‹ Tableaux synoptiques de l'histoire de l'Acadie [microforme]Chapitre 32 sur 48 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

L'Éeuise ACADIENNE

| io Laurent Molins (1664-76) : — Religieux Cordelier (Franciscain)

a succédé, après plusieurs années, aux Capucins expulsés et fut un mis-

| sionnaire très dévoué ; ainsi qu'aux Jésuites de Miscou.

| 20 Louis Petit (1676-94) ‘— capitaine au régiment de Carignan, ordonné à Québec le 21 déc. 1670, affilié au Séminaire des Missions Etrangères, dirigé sur la cure de Port-Royal, prisonnier de Phipps (22 mai 1690) et emmené à Boston, remis à sa cure à l’automne, retiré à Québec en 1694, où il meurt en 1709. — Il a pour vicaire M. Louis Geoffroy, P.S. S., de 1686 à 1687 : M. Claude Trouvé, P.S. S., de 1689 à 1690; prisonnier de Phipps à Boston, celui-ci l'embarque dans son navire et l'échange avec une jeune prisonnière anglaise.

80 Abel Maudoux (1694-1702) : — prêtre des Missions Etrangères, arriva à l’automne de 1693 de sa cure des Trois-Rivières ; — homme de piété et de vertus, il était d’un tempérament irritable et demanda à retourner en France, l'automne de 1702. — La cure est alors confiée aux Récollets : ils sont aumôniers de la garnison.

40 Religieux Récollets : — Féliz Pain arrive (1701) avec M. de Brouillan et est aumônier jusqu’au mois d'octobre 1710. — En 1703, il est curé avec le Père Patrice René, nommé Supérieur du couvent ouvert en 1703. — Le Père Justinien Durand devient curé de la paroisse Saint- Jean-Baptiste (1704-20). — Le Père Charlemagne Cuvier lui succède (1720-24).

5o René-Charles de Breslay (1724-31) : -- néen 1658, il entre au Sém. de Saint-Sulpice à Paris en 1694, part pour Ville-Marie, fonde la mission de l’Ile-aux-Tourtes (1703-18), retourne en France. — En 1720, il débarque au Port-la-Joie, où il fonde l’église ; — il dessert Port- Royal et les environs (1724-28) : en 1729, il est persécuté par Armstrong, s'enfuit dans les bois, se découvre au retour de Philipps, se retire au mois de juin 1731. :

60 Antoine Gaulin (1731-32) : ce vaillant missionnaire des Micmacs, prêtre canadien des Missions Étrangères, se prête aux fonctions curiales, l'espace d’un an (mai 1732). — Son confrère, M. Jacques Lesclaches fait un intérim de sept.-nov. 1732.

To Claude de Saint-Poncy de la Vernède (1732-89) : — prêtre des Miss. Etrang., se dévoua durant sept ans à son troupeau, subissant sans relâche les vexations de M. Armstrong qui le chassa de sa cure, un mois avant de s'ôter la vie. — Son confrère, M. Nicolas Vauquelin lui succèda (1739-41). — Le Sulpicien, Charles de la Goudalie ne desservit la paroisse que quelques mois (déc. 1741-juin 1742).

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I1° Paroisse des Mines, dite

La Grand-Prée

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80 Jean-Baptiste Guy Desenclaves (1742-64) : -— ordonné à Limog en 1726, entre au Sém. de Saint-Sulpice, arrive à Montréal en 172 dessert Sainte-Anne, Repentigny, Longue-Pointe (1728-36), visi Paris, revient à Louisbourg (1739) et se rend en Acadie, à la Grand Prée, puis à Annapolis.

So Henri Daudin (1764-65) : —prêtre des Miss. Etrang. aborde à Loui

| bourg, l'été de 1753, suit l'abbé Le Loutre à Beauséjour, de là passe

| Port-Royal, où Hopson lui permet un séjour de six mois, sans exig |

de lui le serment d’allégeance, imposé aux prêtres le 11 août 1749. Au mois d'août 1755, il est arrêté et emmené captif à Halifax. (\ Arch. féd., Ottawa, Notes de M. Gaudet).

{1o Louis Geoffroy (1687-92) : — né à Paris (1661), il s’agrège au Sén

| de Saint-Sulpice, passe au Canada (1685), suit Mgr de St-Vallier e Acadie (1686), le nommant vicaire du curé Petit : celui-ci l’envoi exercer le ministère a Pobomkou, au cap Neigre, à Pentagouet. - M. de Saint-Castin l'envoie à ses frais par un navire bostonnais e: France, d’où il revient en 1687. — I] devient alors le premier desser vant résidant aux Mines : il y installa des écoles qui portèrent de fruits : les documents (1707-18) ont consigné la signature des habi tants dans les registres. — En 1692, il devint curé de Laprairie et i mourut à Québec en mars 1707.

20 Jean-François Buisson de Saint-Cosme (1692-98) : — affilié a Sém. des Missions Etrangères, il s’étudia à continuer et à développe: l’œuvre de son prédécesseur. — Une lettre de M. de Villebon (3 oct 1698) l'y montre encore à ses fonctions, et il conduisit cette année le: sauvages de sa mission à Pentagouet.

30 Abbé Guay (1699-1702) : —- prêtre des Miss. Etrang., dirigé de France en Acadie, sans expérience, sans tact ni mesure. — Le ministre exigea son rappel en 1702, sur les nombreuses plaintes écrites à son sujet. — Son confrère, François- Michel Leveyer, vint le remplacer, l’espace de quelques mois.

4o Bonaventure Masson (1703-16) : — ce Récollet desservit Saint- Charles de la Grand’Prée, “ durant douze ans avec édification ”. — Il y mourut le 16 fév. 1715, assisté du grand-vicaire M. Gaulin, missionnaire des sauvages.

6o Félix Pain (1715-24) : — il porte dans le poème de Longfellow le nom de Père Félicien — Récollet très intelligent et habile, il rendit

{aux Acadiens des services signalés par ses conseils justes et très modé-

| rés, au milieu des conjonctures les plus embarrassantes. — Ces Ré-

| collets relevaient de la Province de Saint-Denis ou Paris.

| 60 Antoine Gaulin (1725-90) : — missionnaire des Micmacs, il aime

à se prêter à tout ministère. — I] dessert les Mines : en juillet 1725 :

— oct. 172%-otc. 1726 : — oct.-déc. 1727 : — janv. 1728-avril, mai juillet 1729 — mars 1730. — Les intervalles sont remplis par les fonctions de M. Jean-Baptiste Brault, né à Montréal en 1698. — ainsi que les Récoliets de Cobequid et de Piziquid.

à Limoges | en 1728, 6), visite a Grand’-

e à Louislà passe à ins exiger t 1749.— fax. (V.

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To Charles de la Goudalie (1730-40) : — Sulpicien et grand-vicaire, il se signale par une grande prudence dans les questions politiques toujours en ébullition. — Il signe encore à la Grand-Prée, en nov. 1741, puis en 1744. — En septembre 1742, il amène l'évêque de Québec à lui nominer un successeur. — Jean-Laurent Laboret exerça le ministère (1741-42-44), tandis que M. Desenclaves a aussi rempli l’interim (1740-41). — De retour de son voyage en France, le vénéré et infatigable Sulpicien reprend sa cure, du 23 juin 1742 au 6 août 1748. — L'année suivante, il retourne en France, en raison de son âge et de sa surdité ; il reparut à Louisbourg le 1er oct. 1751, pour repasser la mer en 1752, qui fut l’année de sa mort à Nantes.

80 Claude-Jean-Baptiste Chauvreulx (1749-66) : — originaire d’Orléans, il entre à Saint-Sulpice en 1722, vint au Canada sous-diacre seulement (1728) et fut ordonné en 1730. — Après avoir exercé divers ministères au Cap-Sable, à la Hève, auprès des Indiens, il dessert Piziguit et la Grand-Prée : lourde tâche pour le zèle d’un seul missionnaire, surtout à partir de 1751 jusqu’aux heures sombres de la déportation. (V. Notes de M. Gaudet).

St-Sulpice, est à Ville-Marie en 1667, missionnaire à Kenté (1668-80), retourne en France, en revient avec Mgr de St-Vallier (1686), vicaire de Port-Royal, va se fixer à Beaubassin. — Son confrère, M. Jean Baudoin, né vers 1660, est dirigé sur l’Acadie en 1688, exerce le ministère avec lui jusqu'à son décès en 1689. — Tous deux furent témoins des invasions anglaises (1690-96), de l'incendie de l’église, du pillage des habitants. — M. Trouvé meurt en 1704, à Chédabouctou. (V. abbé H.-R. Casgrain, Les Sulp. en Acad, ch. IE, III, pour tous les détails de leur carrière).

20 Les Récollets (1710-22) : — avec M. de Brouillan s’introduisent ces

II1° Religieux de la Province de Saint-Denis ou Paris. — Le Père Félir Pain a charge de la cure de Beaubassin (1710-17), puisqu'on écarte les Paroisse de missionnaires de Port-Royal conquis. — il se fit l'âme, le guide, la consolation de son troupeau. — Le Père Vincent Cocuet (1717-22) lui

Beaubassin succéda.

30 Charles de Breslay (1722-23) : — ce missionnaire sulpicien venait de l’île Saint-Jean, où il passa deux ans. — Les registres attestent sa présence du 20 août 1722 à juin 1723.

40 Jacques Lesclaches (1732-42) : — il dessert la paroisse avec zèle et dévouement ; — M. de Saint-Poncy de la Vernède vint l’assister en septembre 1740 jusqu'en octobre 1742. — Puis, ce fut M. Laurent Laboret (1742-44) et l'abbé Sébastien Duguay (oct. 1744 à fév. 1745).

6o Charles Germain (1746-48) : — ce Père Jésuite, missionnaire des Abénakis, confère les sacrements et exerce les fonctions du culte, faute sans doute de curé sédentaire, en raison des circonstances critiques de la guerre entre les deux nations, et surtout de la chute de Louisbourg.

| Claude Trouvé (1686-1704) : — né vers 1644, s’agrège au Sém. de [l

| lo Louis-Pierre Thury : - i] débarque à Québec en 1676, étudie a Séminaire auquel il s’agrège, dessert les paroisses situées entre la Dh rantaye et la Riv.-du-Loup. — En 1685, il est envoyé aux missions d l’Acadie, est Promu grand vicaire forain, réside à Miramichi (1686) évangélise Gaspé, passe aux Mines, s'établit à Pentagouet ( 1689-98) —— Là il se dévoue au salut des Abénakis, des diverses tribus. — En l'ét de 1699, il est à Mouskadabouet (Lawrencetown), non loin de Chibouc ton, au milieu des Indiens qu’il évangélise et meurt sans leurs yeux

IV° ils lui érigent un Monument rustique de leur façon. 20 Antoine Gaulin : en 1700, il se trouve à Pentagonet, d’où il prend Mission de la mer vers la Louisiane ; mais un naufrage le jette sur le littoral du aine au retour (1702) ; il se rend à Pentagouet qu’il ne quitte qu’en Pentagouet 1705. — En 1711, il accompagne, aux premiers jours d’août, le baron

de Saint-Castin et ses guerriers sous les murs de Port-Royal : ;il se rend à Plaisance demander canons et munitions : Costebelle lui accorde les secours sous les ordres de Pierre Morpain, dont le navire est

30 Philippe Rageot : — confrère des précédents du Séminaire des Missions Etrangères, vaillant et zélé, qui se dévoua quelque temps en Compagnie de M. Gaulin. — Mais ces missions, fréquentées par les Récollets, furent bientôt confiées aux apôtres de la Compagnie de Jésus.

chapelle près du manoir de M. de Saint-Castin (1694) ; — en 1698, il la transporte au village de Naurakamig. — Puis le Père de la Chasse fixe la résidence à Panaounamske, à quatre lieues en amont du fleuve

lo Mission de Panaousmske : je Père Vivcent Bigot inaugura ne

Penobscot. , v° 20 Mission de Medoctec : — sur le haut Saint-Jean, érigée en 1701 par le Père Aubery, qui eut Pour successeur le P. J.B. Loyard (1709. Missions des 31). — Mission de Malécites, mêlés d'Abénaquis et de Souriquois, — Le Père Ch. Germain (1746-55) fut leur dernier missionnaire, Jésuites 80 Mission de Narantsouak *— établie vers 1694 par le P. Sébastien

Rasle, secondé ensuite de ses confrères Le Sueur, Lauvergeat, Jacques

Bigot. — Le Bouverneur de Boston mit à prix la tête du Père Rasle,

qui passait à ses Yeux pour le suborneur des Abénaquis. — Le 4 mars

1723, un Corps expéditionnaire vint détruire Pentagouet : un second

de 1,100 hommes assaillit la mission : le Jésuite est assassiné, son corps | haché et mutilé (23 août 1724). (V. Rochemonteix, op. cit. t. IT).

lo Rivière-aux-Canards ‘— M. de Miniac, originaire de Rennes, grand-vicaire de Québec, entre en charge de la cure en 1740. — Dans ces temps difficiles, il usa de réserve et de Prudence, comme un bon Sulpicien.—I] se retira, menacé de cécité et de paralysie, et s'embarqua à Louisbourg. en septembre 1749, et Passa à Nantes le reste de ses jours. — Le Sulpicien Mgr Dosquet lui avait concédé en Acadie jes pou-

étudie au re la Duissions de i (1686), 1689-98).

- En l'été Chiboucrs yeux :

‘il prend toral du te qu’en le baron 3; ilse

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VI° Paroisses

acadiennes

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voirs de vicaire général : la neutralité de ce dernier mécontenta le gouverneur et l’intendant de Québec. — M. Chauvreulx dessert des Mines

- Er Saint-Joseph jusqu’à l’arrivée (1754-55) de l'évènement atal.

20 Pisiguit ou Pigiguit : —- cette paroisse a pour desservant le Père

Récollet, Jsidore Colet (1724-28). — Elle fut bientôt confiée au zèle de M. Claude-Jean-Baptiste Chauvreulx, qui y exerça ses fonctions, tout en se rendant à divers autres places auprès des âmes privées de secours spirituels. — L'abbé Daudin, à l'été de 1753, remplace le précédent, avant de se transporter à Port-Royal en 1754.

30 Cobeguit : — le Père Pierre Verquaillie, Récollet, y est desservant

en 1724-25. — En 1744, la paroisse a pour pasteur l'abbé Girurd, prêtre des Miss. Étrang. de Paris, arrivé à Louisbourg en 1742. — De mars à juin 1750, Cornwallis l’accuse d’avoir conseillé à ses paroissiens de refuser le serment, le fait arrêter et garder en prison. — Enlevé, au mois d'août 1751, de sa cure par un parti micmac, il réussit à s’échap-

per de la baie Tayamigouche et à gagner l’île Saint-Jean, au printemps de 1752.

lo Sauvages de l’Acadie : — tous s'appellent du nom de Micmacs, dont

600 en état de porter les armes. (Mémoire de 1739). — Ils sont répartis par villages, savoir : — 1. Manigouêche, Ile-Royale, vers le Port-Toulouse ; -— 2. Astigonièche, à la côte d’Acadie, au nord du passage de Fronsac ; — 3. Malpec, tle Saint-Jean ; — 4. Pictou, à la côte de l’Acadie, vis-à-vis l’tle St-Jean ; — 5. Famagouche, en face du Port-la-Joie ; — 6. Beaubassin, en Acadie 3 —7. Chedaik, Richibouctou, au delà de la baie Verte ; — 8. Shubenecadie, à l'entrée de la rivière du même nom, qui tombe au bassin des Mines >; — 9. Port- Royal et La Hève, qui ne font qu'un village pour les sauvages, qui se fixent près de l’un ou de l’autre à leur volonté ; — 10. Cap de Sable, à la pointe sud-ouest de l’Acadie : — 11. Miramichi, Ristigouche, dans la baie des Chaleurs.— Les Indiens de tous ces centres ont été instruits dans la religion catholique par LEURS MISSIONNAIRES successifs. (V. Arch. féd., Ottawa, vol. 133, . 385).

30 Antoine Gaulin : — vraie âme d’apôtre, il se dévoue plus de 30 ans

au salut des sauvages et mérita de voir ses intentions et ses actes calomniés par les gouverneurs d’Annapolis ; — sans doute, il resta patriote et attaché aux gouverneurs de Louisbourg, mais il ne fut ni l’assassin, ni le criminel envers les prisonniers anglais, que les historiens ont accusé et noirci à plaisir, le grand Parkman surtout. — On sait qu’il vint mourir à Québec, le 6 mars 1740.

80 Abbé Courtin : — prêtre aussi des Miss. Etrang. de Paris, envoyé à

Québec (1723), à Louisbourg (1724) pour seconder M. Gaulin qui lui enseigne le micmac ; — il retourne en France (17380) pour ses intérêts, où il est pensionné par le roi, revient l’année suivante, hiverne à Malpec, se rend auprès des tribus acadi-nnes après le départ de M. Gau-

lin. — Le 30 juin 1732, l’ordonnateur Lenormant de Mésy écrit ; ministre: “ M. Courtin s'est embarqué dans un bâtiment pour se rend de Louisbourg au Port-Toulouse et de là au La Brador : ila péri «

mer! Il ne restait aux saux ages que ce seul missionnaire ”. ( Arch. féd. vol. 140, P. 45).—Un certain abbé Byrne-—Bierne dans 1 copies—, prêtre irlandais, aumônier militaire à lle St-Jean, en di

corde avec le commandant des troupes, retiré alors à Louisbourg, pass l'hiver à Mirliguèche avec l'interprète des Indiens, le sieur Barthélem Petitpas ; mais au printemps (1735) il vint dire qu’il ne pouvait s’a coutumer à vivre parmi ces nations, ni à apprendre leur langue et demanda à passer en France (It. vol. 147, p. 183).

4o Abbé de Saint-Vincent : — prêtre des Miss. Etrang. de Pari arrive à Louisbourg, le 9 août 1734, apprend l’idiome micmac à Mir ligouèche, est rejoint par l’abbé Maillard (13 août 1735) à qui il en

VII° seigne ses connaissances linguistiques. — Il renire en France en 1738 au grand regret de tous.

Missionnaires 6o Pierre Maillard (1736-62) : — prêtre du Sém. du Ft-Esprit à Paris envoyé à Louisbourg par le Supérieur des Miss. Éirang., le 24 jui des sauvages 1735. — En 1737, il enseigne le micmac à l’abbé Le Loutre. — Rentr. en France, il revient à Québec avec Mgr de Pontbriand (1741) qui lu accorde le titre de grand-vicaire dans l'Est ( Prov.-Maritimes) au grand mécontentement des Récollets de Louisbourg. — En 1745, après la reddition, il est convoqué, appréhendé, conduit à Boston, renvoyé en France, — En 1746, il revient sur le navire amiral du die d’Anville

les. — En 1752, lettre à Hopson sur la mentalité des sauvages acadiens. — Après la prise de Louisbourg, le 8ouverneur l'invite à s'établir à Halifax, avec une pension de 200 louis, dans le dessein de mattriser les Micmacs. — En 1760, il est confirmé comme vicaire général par l’évêque de Québec ; mais en août 1762, il meurt sans sacrements, faute de prêtre catholique ; le ministre anglican, Thomas Wood, l’assiste comme “ docteur en médecine ”. — I] avait composé en langue indienne “ un alphabet, une grammaire, un dictionnaire, un manuel

de prières, un catéchisme, une série de sermons ”. (V. Arch. féd. vol. 233).

il débarque à Louisbourg en 1737, étudie à fond le micmac, devient missionnaire à Shubenecadie. — En 1744, aumônier il suit les Indiens contre Annapolis: puis il se retire dans l’Acadie française, poursuivi de ia Laine des Anglais jusqu’à nos jours.— En 1746, il prend la mer, est capturé à bord, emmené en Angleterre et reläché. — En 1749, il est à la baie Verte et exhorte avec force les Acadiens à passer tous en terre française. — En 1755, il échappe, juste à temps à la reddition par Vergor | du fort Beauséjour et rejoint l'abbé Manach à Miramichi — Peu après

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St-Malo et à Morlaix :

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lo François Le Guerne : — né en 1725 à Rostrenen (Bretagne), ordonné à Québec (18 sept. 1751), nommé pour l’Acadie’ (1753-57) à Fetcoudiac, consolateur des proscrits à qui il demeure fidèle jusqu’à leur exode vers le Canada. — En 1758, à St-François de l’Ile d'Orléans ; en 1768, il enseigne la rhétorique au Séminaire : de nouveau, à l’île (1768-87) et y meurt en 1789.

20 Abbé Manach ‘— originaire aussi de la Basse-Bretagne, comme l'indique son nom qui signifie Le Moine, il était “ un fort bon sujet ”, écrit l’abbé de l’Ile-Dieu (1754) et desservait les Acadiens de Tintamarre, de Memramcouk, etc. 5 — il fut leur providence aux heures douloureuses de la persécution. — En 1745, le Père Récollet, La Corne, alla du Canada desservir Miramichi.

30 Guillaume Coquart ‘-— concitoyen de M. Le Loutre, partit pour Louisbourg, en juillet 1755, où le vaisseau entra comme par un prodige malgré le blocus du port (18 août). — Il alla avec M. l'abbé Bisceret auprès des refugiés acadiens, car il signe un acte au Port-Laïoie le 29 janv. 1756.

40 Abbé Visien : - également Breton, il aborde à Louisbourg en juin 1754, est nommé aumônier des troupes à Beauséjour, où il se trouve le 16 juin 1755, jour de la capitulation. — Puis il retourna à Louisbourg

et se rendit ensuite à Québec. (V. Abbé A. Gosselin, L'Egl. du Can., Mgr dePontbriand).

lo Récollets de ia Province de Saint-Denis : - ces Religieux viennent de Plaisance évacuée après le traité de 1713 et s'établissent à la Baie-des-Anglais devenue Louisbourg (1714). — Leur Supérieur, le Père Dominique de La Marche était un esprit fort distingué, très cultivé : — son “ Mémoire au comte de Toulouse ”, écrit le 7 sept. 1717 dénote des qualités d'observation et de raisonnement bien remarquables; il discute les raisons Pour ou contre l'exode des Acadiens à l’Ile-Royale et à l’îtle Saint-Jean. (V. Arch. féd., vol. 123, p. 70). — Il arriva à

IX° Récollets à l'Ile-Royale et à l'Ile St-Jean (1713-55)

x L:] Limites acadiennes

| Louisbourg avec son confrère Jean Capistran, le 27 août 1713, et 1 les pouvoirs de vicaire-général. — En 1715,

20 Récollets de la Province de Bretagne :

Saint-Jean a réclamé les Sulpiciens : M. de Breslay et M. Loui: Métivier y sont envoyés (1721-23). mais sont rappelés, faute de su capables de les aider. — On s’adressa alors aux Récollets de Bretag ce fut la source de démélés, de malaises, de scandales même. — I] quasi impossible de recueillir tous les noms des missionnaires cit

quelques-uns : Kergariou, Flamant, Le Paige, Guégot, Collin, Moign, Aubré, Kerriche, La Grée, Raoul, etc.

—— la Compagnie de

{ 1o Importance de la question : indécise de 1713 à 1755. — Ce réciproques, subies par les admi

| | | | les autorités de Versailles et de a trompé les espérances des funeste, finalement fatale.

20 Limites en discussion : — à Duquesne et à Drucour leu

le Mémoire du ministre (1er juin 17:

| r sert d'instructions : — “I] y a d | longtemps que les Commissaires sont assemblés à Paris. — Les A | glais comprennent dans ces limites les terres qui s'étendent depuis | N.-A. du fleuve Kenebeki jusqu'au fleuve St-Laurent, toute la ri | droite de ce fleuve en descendant depuis la hauteur de Québec jusqu

Gaspé, toutes les côtes du Golfe depuis Gaspé jusqu’à Canceau, ent | Sans en excepter les côtes de la ba Française. — Les commissaires du roi, au contraire, ont établi qu

| non seulement l’Acadie n’a point cette étendue, mais même que s

| limites doivent être fixées, d’une part à Canceau qui doit rester à France, et de l'autre au Cap Sable où Fourchu : que c’est là tout « qui a été cédé par l'art. 12 du traité d’Utrecht, sous le titre ‘ d'a ciennes limites de l’Acadie ” ; et que, en y joignant le territoire d

Port-Royal qui a été cédé par le même article, l'Angleterre ne doit avo:

qu'environ la moitié de la province communément appelée Acadie. -

Tel est l’état de la question actuellement

80 Conséquences nécessaires : — ‘: Si Ja différence énorme, entre le

prétentions respectives, présente des difficultés pour parvenir à u acconimodement, malgré l'évidence des droits de S. M. qui sont fondé également sur la lettre et sur l'esprit de la Cession qui fait le titre d | l'Angleterre, il en résulte toujours que toutes les terres de la péminsule | depuis le Port-Royal jusqu’à l’isthme qui la sépare du continent, son!

713, et reçut rt-Dauphin ; ur y prendre 25 novembre ets de Paris ngélisse l’île

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au moins contentieuses et doivent être regardées comme telles jusqu'au règlement des limites. — Ainsi les Anglais ne sont pas en droit de faire des fortifications sur ces mêmes terres que sur celles du continents qu'ils veulent mal à propos comprendre dans la Cession qui leur a été faite de l’Acadie. — Il est même revenu à S. M. qu'ils ont construit un fort assez considérable à Beaubassin et elle en a fait porter plainte à S. M. B. Elle a en conséquence ordonné la construction d’un fort à Beauséjour, qui est presque vis-à-vis et elle a pris les autres mesures convenables pour le maintien de ses droits ”. Fait à Versailles le 12 mai 1754. — Pour desservir les populations blanches et sauvages de l’Acadie anglaise (N.-E.) l'évêque de Québec s'entendait avec les gouverneurs d’Annapolis (1713-49) et de Halifax (1749-55). — Quant à l'Acadie française (N.-B.), il agissait directement, sans leur autorisation, au moyen de ses vicaires généraux dans les deux Acadies, ainsi que dans les îles du Cap-Breton et de Saint-Jean.

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