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Ce mot vient, selon les uns, d’un mot sauvage qui si- trib gnifie amas de cabanes, et selon d’autres, d’un mot espa- Mu gnol qui signifie pays où il n’y a rien. Le Canada est EE
ns ‘Ÿ ins trop borné au Nord par la Nouvelle-Bretagne, à l'Est par le tout ! Golfe St. Laurent, au Sud-Est par le Nouveau-Brunswick, sem- | au Sud et à l’Ouest, pat les Etats-Unis d’Amérique. mois Aubert, Verazzani, Cartier, y trouvèrent des peuples t pas doux, qui n’existaient plus du temps de Champlain, qui Qué- fonda Québec et à proprement parler, la colonie. C’est 1ps à sans doute à ces peuples qu’appartiennent les ossemens uelle et squelettes entiers qu’on vient de retrouver sur les verassé # sans de {a montagne, anciennement appelée Mont-Royal. ouve On les trouve mêlés à des fragments de vases, de calamets, reurs etc. De 1612 à 1627, la Nouvelle France fut gouvernée par toire, des Vices-Rois, propriétaires, en quelque sorte, du pays ; — ur ne de 1627 à 1663 par une Compagnie propriétaire, qui y quel établit le régime féodal. Elle était aidée, pour la justice; rêque par le Grand-Sénéchal, qui nommait des Lieutenans -Géstitue néraux ès Sénéchaussés de Québec et Trois-Rivières ; le ennes baïlli de l’île de Montréal était nommé par les seigneurs 1sidé- { du lieu.
t fré- En 1663, la Compagnie, affaiblie par la mort de Richeher à | lieu, fut obligée de rendre le pays au Roi, qui y établit james ce qu’on a appelé le gouvernement civil. Le Grand Séent de néchal fut remplacé par un Intendant Royal, qui remplis- Gom- sait dans Le Conseil Souverain, créé par édit de 1663 | était même, les fonctions du premier Président dans les Paril est lemens de France, en vertu de la Déclaration de 1675. me la Il avait la haute main sur la justice, J4 police et les fiéraux nances du pays. Depuis la conquête en 1759 pour le gounfini, .} ; vernement de Québec, en 1760, pour le reste du Canada, ueur, jusqu’au traité de 1763 et au-delà, le pays conserva à préli- peu près son ancienne organisation, à cela près que, les hommes de loi ayant émigré pour la plupart, les fonc- D. tions judiciaires furent confiées aux officiers supérieurs de l’armée conquérante ; mais les Procureurs-Généraux et Greffiers furent Canadiens, et les prêtres firent les # fonctions d’assesseurs dans le nouveau tribunal suprême, auquel le nom de Conseil Supérieur continue d’être atui si- tribué même dans l’Ordonnance organique du général espa- Murray. (1) Les jugements étaient bâsés sur la Coutume
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| () “ N’ayant rien tant à cœur que de rendre une prompte et bonne justice
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de Paris. L’expression de règne militaire attribuée à cette époque par tous les annalistes depuis Labrie et Viger (dans la Bibliothèque © anadienne ) Jusque à l’abbé Langevin en passant par M. Garneau, est donc une dénomination décevante et trompeuse, dont ce dernier a surtout abusé étrangement. On ne peut réclamer trop fortement contre l’empire des mots et Poubli des choses dans l’histoire ; du reste, Jacques Labrie avoue que l’ordre de chose« établi alors, valait beaucoup mieux que le système qui fut honoré de la dénomination de gouvernement civil à la fin de 1763 ou en 1764. On voulut nous imposer les lois d’Angleterre Un de nos tribunaux l’a nié récemment ; imais heureusement que leur compétence ne s’étend point à décider les points historiques! D'ailleurs lancienne Cour des Plaidoyers Communs était plus près des évènemens ; or, elle a parlé comme l'histoire. La Nouvelle France fut morcelée et partie fut érigée en Province de Québec, gouvernée par un Capitaine-Généralet Vice- Amiral, aidé d’un Conseil Législatif. Lord Ambherst avait respecté la division du Canada en trois gouvernemens ; celui des Trois Rivières fut désormais supprimé pour la seule raison qu’il nes’y trouvait pas un nombre suffisant de sujets protestäns pour remplir les fonctions de juges à paix, et on forma les deux Districts de Québec et Montréal. Cugnet avait été Procureur-Général sous le règne dit mililaire, et sous le gouvernement civi/, les Canadiens ne pouvalent être avocats. [L'acte réparatoire de Québec ou de
1774 nous rendit no droits civiques et nos franchises. En.
1791, le Canada, divisé en deux provinces, reçut une constitution qui semblait modéiée sur celle d’Angieterre. Elle fut suspendue en 1838. les deux provinces réunies et un ca- 7. 9 binet établi, lequel a constitué un gouvernement dit responsable (/e plus mauvais que nous ayons eu depuis les
jours de lTntendant Bizot) dont les principaux ministres,
sont, le Procureur-Général, ou ministre de la justice, le Secrétaire Provincial, qui ressemble au Chancelier ou au
aux habitants de notre Gouvernement, nous avons à cet effet établi une Cour et Conseil Supérieur dans la dite ville de Québec, conformément à l’article 42 de la capitulation du Canada.”
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Garde des Sceaux, l’Inspecteur Général des Comptes, + qui se fait appeler maintenant ministre des Finances, et le Receveur-Général, comme en Angleterre, les lords de la Trésorerie, —le Commissaire des Terres de la Couronne et le ministre de l’Agriculture. Le Haut ct le Bas-Canañ ‘"meurant, malgré l’Union, séparés en deux zones différeLtes quant aux institutions, quelques postes ministériels sont remplis par deux personnes, ainsi chaque Dot 9n de la Province a son Procureur-Général. Aucune de ces charges ne détermine qui est premier ministre ; mais c’est ordinairement, comme en Angleterre, celui qui est appelé à foimer une administration qui est ministre dirigeant, quel que soit son portefeuille.
Etymologies Topographiques. .
Lac Champlain.—I]l tire son nom de notre fondateur ; mais il a été appelé aussi Lac des Iroquois, et en sau- 4 vage, Gaouaderi-Guarunte, ou les lèvres du pays, et encore Pelaouabouque ou allernation d’eau et de terre, dit
le R. P. Martin de la Compagnie de Jésus.
Rivière de La Chaudière, près de Québec, tout aussi bien appelée par Champlain, Rivière Bruyante.—1|l ne faut pas la confondre avec le Sault de la Chaudière, en sauvage Asticou, sur l’Ottaoua.
Anse de la Famine, en sauvage Kaïhohaigue, lieu où
/ le Gouverneur de La Barre reçut la loi des Cantons Iroquois, en conséquence de la pénurie où se trouvait son , armée par son peu de prudence.
Baie de Gaspé, ou Gachepé nom sauvage selon Lescar-
bot. Aubert y enleva des indigènes, qu’il conduisit en | France. Sous la domination anglaise, on tenta d’établir ce pays au moyen de l'immigration des Etats-Unis et des
v Iles Britanniques. George ILT, ÿ érigea deux seignenries,
On lui donna le nom de Province, et elle eut un Lieuterant-Gouverneur. Ces établissemens ayant peu réussi en partie à cause de l’âpreté du pays, la Gaspésie, dont le Récollet Chrétien Leclerq a écrit l’histoire, n’a plus
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été que le District de Gaspé. Nous connaissons trois gouverneurs particuliers de la Province de Gaspé, le colonel Cox, François Le Maistre, et Alexander Forbes.
Lac Huron.—Le P. Hennepin l’appelle Lac d'Orléans ét Champlain, Grand Lac ou Mer Douce indifféremment, (Notes sur Bressani).
Cap du Massacre ou de la Victoire, en huron, Onthrendeen selon Sagard, est à une lieue plus haut que Sorel, et est ainsi appelé en mérnoire d’une victoire remportée sur les Iroquois par Champlain et ses alliés en 1610. Il est indiqué sur la carte de La Poterie.
Lac Ontario, Ouentaronius du P. Ducreux, fut aussi appelé Lac St. Louis et Lac Frontenac. Les Iroquois Pappelaient Xanadario ou beau lac. (Notes sur Bressani.)
Ile d'Orléans, appelée Ile de Bacchus par Jacques Cartier, à cause des ceps de vigne qu’il y rencontra. On vient de nous donner en Anglais, une histoire de cette île.
Rivière Richelieu, d'abord Rivière des Iroquois.—Cartier donna aux Rapides le nom d’Achelai, et trouva près de là la bourgarde d’Achelacy. Il y a eu deux forts Richelieu, le premier construit par Champlain dans l’Ile de Ste. Croix en 1634, à 15 lieues de Québec, et l’autre par le chevalier De Montmagny, à l’entrée de la riviere, en 1642. Le Marquis de Tracy le rebâtit ou le fit réparer.
Lac des Deux Montagnes.—Champlain l'avait appelé ". Soissons, en l'honneur du prince qui fut notre Vice-
oi.
Lac Supérieur.--Le P. Hennepin l’appela Lac Condé, et le P. Allouez, Lac Tracy. Ce sont des souvenirs du prince de Condé et du Marquis de Tracy.
Lac Ste. Claire.—Le P. Ducreux l’appelle Lac des Eaux de Mer.
Rivière St. Charles ou Rivière Sle. Croix de Jacques Cartier, fut ainsi baptisée par les PP. Récollets en l’honneur de Charles des Bouis, Grand Vicaire de Pontoise, leu” Lienfaiteur. Sagard dit, qu’en Montagnais,on l’appelait Cubire-Coubat à raison qu'elle tourne et fait une potnte.” (Notes sur Bressanti.)
Golfe St. Laurent.—Herrera dit qu’il a porté le nom
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de Golfe des Trois-Rivières. Le fleuve St. Laurent a été appelé Ladauanna en sauvage, si l’on en croit le poète Adam Kidd. M. Garneau, puis sir William Logan ont appelé Laurentides, les monts qui le bordent.
Lac St. Pierre.—Il est appelé Lac d’Angouléme par Thévet et Hackluyt.
Rivière St. Maurice, autrefois nommée fleuve des Trois- Rivières par Champlain à cause de ses trois embouchures.
Gouvernement Civil du Canada.