CHAPITRE III DÉCOUVERTE pu CANADA
lo Naissance : — à Saint-Malo, entre juin et décembre 1491 ou 92 ; —fils de Jamet et de Jesseline Jansart ; — on lui sait un frère, Lucas, et deux sœurs, Jeanne et Bertheline. — Son enfance se passe sur la grève et les eaux qui la baignent. — Adolescent, il écoute avidement les récits de pêche lointaine, et il sent naître sa vocation de marin, — Il inaugure son apprentissage : mousse d’abord, novice, matelot ensuite : il monte sur les galions qui voguent vers Terre-Neuve (1510- 19). — Le 21 août 1510, il signe comme parrain d’Etienne Noël, fils de Jeanne.
20 Mariage : — en 1520, il épouse Catherine des Granches (2 mai), fille de messire Honoré, chevalier, connétable de la cité. — De cette union n’est issu aucun enfant. — Pierre, son troisième oncle, eut deux gar-
sollicite, la promesse d’un pèlerinage à Rocamadour, sa signature aux actes de baptême, sa mort, son testament.
lo Causes : Jes explorations récentes de Verrazzano ; — “ Ja liberté
pour tous de voyager sur la mer commune, dit le roi ( 1533) ” ;: — Ja course et l'élan des Peuples, riverains de l'Océan, vers l'inconnu des Indes occidentales ; — la chaude compétition commerciale, économique, coloniale des nations maritimes : — Ja signature de la Paix des
Charles-Quint sur un autre théâtre. — Peut-être aussi un incident de Voyage du Breton, Nicolas Don, qui a recueilli sur une côte de l’or et des joyaux ; — ou encore les instances auprès du roi du vice-amiral de Bretagne, Charles de Moüy, seigneur de la Meilleraie. — Dès 1531, l'amiral de Chabot s'est laissé Corrompre par les ducats portugais : il ne fut ni l’initiateur, ni Je Promoteur de l'expédition ; — i] se prêta,
sans plus, à l'entreprise du Malouin, — Nul texte de la commission royale.
20 Organisation : — le 12 mars 1534, le Voyage est décidé par le roi. —
I! adresse une lettre ‘“ à Jean de Vimond, trésorier de Normandie, de verser la somme de 6.000 liv. tournois, Pour avitaillement, armement,
II° ler Voyage
équipage, solde et entretien des mariniers et autres personnes qui doivent, par la conduite de J. Cartier, — faire le voyage aux Terres- Neuves, pour découvrir certaines fles et pays, où l’on dit qu’il se doit trouver grande quantité d’or et autres riches choses ”. (V. Bibl. nat. fonds fr,. No 15628). — Faute d’enrôlement des matel — détournés de l’entreprise pur es menées secrètes d’a — le 19 mars, Cartier dépose une plainte à la sénéchaussée, — laquelle met l’embargo sur tout Lavire en partance, jusqu’au départ préalable des deux vaisseaux du roi.
30 Départ :— Je 28 mars, l'équipage est recruté :60 hommes vont s’embarquer sur deux bâtiments de 60 tonneaux chacun, 30 à chaque bord : on ignore les appellations des vaisseaux. — Avant de mettre à
fait prêter aux marins
porter au service du roi très
chrétien, sous la charge du capitaine J. Cartier ”, — En 1867, on a publié en français la Relation originale du voyage.
40 Résumé du récit de voyage : — 1. En mai : le 10, en face de Bonne-Vue (Terre-Neuve) ; — Jes glaces flottantes forcent Cartier à atterrir à une baie qu’il nomme Sainte-Catherine — auj. Catalina.
2. Le 21, à l’Ile-aux-Oiseaux — Funk Island — où il se ravitaille de volatiles ; ours blanc capturé. — Le 27, il touche la baie des C'hàteaux (Belle-Ile), Carpont — auj. Quirpon, île Ste-Catherine, les caps Rasé, Degrat, Chauve.
3. En juin :— Je 9, sur la côte du Labrador, où il applique des noms de Bretagne aux havres reconnus : Blanc-Sablon, Brest, Saint- Servan... ; — Je Labrador, “ terre, dit-il, que Dieu donna à Caïn, ” aride et désolée, aux Indiens “ vêtus en bêtes, portant plumes à la tête. ” — Le 15, il Vogue vers la littoral occidental de Terre-Neuve, où il nomme le cap Double, les Montagnes des Granches, le cap Pointu (Cow’s Head), les Jles rondes, le cap Royal. — Le 24, aux îles de la Madeleine, à l’Ile-aux-Margars, à l'île Brion. “ Un champ d'elles vaut plus que toute l’tle de Terre-Neuve. ” — Le 29, il touche, croiton, à l’Ile-du-Prince-Edouard : baie de Richmond, fleuve des Barques — Kildare - - cap des Sauvages — Cap Nord.
4. En juillet : — Je 2, au cap Escuménac (N.-B.) à la baie de Miramichi, à la pointe de Miscou cu Cap d’Espérance Passage aux Indes. ” — Le 3, à Ja baie des Chaleurs, à la conche Saint- Martin — Port Daniel, — En chaloupe, Cartier se rend au fond de la baie, à Matapédia : relations intimes avec plus de 300 indigènes ‘“ gent qui se pourrait aisément convertir à notre foi ; ils vont d’un lieu à un un autre, vivant de pêche ” et de chasse, — N
e retour aux vaissseaux, il vogue vers Percée, île Bonaventure, et se réfugie dans la baie de
Hunguedo (Gaspé). — Le 24, plantation de la croix, avec écusson royal : “Vive le roi de France. ” en présence de 200 sauv
"ages. — Le chef ou sagamo indien marque son mécontentement de cette prise de posses-
sion, — Cartier le fait prisonnier, l’emmène à bord, où il est bien ac-
“d'y trouver le
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