainqueur.

40 Résultats : — le 6 août 1643, la flotte anglaise réussit à incendier un moulin, à mettre hors de combat une dizaine d'hommes, à capturer une barque chargée de pelleteries ; — elle rentre à Boston le 20 du mois. — Le Saint-Clément vogue vers La Rochelle, avec madame La Tour de passage. — M. d'Aulnay y aborde, au mois d'octobre. — Le 13, l'amirauté de Guyenne y informe contre les coupables.

lo Arrêt du Conseil d'État (1644) : — le 6 mars, le Conseil affiche un arrêt contre La Tour — qui est condamné à quitter l’Acadie dans un délai de 3 mois. — Défense est faite à Desjardins, à M. de Mow:, à sa femme, de sortir de France, “ à peine de la vie, ni à aucuns maîtres de navires de les recevoir.” — “ Enjoint au sieur d'Aulnay de faire exécuter cet arrêt par toutes voies...” — Le 4 septembre 1643, l’inculpé a signé au greffe de Port-Royal un certificat, attestant “ qu’il n'a pu s’embarquer pour la France. à cause d’une indisposition.” — Le voilà deux fois rebelle, mandé ;:5 ordre formel... Que fait-il ? — Il a recours à une sixième trahison.

20 Démarches à Boston : — le 15 juillet 1644, il rejoint le gouverneur Endicott, le fanatique, à Salem ; — lequel refuse toute intervention officielle, par crainte d’un conflit avec la France. — Il a du succès auprès des marchands bostonnais : le 9 septembre, le Montjoie ravitaille le fort Saint-Jean. — Au retour, d’Aulnay s'en empare et force le capitaine à aller notifier à La Tour l’arrêt du Conseil d’État ; — ramène le bâtiment à Port-Royal, achète sa cargaison, le renvoie à Boston avec des lettres à Endicott.

30 Madame La Tour : — femme de tête, de carractère entreprenant et audacieuse, les historiens anglais en font ‘‘ l'héroïne acadienne ! ”

Elle n’a d’héroïque que sa rébellion aux lois de son prince.— Au mépris de la défense royale, elle réussit (mars 1644) à gagner l’Angleterre, à s'embarquer sur le Gillifower, qui arrive le 27 septembre seulement. — Ce retard lui vaut une indemnité de 2,000 livres ; avec quoi, et des billets promissoires, elle passe un contrat (11 décembre 1644) avec John Parris, qui s'engage à frêter 3 bâtiments pour elle et son mari.— Ce séjour la transfcrme en Puritaine avérée. — Le ler janvier 1645, on aborde à Saint-Jean. — La Tour, après 15 jours, retourna à Boston sur les mêmes vaisseaux, laissant son épouse avec une poignée de 45 combattants. — Le 28 janvier, violente scène entre elle et les Rocollets du fort, qui avec quelques soldats se réfugient à Port-Royal. — La Tour, hospitalisé par Samuel Maverick, se voit éconduit, malgré ses

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ve La Tour en exil et rétabli (1646-56)

offres de céder ses droits en Acadie : — c'est la septième trahison. (V. Acadiensis).

. 4o Siège et prise de Saint-Jean (1645) : — en février et mars, M.

d’Aulnay guette le retour du transfuge contumace : il veut frapper un coup décisif. — Le 13 avril, secondé par deux bâtiments de guerre qu'a amenés des Antilles le gouverneur Longvilliers de Poincey, il organise un siège en règle ; — le lundi de Pâques, 17 avril, dernière sommation ; le soir, la place est prise : pendaison de la garnison ; madame La Tour, son enfant, ses deux servantes, sont épargnées et gardées au fort. — Le récit de Nicolas Denys n'est, sur ce sujet, qu'un tissu de fantaisies. — Le 15 mai, Marie Jacquelin meurt de dépit et de douleur, réconciliée par les Capucins, de Port-Royal. — Ruiné de fortune et d'honneur, La Tour a ruiné son ami Gibbons, et est réduit, à l'exil qu'il a mérité.

{ 10 Expédients de La Tour : — l'infortune ne modifie en rien sa men-

talité. — À Boston mouille le Planter, flibot de David Kirke, lieutenant de la colonie anglaise de Terre-Neuve. — Dix sept ans aupravant, il a capturé son père Claude : le fils va mendier l'amitié du vainquew de Québec. — A Saint-Jean de Terre-Neuve, Kirke éconduit le pauvre aventurier, qui retourne à Boston. — Son prestige habile en impose à des marchands : — le 19 janvier 1646, le Planter lui est livré par Maverick pour trafiquer en Acadie ; l’équipage compte une douzaine de matelots, dont cinq sont débarqués au cap de Sable, cher à La Tour.— Celui-ci, de connivence avec les autres marins, cingle vers le golfe, où il continue son voyage de trafic. — Le 8 août 1646, le Planter, de 35 tonnes, est loin de Boston : il entre, à cette date, en rade... de Québec !. — L’astuce et la rapine se rient de l'amitié ; c’est le salut d'adieu du rusé personnage aux Puritains, revêches à ses desseins d’écraser son rival de Port-Royal. — Trait de forban qui inspire à Winthrop cette réflexion de son Journal : “ Par là il apparaît qu’il ne faut pas se fier à un homme infidèle et charnel. Bien que lié par les chaînes de la courtoisie, il est devenu pirate !...” Huitième trahison, doublée d'’escroquerie.

20 Séjour à Québec (1646-60) : — quel rôle soutint le personnage sur

la scène nouvelle? Il suffit de lire le Journal des Jésuites. — “ Le 8 août 1646, sur le soir, parurent en rade le navire du capitaine Poulet et le flibot de M. de La Tor qui venait se réfugier ici ; — le lendemain matin, on tira à son a; ve, et à sa descente il fut logé au fort (Saint-Louis). — M. le gouverneur (de Montmagny) lui donna le devant, que La Tour accepta le premier jour, et puis le refusa, comme il le devait ! ”’ — Peu scrupuleux de conscience, La Tour dupa ses hôtes durant quatre ans de séjour. — I] était de toutes les fêtes, demandé comme parrain des nobles, portait le dais. .. — La métropole l’oublia, tout entière aux troubles de la Fr-,r: 4e.

Retour en Acadie (1650-64) : — ‘ans l'été de 1650, La Tour connu le tragique décès de M. d’Aulnay, et rentra en Acadie, — On cite les

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VI° Dernières années de La Tour

lettres patentes, accordées le 25 évrier 1651 à l'insoumis contumace elles sont l'œuvre d'un faussaire, car l'Acadie appartenait alors à Re: de Charnisay, comme tuteur de Joseph de Menou. — En 1651, 1 Tour se serait rendu en France, d'où il aurait amené un groupe « soldats, entre autres Philippe Mius, d'Entremont ; il aurait occup en septembre, par concession de la veuve de l'Aulnay, le fort Sain Jean. — Le 24 fevrier 1653, il épouse Jeanne Motin à Port-Roy: afin de tenir tête à Emmanuel Le Borgne.-- Va-t-il se réhalibiliter ?. Le 18 mai 1653, Josué Scottow de Boston, son commis intéressé, 1 porte une cargaison de denrées : sa dette est de 4,146 livres sterling ce fardeau ne pèse guère sur sa conscience ; il en est à sa neuvièn | trahison !. — Le châtiment le suit de près.

| 1o Invasion anglaise (1664) : la roue de la fortune tourne en : défaveur. — En août 1654, l'anglais Robert Sedgwick se présente a fort Saint-Jean : La Tour se rend à discrétion. — Pentagouet et Por | Royal, La Hève, tout tombe au pouvoir des Anglais...

20 Dernière trahison (1666-66) : -- en 1655, La Tour se rend à Lor dres, où il obtient l'appui de John Kirke. — Le 9 août 1656, il accept de Cromiwell, la concession de l'Acadie conjointement avec sir Thoma Temple et le colonel William Crowne, de Boston. — Dans les provision: Cromwell spécifiait que ‘ des soldats et colons uniquement protes tants seraient tolérés en Acadie.” — Le 30 septembre 1656, La Tou transféra à ses associés sa part d'intérêts, moyennant la perception d 208 des produits de la colonie...

30 Dernières années, mort (1657-63) : - de retour, La Tour vécu

tantôt à Saint-Jean, tantôt à Port-Royal. — Il continue à se fourni à Boston. — Le livre de ses comptes, tenu par Josué Scottow, exist encore à la bibliothèque de cette ville ; il se ferme en 1663, qui fu apparemment l’année de sa mort. — Scottow en effet prépara, cett année même, une pétition au gouvernement de la métropole en faveu de sa veuve et de ses cinq enfants mineurs : Charles, Jacques, Marie Anne, Marguerite. (V. Acadiensis, passim).

40 Postérité : -- selon la tencur de l'arrêt du Conseil d'Etat (20 mar 1703), les alliances des enfants, nommés désormais de Saint Etienne se répartissent ainsi : Jacques épouse Anne Mélanson ; Marie Alexandre Le Borgne de Belle-Isle ; Anne, Jacques Mius d'Entre mont ; Marguerite, Abraham Mius de Pleinmarais. — Tous ses en fants ont racheté, dans la suite, le- fautes de leur père.

lo Famille : -— Emmanuel Le Borgne de Zelle-[sle-en-Mer — tle e canton de l'arrondissement de l'Orient (Bretagne) — sieur du Cou. dray — localité située dans la Loire-Inférieure — chevalier de Saint Michel, est “ l'un des plus fameux marchands de la Rochelle, lorsqu'i s'engagea dans les affaires de l'Acadie."—Son épouse Jeanne François

lui donna 8 enfants, dont quelques-uns le suivent au-delà de l'Océan.

ntumace !: 20 Créancier et gouverneur : - fournisseur de Ch. de Menou, il rs à René

passe (9 nov. 1650) une transaction avec son père René, tuteur de ses 1651, La petits-enfants, tous mineurs, réglant la créance à 260 mille livres. —

groupe de Saisie des biens du débiteur, reste (30 août 165: ) la somme de 239,412 t occupé, liv. — Pour compensation, la Cie de la N.-Fr. fait concession à M. Le ort Saint-

Borgne (20 nov. 1657) ‘* des terres situées depuis la baie Verte, jusqu'à la Nouv -Angl., excepté ce qui a été accordé au sieur de La Tour.” — Le 10 décembre, provisions royales de * gouverneur et lieut.- rén., depuis Canseau jusques à la N.-A., durant l'espace de neuf années, révoquant notre commission subrepticement obtenue par Ch. de St- Etienne, sieur de La Tour, pour ne pas avoir été nommé par la dite Cie.. Le sieur Le Borgne et ses suc dit pays et de la traite des pelleteries avec à tout autre.”

30 Réclamations : -- le 30 janv. 165

ort-Royal, iliter ?...

éressé, lui sterling : neuvième et présenté ‘cesseurs jouiront du les sauvages, privativement ne en sa ésente au VII°

8, M. de Bordeaux, ambassadeur tet Port-

à Londres, réclame la restitution de l'Acadie : la Cie des Cent Associés Em. Le Borgre , ee : è appuie sa demande, mais Cromwell refuse. — Le 7 oct. suivant, insd à Lon- S | tances du même ambassadeur pour la mise en liberté de l’un des fils Le : e il accepte Borgne, prisonnier à Boston avec ses officiers et de son rétablissement r Thomas Belle Isle à Port-Royal : même refus. — Le 27 sept. 1664, Emm. Le Borgne rovisions, ë

Ve | somme la Cie des Indes occid. de rapatrier son fils et le personnel de sa it proles- ho garnison. — Le 22 nov., déprédation des Anglais à Mirliguesh, terre de 7è gouverneur La Hève.

40 Résultats : — les Anglais traitent l'Acadie comme une proie (1654- 70) ; — les Cent Associés et ln Cie des Indes qui leur succède (1664) considérent leur usurpation comme caduque et continuent à faire des concessions : — le traité de Bréda va leur donner justice. —— Le 17 déc. 1667, nouvelle forme de concession à la famille Le Borgne “pour trois ans, des terres situées de la riv, Verte à celles des Mines et 10 lieues

La Tour eption du

ur vécut e fournir w, existe 3, qui fut

ra, cette de profondeur : l'ancienne concession étant reconnue trop étendue...”

en faveur — Le 9 oct. 1668, cession au même par le sieur Morillon du Bourg, com-

s, Marie, missaire de la Cie des Indes, de tous ses intérêts et de son autorité, —

En 1670, M. Alex. de Belle-Isle réclame de Colbert le remboursement

(20 mars de ses dépenses pour l'Acadie : le ministre lui offre 150,000 liv, qu'il

le Saint- refuse. — Le 12 mars 1672, M. Le Borgne fait apposition à la requête

; Marie, de Marie de Menou, fille du sieur d'Aulnay. Le 13 mai 1683, M. de

d'Entre- La Barre et M. de Meulles confirment la possession et la jouissance de

s ses en- la seigneurie, — En 1701, André de Belle-Isle demande à la Couronne

toutes les terres et îles de l'Acadie : en 1703, le pays est déclaré ‘ do-

maine du roi" ; on lui accorde ‘ 10 lieues à droite, 10 lieues à #auche

. et | de la riv. Pentagouet sur dix de profondeur.” — Alliances des familles du Cou-

Le Borgne et La Tour, qui se nomment dans la suite de Bellile et de Saint-Etienne. (NV. Arch. féd.. Ottawa, fascicule Le Borgne).

le Saintlorsqu'il François,

l'Océan.

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L° Causes extérieures et

intérieures

H° Invasion et conquête anglaise (1654-67)

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