L'ADMINISTRATION
{10 Antécédents : — fils de Jeffrey Amherst de Riverhead, comté de Kent (Angleterre), né le 29 janvier 1717, il est enseigne dans les gardes en 1731. — Il sert le roi dans les campagnes d'Allemagne et de Hollande, en qualité d'aide de camp du général Ligonier ; — il assiste aux combats de Dettingen (Franconie) en 1743, et de Fontenoy (Hainaut) en 1745. — Puis il est attaché à l'état-major du due de Cumberland qu'il accompagne dans les dernières batailles de la guerre de la Succession d'Autriche. — En 1756, il est promu au grade de lieutenant-colonel.
20 Campagnes du Canada : — en 1758, W. Pitt l'élève aux fonctions de maÿjor-général et lui confère le commandement du corps expédition-
| naire, destiné à la conquête de la Nouvelle-France. — Le 26 juillet,
| à la prise de Louisbourg, Amerst commandait les troupes de terre. — L'année suivante, il s'empare de Ticondéroga : — en 1760, il contraint F Montréal à capituler.
80 Gouverneur général : — le roi le nomme aussitôt gouverneur général Jeffrey Amherst de l'Amérique britannique du Nord, avec résidence à New-York. — Trois gouverneurs militaires le representent au Canada : Murray à (1760-63) Québec, Gage à Montréal, Burton aux Trois-Rivières. — En 1761, il est honoré du titre de Chevalier du Bain. — En mai 1763, dans la répresler gouverneur sion de la révolte des Indiens, soulevés et commandés par le chef outaouais Pontiac, il paraît inférieur à la tâche d’organisateur de la défense : —on lui notifie son rappel à Londres. — Le même année, il est
envoyé en Virginie comme gouverneur.
40 Dernières années : — en 1768, il subit un démélé avec le roi, qui lui marque ses regrets en le nommant colonel. — En 1770, il reçoit le gouvernement de l’île normande de Guernesey : — et, deux ans après, bien que dépourvu du grade de général, il est promu chef d'état-major
F° James Murray (1763-68)
2è gouverneur
général. — A ce titre, il est chef du conseil aux quartiers généraux, durant la Guerre de l’Incépendance. — Créé pair d'Angleterre avec le titre de premier baron d’A:nherst (1776), il est promu général (1778) et colonel des genadiers à cheval (1780). — En 1796, maréchal de camp ; il meurt le 3 août 1797, à sa résidence de Montréal, dans le comté de Kent. (V. The Enc. Brit. Cambridge, 1911).
{10 Antécédents : — le plus jeune fils d'Alexandre Murray, 4è lord d’Eli-
bank, né en 1719, il embrasse la carrière des armes (1740). — Tour à tour, il sert aux Indes occidentales (1741), en Hollande (1745), en Petite Bretagne (1748). Major en 1745, il reçoit le grade de lieutenantcolonel (1751).
| 20 Campagnes du Canada : — en 1757, il accompagne le 15e régi-
ment d'infanterie en Amérique — Au siège de Louisbourg, il commande une brigade. — Au siège de Québec, il est l’un des trois brigadiers généraux de Wolfe, et commande l'aile gauche à la bataille des Plaines. — Après la prise de la place, il en devient le gouverneur, et la défend contre Lévis (1760). — Victimes du typhus, ses troupes sont décimées ; les survivants, il les conduit au siège de Montréal.
30 Gouverneur général : — en octotre i760, il est nommé gouver-
neur du district de Québec ; — en nov. 1763, gouverneur général. — La même année, il étouffe un essai dangereux de rébellion. — Sous l'accusation des colons anglais d’user de bienveillance excessive envers les Canadiens, il est rappelé en 1766. — A son retour à Londres, sa conduite administrative est soumise à une enquête à la Chambre Haate, qui l’exonère de toute culpabilité ; maïs il n’est pas renvoyé à Québec. — Paul-Emile Irving, lieutenant-colonel et membre de son Conseil, est commandant et administrateur, du 30 juin au 24 septemtembre 1766, auquel succède comme lieutenant-gouverneur Guy Carleton jusqu’au 26 octobre 1768. — Le 12 avril 1768, Murray a résigné ses fonctions de gouverneur.
| 40 Dernières années : —en 1774, il est promu gouverneur de l’île
Minorque (Méditerranée) ; — en 1781, il y est assiégé au fort Saint-Philippe par des forces supérieures, françaises et espagnoles : il capitule, après sept mois de résistance. — Débarqué à Londres, il passe en cour martiale, sur les dénonciations de son lieutenant, sir W. Draper : acquitté, il est promu général en 1783. — Il meurt le 28 juin 1794. — Son fils unique, James-Patrick (1782-1834) devint aussi major général et membre du Parlement.
{10 Antécédents : — né le 3 sept. 1724, à Strabane, comté de Tyrone
(Irlande), il entre dans l'armée (1742) et sert avec distinction sous le duc de Cumberland. — Lieutenant-colonel en 1757, il est au siège de Louisbourg (1758) sous Amherst. — En 1759, il est quartiermaître général dans l’armée de son ami Wolfe ; — légèrement blessé
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III° Guy Carleton (1768-78)
3è gouverneur
IV° Sir Frédérick Haldimand (1778-86)
4è gouverneur
aux Plaines d'Abraham, il est promu colonel (1762) et major général (1772).
20 Gouverneur général : — le 7 avril 1766, il devient lieutenant-gouver-
neur et administrateur de la Province ; — le 12 avril 1768, il est nommé gouverneur général. — Son équité, ses manières affables le font estimer des Canadiens ; — ses procédés de loyauté lui assurent leur neutralité durant l'invasion américaine. — Le Canada français lui est redevable de l’Acte de Québec. — En 1775-76, il défend Québec contre Montgomery et Arnold ; — en octobre, il défait les Américains sur le lac Champlain. — En 1778, il sollicite son rappel (23 juin).— De mai 1782 à novembre 1783, il retourne en Amérique comme commandant en chef des armées britanniques. — Le 21 août 1786, élevé à la pairie.
30 Hector-Théophile Cramahé : — né en Suisse et calviniste, entré
dans l’armée anglaise, où il devint officier (1754), sert à Louisbourg (1758), — est choisi par Murray comme secrétaire et membre de son Conseil exécutif. — 11 partage ses sentiments en faveur des Canadiens. — Du 9 août 1770 au 24 septembre 1774, il est administrateur de la colonie, en l'absence de Guy Carleton : — du 6 juin 1771 au 23 avril 1782, il est lieutenant-gouverneur. — Le 12 oct. 1785, il est surintendant de Détroit, et meurt vers 1789. — (W. F.-J. Audet, Gour. et lieut.-gour., Ottawa, 1909).
©o Antécédents : — né le 11 août 1718 à Fverdun, canton de Neufchi-
tel (Suisse), de parents calvinistes. — Il s’enrôle tour à tour dans les troupes de Sardaigne, de Russie (1741), de Hollande (1750), et dans l'armée anglaise. — Colonel du Royal Américain, il devient commandant du 60è régiment d'infanterie (1754). — En 1758, il se distingue à Carillon, en 1759 à Oswégo ; en 1760, il assiste à la capitulation de Montréal. — Il est nommé colonel et gouverneur des Trois-Rivières (1763-65), de la Floride (1766-68), commandant général en 1776, lieutenant-général en 1777. — Puis il est signalé à la confiance du roi.
| 20 Gouverneur général : — le 27 juin 1778, il succède à Québec à Guy
Carleton. — Son administration reste marquée de rigueurs et de sévérités extrêmes à l'endroit des Canadiens, sous prétexte de leurs sympathies envers les Américains. — En 1785, il rentre à Londres, où il est créé chevalier du Bain ; il ne résigne son titre de gouverneur que le 22 avril 1786. — Agé, comblé de biens, il se retire dans sa ville natale, où il meurt le 5 juin 1791. — Son Journal et sa Correspondanc: comprennent environ 262 volumes. (V. Ann. Rep., 1884-89).
80 Lieutenants-gouverneurs : — le 23 avril 1782, Henri Hamilton.
; 10 Seconde nomination :
gouverner de Détroit, du poste de Vincennes où il est pris par Roger: Clark (24 février 1779), est promu lieutenant-gouverneur jusqu'au 13 août 1785. — Henri Hope, colonel et brigudier-général lui succède dans cette charge et est nommé administrateur jusqu'au 23 oct. 1786
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