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VI° | Coquart. — Celle des Abénaquis (Maine) est évangélisée par le P. Rasles, | puis par les Pères Lauvergeat, Daniélou, de Syresme. — Les Troquois Les Jésuites {des Cantons se livrent aux Anglais et combattent dans leurs rangs contre les Français.
(1700-60) | 20 Au Mississipi * — le poste de Michillimakinac reste le centre des mis- | sions des Pays de l'Ouest ou d'En-Haut. — Mais les Jésuites s’échelon- | nent sur les grands lacs — Détroit excepté — sur l'Ohio, le Missouri, le |! Mississipi, avec un héroïsme à toute épreuve : ainsi, un apôtre des Illinois écrit qu’il est “ seul, sans domestique, depuis 19 ans, au milieu | de plus de 3,000 néophytes !...” Plusieurs sont tués dans l'exercice | de leur apostolat, à l'exemple du P. Aulneau..…. (V. C. de Rochemonteix, Les Jés. et la N.-Fr., 18è siècle).
! 1o Au Canada : — établis à Québec et à Montréal, où ils ont un école latine ; — ils desservent un bon groupe de paroisses sur les deux rives | du Saint-Laurent moyen et le poste de Détroit, depuis sa fondation.
| VII° — Le décès prématuré du jeune Fr. Didace les console, par sa sainteté, de quelques déboires occasionnés par d’autres imprudents (V. A. Gos- Les Récollets | selin, L'Egl. du Canada, Xlè P., p. 167).
! | 20 A Terre-Neuve, à l'Ile-Royale:— ils desservent Plaisance jusqu’au | (1700-60) traité d'Utrecht (1713) : — ils suivent les Français à l'Ile-Royale, à
l'île Saint-Jean. — Souvent, ils se transportent à l'île Percée, dans la | | Gaspésie et les îles adjacentes, — Mission de Port Royal et des envi- | rons (1701-10), en Acadie : — en Nouvelle-Ecosse, ils continuent leur ministère jusqu'en 1723.
{10 Dans l'île de Montréal : — entre leurs mains, la paroisse est de- | venu très importante : ils bâtissent l'église et le séminaire. — Les | œuvres privées absorbent des sommes considérables. — M, Tronson, | leur Supérieur à Paris, envoie annuellement 36,000 livres, — Ils fondent VIII° | la Mission de la Montagne, celle de la Jeune-Lorette, qui donne naissance | au Saut-au-Récollet, — Ils inaugurent les paroisses de Lachine, de
Les Sulpiciens |! Sainte-Anne, de ln mission du lac des Deux-Montagnes (Oka). 20 En Acadie : — à Ja fin du 17è siècle, les abbés Louis Geoffroy, Claude (1700-60) | Trouvé, Jean Beaudoin. — M. de Breslay (1720) fonde une église au | Port-la-Joie (Charlottetown), qu'il cède aux Récollets (1723) et va | diriger la paroisse de Port Royal (1723-30). — Les continuateurs de | son apostolat sont les abbés : de la Gondalie, de Miniac, Chauvreulx,
| Desenclaves ‘V. Casgrain, Les Sulpiciens en Acadie).
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| {10 A Québec :--]u Société des Missions- Étrangères dirige le sémi- | naire, sous Mgr de Laval qui l’a appelée, pendant et après l'épiscopat de son successeur, — Celui-ci eut avec la direction de déplorables déj | mélés, qui finirent par un accommodement.
| 20 En mission : - à la fin du siècle, Mgr de Saint-Vallier les mit en | possession des Tamarois du Mississipi ; — ils évangélisent, quelques
IX° Les Missions Etrangeres
Fondatrice des
Soeurs Grises
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années, les peuplades des régions environnantes : faute de sujets, ils durent se restreindre aux Tamarois. — En cadie, le théâtre de leur apostolat produisit des fruits de zèle : — abbé Louis Petit, ancien capitaine de Carignan-Salières, — abbé Louis-Pierre Thury, abbé Antoine Gaulin, Canadien, l'âme de la résistance des Acadiens contre les op- Presseurs ; — abbé Mandoux, qui remet Port-Royal aux Récollets. (F. Rochemonteix, op. ct.) — Plus tard (1754), l'abbé Le Guerne, et l'abbé Le Loutre et l'abbé Maillard, vicaire général. (V. Acadie, fasric.
spéc.). — Il est vrai que les Spiritins réclament plusieurs comme membres de leur Institut.
10 Antécédents : - Marie-Marguerite Dutrost de la Jemmeraie, fille de Christophe Dufrost de la paroisse de Médréac (Bretagne), venu au Canada dans les troupes en 1687, et de Marie-Renée de Varennes, sœur de M. de la Vérendrye, naquit le 15 oct. 1701. — Le 12 août 1722, elle épouse à Montréal Francois d'Youville, fils d’un gentilhomme rochelais, compagnon de M. de La Salle dans son expédition du Mississipi, connu sous le nom de sieur de Ladécouverte, —- Son mari, après avoir dissipé son bien, meurt le 4 juillet 1730, laissant deux enfants qui devinrent prêtres.
20 Son caractère vertueux : — ln jeune veuve se distingue par de rares qualités d'esprit et de cœur. Dans un état voisin de la misère et chargée de dettes, elle se dévoue avec une surhumaine énergie aux œuœuvres les plus diverses : — elle réussit à éteindre ses dettes, et à faire instruire ses enfants. Elle trouve les heures nécessaires à lu visite des malades, des Pauvres, des prisonniers. . trois compagnes généreuses et zélées.
30 Instituts des Frères Hospitaliers :-— fondé en 1692 par trois laïques : Charon, qui lui donne son nom, Le Ber, Fredin, — honoré de patentes royales en 1694, — M. Charon meurt en 1719. — Son successeur, le Frère Ture, contracte à La Rochelle des dettes considérables, en vue de se procurer des Maîtres d'école par l'institution d'une Ecole Normale ; — l'insuccès donne à l'Institut le coup de mort.
. — Elle s'associe
| 40 Fondation des Sœurs de la Charité : — madame d'Youville ap-
pelle d'abord sa communauté Filles de Piété, — Elle l'y formée au service des pauvres, au soulagement des malades, au soin des femmes ajouté à celui des hommes que concernait exclusivement l'Institut des Frères Charon, à l'instruction des filles, au refuge de personnes de libertinage, et le reste : — elle crée ainsi l'Hôpital-Général (1747), — En 1750, les administrateurs — La Jonquière et Bigot — le veulent réunir à celui de Québec. — Sur les instances des Sulpiciens et des citoyens, la Cour de France s'y oppose (14 déc, 1751) : — mais le règlement définitif date de Versailles, le 3 juin 1753. — La fondatrice décède le 23 déc. 1771. — Elle à été déclarée Vénérable le 28 avril 1890 par le pape Léon XIII. (F. Madame Jetté, Vie de la Vêén, Mère d'Vourille).