‹ Tableaux synoptiques de l'histoire de l'Acadie [microforme]Chapitre 31 sur 48 · M LS · texte numérisé non relu

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lo Chefs d'accusation : — 1. ‘‘ Défense d'émigrer, et loi martiale, — 2...,“ avant la décision précise de la Reine ” (Nicholson, 1712-13) ;

3..., sur des vaisseaux anglais, ni français, ni les vôtres propres, avec les agrès venant de Louisbourg ou de Boston ”’ (Vetch, 1713-14) : — +..., “en ouvrant un chemin vers l’est ou le nord ”’. (Philipps, 1720. 22) ; —5..., “à cause du serment accepté avec réserve ”. (1730) ; 7..., “ cet automne, sans avoir ensemencer, sans Passeports ”. (1750-

52). -— Trois cents Acadiens ont portés les armes à Beauséjour, sous les menaces des Français, il est vrai (1755). — La requête contre la livraison de leurs armes est taxée comme insolente, de mauvaise foi ; — refus de prêter le serment sans réserve aucune. — Exécution de la déportation en masse.

20 La vérité historique : — 1. Yetch le premier découvre qu’il conviendrait d’exiler les Acadiens dans ‘“‘ les Antilles françaises. — 2, Ses trois successeurs insistent sur deux conséquences immédiates de leur départ : désert dans la N -E., accroissement de la population du Cap-Breton et de l'ile Saint-Jean. — 3: La Chambre de Commer-

| | 6..., ‘car ce serment est caduc et nul ”. (Cornwallis, 1749) ; — | |

IX° ce, sous James Craggs, secrétaire d’État (28 déc. 1720), exprime à Philipps la pensée ‘ qu’il voudrait mieux que les habitants français

La morale de la N.-E. fussent transportés ailleurs, où le mélange avec les sujets britanniques leur fera oublier leur langue, leur religion et la mémoire du

du drame passé et en fera de véritables Anglais”. (V. Mém., S. R. C., 1910, p.

62). — 4. Paul Mascarène, malgré son habile politique de conciliation, usa de son crédit auprès de Shirley : tous deux (1745) font appel à l’intervention du duc de Newcastle, “ lui soumettant avec déférence le plan d'expulsion des habitants français hors de la N .-E., en les remplaçant par de bons sujets protestants ”. (V. Ibid, p. 65). — 5. Gouverneurs et lieutenants-gouverneurs dénoncent à plaisir comme douteuse et incertaine la loyauté des Acadiens, dans toute leur correspondance, en dépit du refus formel de leur part de seconder les Français devant Annapolis et ailleurs : — il paraît ainsi évident, que

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de Fontenoy, son départ forcé de Louisbourg et l’humilation subie à l'échec de Beaubassin en 1750 : — sa ranCœur inspira son audace ; son audace, sa duplicité, puisqu'il lança ses proclamations “ au nom du roi”; sa duplicité, son inhumanité, que ses historiens ont reconnue simplement naturelle (V. Ibid, p. 76).

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