‹ Tableaux synoptiques de l'histoire de l'Acadie [microforme]Chapitre 26 sur 48 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

La SITUATION POLITIQUE

lo Capitulation de Port-Royal : — selon l’article 5, la cession n’affec-

tait que la place et le district dans un rayon de “ trois milles anglais ” : — la population, d'après le recensement de M. Allain, comprenait 478 personnes. — Tout le reste de l’Acadie demeurait donc territoire français — durant les trois années suivantes :— un coup de main vigoureux de la métropole aurait eu raison de la garnison d'Annapolis, mais Ponchartrain tergiversa et se perdit en projets inefficaces. — La maladie et les désertions de soldats irlandais diminuent les troupes de la garnison et l’énergique Vetch s'absenta : en juin 1711, elle comptait à peine 100 hommes valides. — Londres négligea totalement sa conquête. — Revanche armée de M. de Saint-Castin, à la tête des Abénaquis et d'un groupe d'Acadiens ; à un mille au nord — près de Bridgetown — ils interceptent l'avance du major Elliott et du major Forbes conduisant un parti de 70 hommes qui sont massacrés (21 juin 1711) : les historiens ont nommé par erreur ce fait d'armes le massacre du Ruisseau sanglant (Bloody Creek), qui eut lieu, un mille plus bas, le 8 déc. 1757 : un capitaine et 16 hommes du 43e régiment y périrent

en voulant barrer le passage aux F rançais. (Notes de M. P. Gaudet, archiviste),.

| 20 Cession de l’Acadie (11 avril 1718) -— Art. 12: ‘‘ Le roi très chré-

tien devra livrer à la reine de la Gr.-Bret. la N.-E. ou l’Acadie entière, comprise dans ses anciennes limites, et aussi la cité de Port-Royal, maintenant Annapolis—Royal. .. et ensemble tout ce qui dépend des dites terres et tles de ce pays.” — Art. 10 : ‘ Des commissaires seront nommés pour le règlement des limites entre les ossessions anglaises

et françaises.” — Art, 14 : ‘ Les s la liberté de

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se retirer ailleurs dans l’espace d'un an, en emportant leurs effets mo: biliers. .. Ceux qui voudront être sujets du roi d'Angleterre jouiront du libre exercice de leur religion selon l’usage de l’Église romaine, autant que le permettent les lois de la Grande-Bretagne.” — Traité d’Utrecht (Hollande).

| 30 Concessions de la reine Anne (23 juin 1713) : — elle a demandé à | Louis XIV la mise en liberté de prisonniers, détenus aux galères pour | cause de religion réformée ; — sa demande est agréée. — En recon-

naissance, elle fait écrire à Nicholson, gouverneur de la N.-E. : — ‘C’est notre vouloir et bon plaisir que ceux de nos sujets qui ont des propriétés en notre gouvernement d’Acadie et T.-N.,... aient le droit de conserver leurs ierres, d'en jouir sans être molestés, ou de les vendre, s’ils préfèrent se retirer ailleurs ”.

4 Décisions des Acadiens entravées : — tous ces documents restèrent lettre morte, à part la liberté religieuse. — Tour à tour, Vetch, Nicholson, Caulfield, Doucett, Philipps et ses lieutenants-gouverneurs s'opposent, par atermoiement, par ruse, par prétexte de serment d'allé-

| geance prêté ou à prêter, à l'exode en masse des Acadiens : — tous l’a-

| vouent ou le cacheront avec hyprocrisie dans leur correspondance of-

| ficielle et officieuse. — Instances inutiles de M. de Ponchartrain, de | M. de Costebelle, de Brouillan de Saint-Ovide, gouverneurs de Louis- |

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bourg, des missionnaires récollets et séculiers, de l’évêque de Québec, des délégués acadiens et de leurs commettants, Messieurs Denys de la Ronde et de Pensens, à Annapolis. .. (V. It., ibid.).

lo Causes de la loi martiale : les institutions britanniques sont irréalisables en Acadie : — dans : la métropole et aux colonies, Les catholiques sont des incapables, privés par la loi de leurs droits civils, inaptes, inéligibles à toutes fonctions : — d'où, ni législature possible, ni assemblée d'aucun genre, ni judicature avec serment. — Néanmoins, par impossibilité de les tuer, on consent à leur laisser leur culte religieux, à les laisser vivre dans les bas-fonds, par tolérance intéressée : — d'où, la clause des traités : ‘“ Autant que le permettent les lois de la Grande- Bretagne ”. — Et l'on a accusé Richelieu d’intolérance, à propos de l'exclusion des Calvinistes de la N.-Fr.: ce sont des historiens catholiques surtout qui s’honorent de le lapider ainsi ! (V. Edouard Richard

| lui-même dans H. D'Arles, Acadie, t. I, p. 83).

20 Pouvoir absolu du gouverneur : -- soit lui, soit son lieut.-gouv., | organisèrent l'état provisoire. — Ils avaient la faculté de lever des troupes, de porter les armes contre les agresseurs du dedans ou de dehors, de condamner à mort ou de libérer les captifs, de décider en justice 1r° les plaintes et les désaccords sur les biens-fonds. — Leurs pouvoirs sont discrétionnaires, sans appel, en dernier ressort.

Loi martiale : 30 Conseil des Douse — Philipps inaugura un Conseil composé de ! Douze officiers, choisis à volonté, démis à son gré. — Cinq membres (1710-20) formaient le quorum : leurs voix étaient consultatives seulement, —

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fets mo- En son absence, le plus âgé avait la présidence. — Les décisions du jouiront Bouverneur ou de son représentant se transmettaient à la population rine, au- par l'intermédiaire des Délégués.

— Traité 40 Délégués du peuple : — l’électorat du district est réparti en 8 divisions, ayant une appellation spéciale : —- le 11 oct. de chaque année, mandé à a lieu l'élection des 8 délégués respectifs, qui doivent être “ anciens, res pour probes, propriétaires ”. — Ils viennent chez le gouverneur faire acte | recon- de soumission, prendre les ordres, afin de les transmettre au peuple -E. : — par voix d'affiches aux portes des églises. — Ils sont chargés de dirimer ont des à l'amiable les disputes, de surveiller l’état des chemins, des ponts, des le droit endiguements, d'assister les arpenteurs sur la délimitation des fronvendre, tières : — fonctionnaires dépourvus d'autorité, non rémunérés, mais passibles de reproches et d’amendes, tous méprisés des historiens anglais. ; restè- 5o Autres commissaires : -— le gouverneur imagine un autre rouage Vetch, administratif apparent : — un officier de paix, établi au siège éloigné erneurs de Canseau, pour maintenir l’ordre parmi les pêcheurs, surtout ceux t d’allé- de la N.-A. ; — un autre, Acadien, Prudent Robicheau, sous ses yeux, ous l’a- à Annopolis ; -— un percepteur des douanes, un officier de marine avec nce of- secrétaire : leurs fonctions ne les embarrassaient guère dans leur isole. ain, de ment. (V. Can. and Pro. t. XIII, p. 70). Louis- Juébec, lo Commission de Philipps : — le ministre des Colonies songe à tenter s de la une organisation quelconque,civile et politique, judiciaire même. — La clause cinquième de la commission détermine les pouvoirs de Philipps ‘* pour dirimer les réclamations concernant les immeubles (1719). s sont — Sa seconde commission lui accorde la faculté de “ régler les litiges es, les des héritages ” (1729). — En 1721, il écrit “ qu'il forme avec son Concivils, seil une Cour, analogue à celle d la Virginie ”’. ssible, 20 Règlements de la Cour : —-| opinion a prévalu jusque-là, à l’étranmoins, ger, que la loi martiale régit encore le pays : il faut détruire ce préjugé. igieux, — La Cour s'assemble quatre fois l’an. — Trois membres sont com- - d'où, missionnés en qualité de J'uges de paix : il leur fallait un interprète acarande- dien pour exercer convenablement leur magistrature. 08 de d'organisation 30 Perception des impôts : — en 1730, Philipps s'efforce d'organiser atholi- la levée des taxes seigneuriales de l’ancien régime, au nom de Sa Mai. ichard civile Britannique : on les acquittait en nature : blé, pois, chapons... — (1730-30) Alex. Bourg de Bellehumeur devint Procureur du roi aux Mines ; gouv., — après sept ans, il eut pour successeur Maugeant, qui se retire au r des au bout de trois années : — à Annapolis, Prudent Robicheau ; à Chile de- gnecto, James O'Neil, Irlandais de Cork, qui étudia la médecine à ustice Paris. — Ces percepteurs étaient aussi nofaires, qui exerçaient les s sont fonctions les plus diverses : ventes, échanges, hypothèques, actes de naissance, de décès, testaments. .. — Les curés intervenait aussi dans 6 de j leur rôle de pacificateurs d'ouvriers, de conseillers temporels et spirinbres tuels: tous les rapports officiels les couvrent de dédain, de calomnies,

nt. — de haine auprès des ministres d'États.

{1o Proclamation de janvier 1738 :—elle fut, paraît-il. nécessitée | par la négligence que mettaient les plaignants en justice de citer à la | barre les accusés. — Elle fixa 4 jours pour les comparutions : le pre- |

mier mardi de mars et de mai, le dernier de juillet et de novembre, — Toute plainte sera logée au bureau du secrétaire de la province, qui sommera les parties devant le tribunal, ** dans le cours des trois semaines suivantes ‘. — La métropole ne salaria jamais ni les lieut.- : Souverneurs, ni leurs substituts.

administratif | 20 Délimitations des propriétés : -— inaugurée en 1728 par l’arpen- (1730-45) i teur général, David Dunbar, elle se borna alors aux forêts utilisables à la marine royale. — En 1732, son arpenteur secondaire, G. Mitchell, délimita les sir cantons, de Kénébec à Sainte-Croix ;: — en 1733, les deux rives de la rivière Annapolis, et en 1734 sur la baie de Fundy. — En 1735, Georges Mitchell est remplacé par le lieutenant Amhurst, qui continue le travail dans la suite. :

IV° Progrès

lo Commission de Cornwallis : - elle comportait la création d'une Assemblée générale ; — néanmoins, les circonstances vinrent entraver | ce dessein ; — l’ancien système est transféré d'Annapolis à Halifax. ! 20 Erection de Cours régulières : — Je gouverneur augmente d’abord ! les tribunaux de première instance qu'il nomma les Cours de comté (1750), — appellation qu'il changea en ‘“ Cours inférieures des Plaidoyeurs communs (1752).)— Il se réserva en Conseil les causes civiles et criminelles. — Il s'étudia à diminuer le trafic du rhum, qui | occasionnait des querelles et des meurtres, et détermina même une"“ef- | froyable épidémie à Halifax, — En 1754, organisation de la magistra- : ture sur la base encore existante : le 14 octobre, installation de Jona- | than Bcicher, comme juge en chef, de Ch. Lawrence aussi comme

v° lieut.-gouverneur : serment du grand jury (21 oct.).

30 Établissement de la Première Assemblée : —le 7 fév. 1758, le

Première |! hautain et autocrate gouverneur Lawrence se courbe enfin sous les ordres émanés de Londres: — avec l'avis du Conseil il fait appel aux

Assemblée { électeurs pour le choix de 16 députés protestants. — les catholiques étant législative exclus de toute participation, en raison du serment électoral hérétique, mais on pouvait et devait les soumettre à la taxation commune, —

(1758-59) l'argent n'ayant pas d'odeur. .. — La première session législative se

| tint, le 2 oct. 1758, avec pompe et cérémonie, sous la présidence de | Robert Sanderson, sous l'œil superbe de Lawrence, digne représen- | tant de tels élus. — Le mandat législatif se prolongea jusqu'au 13 août | 1759. (V. Can. and Proe., t. XII). — 1] a fallu 60 ans à la métropole pour établir au Canada cet organisme démocratique, qui donnait au moins l'illusion de l'indépendance politique. — Il lui faudra encore cent ans pour reconnaître la responsabilité ministérielle : — ainsi le Trésor britannique sut s'enrichir, comme ses hauts fonctionnaires coloniaux, l’espace de 150 années, surent écarter leurs vaincus de tout honneur, émolument, charge et fonction. — Le self governement

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le prembre. — nce, qui trois ses lieut.-

resta à Londres, sans nuire ici à ses représentants, qui se virent forcer de s’humilier aux pieds des vaincus triomphateurs. (V. Fascicules III et IV : Nouv.-Ecosse).

l'arpen- CHAPITRE III ilisables

Litchell, 733, les ndy. — nhurst,

LA PoPULATION

lo Histoire partiale : — elle à travaillé jusqu’à nos jours, dans des œuvres très récentes, à ternir la beauté morale de l’âme acadienne. — Elle accuse les populations d'avant l'expulsion de constituer un ramassis d'êtres ignorants, de paysans (peasants) incultes, grossiers,

des tracassiers, querelleurs, insociables, plaideurs acharnés ; — gens cupides ne et avares, bornés dans leurs facultés et leurs desseins, incapables hs d'élévation de l'esprit : de mentalité vulgaire. — Mais le principal er grief est leur soumission et leur attachement au clergé et aux mission- : Plai- naires, qui leur apprenaient à lire et à écrire. — Leur moralité heureube. 1° sement s'impose d'emblée : les foyers sont populeux, à en rendre ja- Fe Joux jusqu’à la haine de la progéniture exécrée. — Le paysan est par- ER +3 Caractère tout le même. à ; plates des Acadiens 20 Histoire véridique : — il est le même que de nos jours : sensé, Jons- plein de mesure et de tact, fait de droiture et de probité, ami de la tre Justice et du respect d'autrui, religieux au fond de l'âme, ennemi des vices et du scandale public. — Il a bien ses tares communes, en raison 58, le de ses facultés peu policées, bornés chez tels individus, en vertu de tetes ses labeurs pénibles et des attaches matérielles qui le lient au so', aux J Lee animaux, aux héritages qu'il doit laisser aux siens. — Les Acadiens Fès formaient une grande famille, issue de souches peu nombreuses, s'alins liant entre eux, vivant de culture, de pêche, de chasse, avec sobriété, ; sie libéralité, abnégation, parcimonie ; — heureux et contents, ils ne sa Fe. surent découvrir aucun des pièges qu’on leur tendait : ils furent les EL victimes de leur innocence et de leur bonne foi ! ‘sen- { 10 En 1731 : — au lendemain de la Cession, les Acadiens sont (1714) cuirs au nombre de 2,528 âmes. -— Seize ans plus tard, les missionnaires ont gs relevé le chiffre de 696 familles, ainsi réparties : — 168 aux Mines, dése 150 à Beaubassin, 68 à Cobeguit, 150 à Pigiquit, 160 à Annapolis et i le dans la banlieue, formant un total de 6,000 âmes environ. —Sur le dose fleuve Saint-Jean, se trouvent 20 familles ou 111 âmes. — La protout gression est simplement merveilleuse. — Le développement s'étendit ent . | vers l'est et le nord ; — les appellations nouvelles trahissent la vieille

humeur gauloise : rivière de Tintamarre, hameaux de Joli-Cœur, havre

— de

I1° de l'Avocat, Bel-Air, le Lac, la Coupe, Painsec, Beau-Séjour, la Pré Ronde, etc. (V. Rameau, t. 2, p. 19).

Recensements 20 En 1739 : selon Rameau, le recensement de 1730 accuse le chiffre (1731-48) de 4,345 ; celui de 1739, 7,114 âmes.—Selon le Recensement du Can: da (vol 4), le premier accuse 6,000 âmes, et le second, qui n’est pas

mentionné, devait s’élever à plus de 8,000 habitants. 30 En 1748 : — suivant son chiffre initial, Rameau porte la population à 11,926 âmes, bien qu’il ne se ftt aucun recensement direct. -— A l’époque de l'expulsion, l'évaluation approximative dépasserait peutêtre le nombre de 13,000 âmes. — Il y eut plusieurs départs de familles au Cap-Breton et à l’Tle-Royale, après la restitution de Louis-

bourg à la France (1748).

lo Fondation de Halifax : — cette restitution amena, l’année suivante, la fondation de la colonie anglaise de Halifax. — Depuis 40 ans, les administrateurs d’Annapolis la réclamaient sans répit : la métropole établissait en Afrique, en Asie, ailleurs encore ses futurs comptoirs. — Elle songea enfin à réaliser le projet du commandeur de Razilly, qui rêvait une base navale sur le littoral oriental de l’Acadie. — La Cour de Versailles se vit contrainte, après 1713, de sauvegarder l’entrée du St-Laurent en fortifiant Louisbourg sur le Golfe. — La baie de Chi. bouctou, vrai port naturel, n’offrait rien d’attrayant dans ses environs, pour la culture ; mais elle convenait à merveille à l’érection d’un poste

IIL° répartir en divers endroits de la N E., au prix de 131,700 liv. st. > —

de mêler Protestantis et Acadiens, les premiers s’emparant des terres

Population d’alluvion, les seconds s’indemnisant par les coupes des forêts ”. — Londres les écouta: voie indirecte qui va mener à l’expulsion certaine.

anglaise 80 Premiers colons anglais : — il y avait peu d’Anglais en N.-E.

(1749-53) en dehors de l’ancien Port-Royal, et peut-être Canseau. — Le Parle-

ment britannique vota la modique somme de 40,000 liv. st., pour aider aux premiers frais ; on racola aisément 2,576 colons, hommes, femmes, enfants, auxquels on assurait l'existence pour un an, avec armes de défense, outils, instruments de labourage. — Treize transports les débarque, le 27 juin 1749. — L'installation est complétée avant l'hiver. 4o Nouveaux contingents : — la métropole poussa l’œuvre de la colonisation avec grande énergie ; — en 1750, arrivée de 853 émigrants, qui sont établis sur le site actuel de Dartmouth, au sud-est du havre : — puis, de 300 Allemands du Palatinat et du Haut-Rhin, venant de Rotterdam ( mois de sept. 1750) ; — en 1751, le printemps amène un

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IV° Population allemande

millier d'autres ; — en 1752, environ 1,000 Calvinistes français arri-

vent de Montbéliard en Franche-Comté, partie du duché de Wurtemberg, depuis le 13è siècle. — Parmi eux, on découvrit quelques “ papistes ”, qui furent vite exilés à l’Ile-Royale. — Durant trois ans, | les partis indigènes viennent attaquer les colons écartés du centre, les tuer, les scalper : ce détail rejetait sur les paisibles Acadiens les ran- | cunes qui enveloppèrent les sauvages, leurs alliées séculaires. (V. Fasc. III, p. 201 ; Mem. S. R. C., 1910, p. 69).

lo Lunenburg : — en français Lunebourg, ville et principauté allemande, a formé dans la suite un district de la N -E., — comme il s’en forma un autre de même dénomination dans le Haut-Canada (1788). — Durant la Révolution américaine, Lunenburg est soumise au pillage et rançonnée par les corsaires (1782) ; — devenue plus tard, un port d'attache et de relai, un chantier naval, un port de pêche ; — les environs subissent une culture intense et fructueuse.

20 Exode des Allemands : — le luthéranisme déplaît fort aux Anglicans et surtout aux dissidents. — En 1753, on déporte la colonie allemande de Halifax à Mirliguesch — Milky Bay — qui se nomma Lunenburg : — Charles Lawrence, colonel et bientôt lieut.-gouverneur, essaya ses talents dans cet exode forcé. — L'établissement comprenait une circonférence de 40 milles : la population primitive a gardé des traces de son origine, par la langue et leurs coutumes. (V. Can. and Prov., t. 13).

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