‹ Tableaux synoptiques de l'histoire du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 28 sur 50 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

LA RECOUVRANCE DE LA NouvELLE-FRANCE

1o Québec durant la conquête (1629-32) : — en oct. 1630, deux arti-

sans rapatriés informent Champlain de la mortalité parmi les Anglais ;

— l'on n'a ni bâti, ni défriché, mais on a ensemencé les terres des Re-

ligieux. — Les cing ménages français sont maltraités “ de ceux qui se

sont vendus à Kirke ”. — En 1631, Eruery se présente à la traite avec

un permis de Richelieu : “ les Anglais l’en empêchent et lui donnent

I° des gardes en son vaisseau ”. — Les colons espèrent revoir leurs com- Recouvrement | patriotes, ‘“ selon que la restitution leur a été annoncée.”

de 20 Retour des Français à Québec (1632) : — en raison des pertes su-

Québec bies et du retrait du monopole, Richelieu, le 20 janvier, concède aux

(13 juillet 1632) De Caen la faculté de trafiquer, une saison. — Le 18 avril, Emery met

à la voile de Dieppe avec la Salamandre et la Lionne. vaisseaux du roi,

et le sien, l’Assomption, transportant 40 hommes pour la place, et 3

| II° | XIIIe Voyage de Champlain

{ lo Retour du Fondateur (1633) :-— Pour dis

Jésuites : Paul Le Jeune, Anne de Noue, Gilbert Buret, — La reprise de Prossession s'effectue, le 13 juillet, sur à Louis Kirke des lettres patentes de Louis XIII, de Ch

coadjuteur.

présentation

arles Ier, des Cent Associés, — Les Anglais sont rapatriés aux frais des De Caen,

seuls autorisés pour la traite de l’année : faveur imméritée !

siper les préjugés qui ont Cours contre la colonie, Champlain a publié l'édition de 1632 : « Les Voyages... .de l’an 1603 à l'an 1629 ”’:— tableau impartial et complet de tout l'effort, tenté par la France en Acadie et au Saint-Laurent... * acte de cesssion de tous ses biens à son épouse, — » Commission renouvelée de lieutenant-général de la Nouv.-Fr. — Les Cent Associés frêtent 3 navires, sous le commandement du capitaine Du Plessis-Bochard, montés par 200 personnes ; — le 23 mars, départ de Dieppe ; — le 23 mai, entrée en rade de Québec. — Le sieur Emery est relevé de ses fonctions provisoires et s'éloigne d' Canada “Les mains liées avec des chaînes d'or ”, — mais la mémoire chargée d’un éternel opprobre !.

20 Essor de la colonie :

à nouveau. — Pour accomplir un vœu, le F chapelle, sous le vocable de Notre-Dame de

règlements, Sauvegarde de l'ordre et d

N.-D. des Anges : en 1636, ouverture du collège des Jésuites pour les enfants des colons, qui affluent de N ormandie. — La Nouv.-Fr. devient une réalité, avec le retour de Giffar J'uchereau, Boucher, Guyon, Cloutier l’âme de l’héroïque Fondateur !

lo Derniers actes de Champlain (1635) : — le 15 août 1635, letrre à

Richelieu, où il signale à son tal

Anglais dans le golfe Saint-Laurent tribus Sauvages, — les dan

mes ‘* armés à la légère ”, mais unis à 4,000 de nos alliés indiens, — grès de la religion au Canada : — “ Je tout pour la — Magnifiques Programme que, par malheur, Riche-

À ie | béta

lieu, diverti ailleurs par la guerre de Trente ans et trop confiant dans l’action des Cent Associés, ne songe pas suffisamment à exécuter.

20 Derniers jours du Fondateur :— au commencement d'octobre, attaque de paralysie : le héros se double d’un saint. -— Sa résignation sublime, son abandon à Dieu, sa confession générale au P. Ch. Lalement, son directeur et ami. — Le 25 déc. 1635, il succombe : — “ Sa mort a été remplie de bénédiction ; il perfectionna sa vertu avec des sentiments de piété si grands qu’il nous étonna tous ....” Toute la population accompagne sa dépouille à N.-D.-de-Recouvrance, où le P. Le Jeune prononce sôn oraison funèbre. — Québec a perdu son fondateur, la Nouv.-Fr, son père, la France un héros...En présence de son cercueil, lecture des lettres patentes de la Compagnie, qui confèrent le titre de gouverneur provisoire au chevalier de Malte, Antoine Bras-de-Fer de Châteaufort.

30 Gloire de Champlain — : un siècle plus tard, le P. de Charlevoix, S. J., fait de lui le plus bel éloge : — pas une seule voix discordante, ni protestante, ni catholique, n’est venue se mêler au concert d’harmonie en son honneur, depuis 300 ans. — Nul parmi les panégyristes n'a paru plus sincère et plus éloquent que M. Emile Salone dans sa

de thèse de doctorat sur La Colonisation de la Nouv.-France (p. 52 et 53) : “L'homme supporte victorieusement toutes les comparaisons. C'est Champlain un Cortez, lorsqu'il marche, seul, à la palissade des Iroquois, et lorsque dans sa bicoque de Québec, avec une poignée d'affamés, il tient (1635) en respect la flotte des Kertk...Et le patriarche qui témoigne et qui inspire tant de confiance et tant d'amour aux indigènes n'est-il pas Sa gloire le modèle, nullement surpassé de W. Penn... ? — Le rôle est, comme l'homme, unique... Un seul homme ne peut jamais suflire à l’erploration, à la conquête, à la mise en train de la colonisation. Champlain a assumé la triple tâche... Il a été seul pour mener à bout cette œuvre de titan, seul, et pis que seul, puisqu'il a eu jusqu’au dernier jour à combattre, ici contre l'hostilité d'hommes d'affaires dont il dénonce les manques de parole, là contre l'ignorance et l’apathie de ceux pour

lesquels il acquiert un empire. . .”

Cette gloire, tout le peuple canadien français — et même les Américains — a voulu la rajeunir de mille manières ; car le nom de Champlain est signalé sur les monuments, les places publiques, les localités et par les œuvres et les institutions... — En juillet 1908, ln célébration à Québec du 3e centenaire na provoqué un extraordinaire enthousiasme, un immense concours de la nation ct de l'étranger. L'Eglise et l'Etat se sont associés dans l'expression publique de leur hon mage et de leur vénération. Dès le 24 juin, Mgr Bégin publiait une élogieuse lettre pastorale, où il exhortait les descendants des premiers colons à honorer, à eralter la mémoire de l’immortel Champlain. Son Altesse Royale, le Prince de Galles. — auj. Georges V — vint présider les fêtes civiques (19-31 juillet). Huit grands tableaux hisloriques — dénommés Pageants — scènes animées, organisées par M.

Les Récollets

| Lo Les missionnaires Récollets (1616-29) :

| lo Les missionnaires Jésuites (1626-29) :

Lascelles de Londres, exécutées avec le concours des Hurons, des Iroquois, des Montagnais, des Abénakis..., se déroulèrent chaque soir sous les yeux ravis de l'immense multitude.

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