VICE-ROYAUTÉ
DE 1612 a 1627.
Charles de Bourbon Comte de Soissons.
Henri II, prince de Condé (Novembre 1612).
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Ponce de Cardaillac de Thémines, suppléant en 1616 (1) ut
hs Prince de Condé, rétabli dans sa charge.
Le Maréchal Duc de Montmorency. (1620).
Henri de Lévy, Duc de Ventadour.
Samuel de Champlain notre vénérable fondateur, avait eu des commissions de lieuteuant aa pays de tous ces Vices-Roiïs, y compris le Maréchal de Thémines qui, de Aa sorte, au lieu d’être lieutenant comme le veut la Société de Montréal, avait au contraire un lieutenant.
Jai dit dans ma première édition que le Duc de Ventadour ne s'appelait pas Lévis comme le nomme la société. Elle croit me répondre victorieusement en citant en sa faveur mon Panthéon Canadien ; mais qui ne voit que dans un dictionnaire historique, il n’est pas d’usage de mettre sous d'fférens noms les individus d’une même maison et qu'on choisit le plus moderne. Dans les Annales au contraire, il y aurait un grand inconvénient à ne pas adopter l'orthographe de chaque siècle. Tricline de Carbonel ne s'appelle point de Charbonael,
Philippe le Bel et Isabeau de Bavière ne s'appelent ni
(1) Ce sont là les noms que ce gouverneur porte sur la liste des maréchaux de France imprimée à la page 143 du Nouveau Dictionnaire Historique publiée à Caën en 1779. La Société Historique de MViontréal dit qu’il obtint de la reine régente durant la prison du prince de Condé, une commission de Licutenant de Roi en |: Nouvelle-France, sans trop comprendre sans doute. ce que signifie cette charge. Elle était inférieure à celle même de Gouverneur particulier. Par exemple le chevalier de Longueuil fut Licutenant de Roi à Québec, avant que d’être Gouverneux des Trois-Rivières. Il y avait trois charges dans chacun des Gouvernernaents, le Gouverneur, le Lieutenant de Roi et le Major de Chef-Lieu ; le Gouverneur avait dans l’armée le rang de Colonel, et le Lieutenant de Roi, titre que le docteur O'Callagham traduit à son aise par celui de Lieutenant.Gouverneur, celui de Lieu-
tenant-Colonel, M. l'abbé Langevin, avant de ccpier le Lieutenant de Roi :
de la Société, aurait bien dà considérer d’abord si elle n’était point en contradiction avec elle-même, car si elle ne le fait que lieutenant de Roi à la page 16, elle l’en dédommage bien à la page 119, ou elle le dit Lieutenant- C'énéral. Le Dictionnaire de Chaudon et Délandine, de l’aveu de la dite Société dans l Ovdre du 7 Octobre 1859. porte que T'hémines fut fait{Maréchal par Louis XII, au siége de Montauban. Ilne le fut donc pas, comme elle l’avance dans sa Liste de Vice-Rois, après avoir arrêté le prince de Condé au milieu du Louvre. ‘ Il fut arrêté le 1er Sentembre 1616 au milieu du Louvre par Thémines, qui fut alors nornmé Marécñal de France” lisons-nous à la page 106 de la seconde livraison des N:tes de la société.
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Philippe le Beau ni Isabelle. Il y aurait néologisme à appeler Butler les Le Botcler d’Irlande pour les temps où en Angletere, le langage des grands était le français. De même dans les documens ofliciels du temps du Duc de Ventadour, on lit Lévy et non Lévis.
La société, s’éloignant cette fois, je dois le dire, des idées du Commandenr Viger, qui goûtait mon systèine de Vice-Royauté (1) ne s’arrête pas au mêine point que nous, et nous donne sept autres Vices-Rois, savoir, Ri-
-chelieu, le Duc de Brézé, le Duc de Damville, le Mar-
quis de Feuquières, le comte d’Estrades, le Maréchal d’Estrées et le Maréchal de Cœuvres. Voyons si ce système est soutenable. D'abord quant au cardinal et au Duc de Maillé-Brézé, la société se réfute elle-même puisqu'elle convient à la page 110, que le duc de “ Damville ” fut nommé à la place du Duc de Ventadour, celui-ci s’étant ‘ démis volontairement en suppliant le Roi d'y pourvoir de quelque personnage qui s’en pül dignement acquitler” et que le marquis de Feuquières dont elle fait un simple lieutenant de compagnie, (2) fut nommé le 30 Août 1660 à /4 place du duc de Damville. Je sais bien que la société n’a pas dit expressément que Richelicu et Brézé eussent la charge de Vice-Roiïi ; mais elle leur a donné un cadre, et elle a dit: le Cardinal de Richelieu comme Grand- Maître, Ch. f et Surintendant Général de la Navigation et Commerce de France, exerçait évidemment dans les colonies la méme autorité. Il ne s’agit plus pour elle que de faire concorder cette doctrine avec la Charte de la Compagnie des Cent, par laquelle celle-ci recoit le pays en toute seigneurie, propriété et justice, — propriété dont elle se prévalut, par exemple, en expulsant le Sieur de Caër de sa baronnie du Cap Tourmente, qui lui avait été accordée par le monarque ou par les Vices-Rois. Je me trompe, il s'agit aussi de nous faire participer à cette évidence qu’il était expédient de nom-
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(1) Cela donne raison à la société, quand elle réclamait contre l’assertion de l’Ordre, que j’aurais eu une vive dispute avec le Commandeur au sujet des Vice-Rois,
(2) Comme elle le fait aussi venir en Amérique, j'ai dû la requérir de dire quand et dans quelle partie.
mer deux Vice-Rois en même temps, ‘ Damville ” et Richelieu, —Feuquières et Brézé. M. l’abbé Langevin, marche sur les brisées de la société en adoptant sa liste
de Vice-Rois, et en la coupant également par les noms de Richelieu et de Bréz*, qu’il désigne premier et second Surintendant ; mais M. l’abbé est-il sûr qu’Anne d’Autri-
che ‘‘Intendante des Mers ” n’avait pas eu la même charge, et ignore-t-il que le duc de Vendôme l’eut en-
suite? Mais procédons sûrement par ces dégrés à la démolition de la liste. La société regrettera peut-être amèrement de l’avoir dressée. Pour la soutenir, elle cite les
lettres de noblesse du Sieur Boucher obtenues pour lui
par le Marquis de Feuquières comme émanées par ce Vice-Roi d'Amérique, et émet ainsi l’avancé compromet-
tant que d’autres que le monarque avaient la prérogative d’anoblir ou d’accorder des lettres de noblesse! Mais j'aurais dû condescendré avec elle à faire toucher du
doigt la différence bien palpable pourtant, qu’il y a entre
les quatre ou cinq Vice-Rois connus dans l’histoire du Canada, et ceux qu’elle ajoute. Cette différence consiste d’abord en ce que ceux-là avaient des lieutenans qui gouvernaient le pays en leur nom, tandisque les Vice-Roïs de
la Société n’en avaient point,et que le Canada était au con-
traire gouverné par un Gouverneur et Lieutenant-Géné-
ral du Roi. N’aurait elle pas dû se douter que c’est pour
cette puissante raison que les historiens les plus près des
temps et des événemens ne mentionnent que mes Vice-Rois? Et au lieu d'attribuer au marquis de Feu- 1h quières la prérogative d’anoblir, ne ferait-elle pas mieux de supprimer la correspondance des Gouverneurs et Lieutenans-Généraux et des Intendans du Roi avec le ministre de la marine dans les Documens de Paris, pour en faire surgir une autre où ces officiers rendiaient compte des affaires du pays aux Vice-Rois de la Société ? Il est de plus avéré qu’on s’occupait dans le pays de mes Vice-Rois, et qu’on a baptisé de leurs noms certains lieux du pays. En fu:-il ainsi plus tard? Pourquoi le fort Ponchartrain, le fort Bouillé, et non pas le fort d’Estrées, le fort Feuquières ; et la société, après bien des
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ÿ | défis, n’a-t-elle pas fini par admettre que je n’ai point Pt inventé mes citations des Documens de Paris, où je D trouve que la Compagnie des Cent fit opposition à la vé- L liste tification des lettres Patentes du duc d’Amville quant
s de au Canada, et qu’elle l'indemnisa ? Il est vrai qu’elle econd s’aventure jusque à dire que le renouvellement de la autri- commission de ce duc en 1655, établit que l’autorité de
ême | ce Vice-Roi était compatible avec celle de la Compagnie at en- des Cent! Maïs cette nouvelle commission ne prouve la dé- pas nécessairement que ce renouvellement était fait pour amè- e Canada, or, qui prouve trop ne prouve rien. Aureste, le te les à duc d’Amville avait-il un lieutenant en Canada, ou bien ar lui si le pays était administré par un Gouverneur pour la RS Compagnie et Lieutenant-Général pour le Roi? Bras de omet- Fer Chasteaufort, après la mort de Champlain, né prit-il salive pas les rênes de l’administration ex vertu des pouvoirs Mais que lui en donnaient Messieurs de la Compagnie? Mais er du |} ce n’est pas tout ; l’autorité du duc d’Amville était comentre | patible selon elle avec celle de la Compagnie! A ce re du compte, il y avait bien des autorités compatibles, puisnsiste que la Société amène aussi au concours, non seulement 1 gou- le cardinal de Richelieu, qu’elle fait Vice-Roi d’un roi oïs de qui avait cédé le Canada en toute propriété, seigneurie A 00n» et justice, et qui cessait d’être le roi du pays, pour n’en Géné- être.le suzerain, mais encore le duc de Brézé. Cela est L pour inconséquent au superlatif, et voilà pourquoi peut-être le 8 des cardinal comme tête de la Compagnie, s’érigeait en sou-
mes verain, comme l’insinue ce titre que prend Chasteaufort Feu- : de Lieutenant-G'énéral, pour le cardinal dans l'étendue du mieux fleuve St. Laurent. Je conclus que le duc d’Amville, rs et le marquis de Feuquières, Vice-Roi d'Amérique en 1660, ec le le Comte d’Estrades, en 1662, le Maréchal d’Estrées en pour 1681, et le Maréchal Cœuvres en 1707, n’ont eu aucune TE autorité directe sur la Nouvelle France.
+ .J’écrivais dans ma première édition, que le duc d’Amrtaine ville est appelé Dampville-Ventadour dans les docuuéi le mens de Paris, et que la Société l'appelle à son tour duc
d’Es- de Damuille. Le fait est, ajoutais-je que le nom moderne de cette maison est d’Anville. Il y a eu en France
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des duc d’Axnville mais non des ducs Dampville et encore moins Damville.—La société me contredit. Niet-elle que le nom moderne est d’Anville? Peut-elle ignorer qu’un duc d’Anviile a commandé une flotte envoyée au secours de l’Acadie? Un autre s’est signalé dans la géographie dans les dernières années de la monarchie. Pourquoi veut-elle s’en tenir aux noms antiques pour les d’Anville, et- au nom moderne pour les Lévy? Au demeurant, je m'étonne qu’elle maintienne que le nom ancien n’était pas d’Ampville, quand elle a contre elle les Lettres de provision par elle réproduites in exlenso à la page 110 et suivante de la deuxième livraison de ses Notes! Elle a été incrédule quand, d’après les Decumens de Paris, j’ai appelé le duc d’Ampvilie Damville-Ventadour; or on lit à la page 193 du deuxième volume du Dictionnaire Historique de PAmour: ‘* Le duc de Damville, de la maison de Ventadour, arriva là-dessus.”
Compagnie Féodale des Cent Associés.
Samuel de Champlain, Gouverneur.
Marc-Antoine de Bras-de-Fer, Sieur de Chasteaufort (1635). Il se dit, dans la prestation de serment du Sieur de Beacport, en 1637 ZLieutenant-Général pour Monseigneur le Cardinal de Richelieu en l’élendue du fleuve St. Laurent, et cette qualification extraordinaire avait paru à la Société une chose toute simple. .
Charles Huault de Montmagny, Chevalier de St. Jean de Géruzalem, l’Ononthio des nations sauvages, Gouvermen pour la Compagnie et Lieutenant-Général pour le
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Louis d’Aillebout de Coulonge, (1)
Jean de Lauzon, Chevalier, Conseiller du Roi en ses Conseils d'Etat et Privé, ci-devant Président au Grand Conseil et Intendant de la Compagnie, (1651). (2).
(1) Je l'appelle de Coulonge d’après le Commandeur, Viger; mais, ce titre fut-il porté avant l’érection de la Châtellenie de Coulongé, en 1656, en faveur du Sieur d’Aillebout, Ecuier, Directeur de la Frane” e ‘la Nouvèlle- France ?
(2) Que doit-on penser de ce titre de commission inséré au troisième vo-
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Charles de Lauzon, Chevalier, Seigneur de Charny, Grand-Maitre des Eaux et Forêts de la Nouvelle-France, Commandant-Général de la Colonie, (1). |
Pierre de Voyer, Vicomte d’Argenson, nommé en 1657, ne vint que l’année suivante.
Louis D’Aillebout de Coulonge, ancien Gouverneur, prend le cor:mandement du pays en attendant son arrivée.
Pierre (selon l'abbé Langevin) Dubois, baron d’Avaugour (1660). À
Remplacé par M. de Mesy en 1663, il fut tué peu après, en défendant le fort de Sérin contre. le Grand- Vizir Achmet Koprogli.
Grands Sénéchaux de la Nouvelle-France.
Messire Jean de Lauzon, Chevalier, en 1640, selon Charlevoix, mais il est dénommé Grand Sénéchal dans la concession du fief de Beauport dès 1636. Il fut tué dans un combat contre les Iroquoïs dans l’ile d'Orléans,
4 en 1661.
#4 lume de la nouvelle édition des Edits et Ordonnances Royaux :=—‘Provisions
de Gouverneur et Lieutenant- Général en Canada, pour le Sieur Nicolus Denis 1654.”—I1 faut dire qu’il n’a roint été Gouverneur en Canada à propre-
ment parler.
(1) Il passa bientôt en France, embrassa l’état ecclésiastique et devint
® chanoine et Official de Monseigneur de Laval Montmorency. Le Surérieur 4 de Belmont mentionne son administration.
“place de M. de Lauzon, son père, et lui s’en étant allé, prit le Gouvernement.” Grand Sénéchal, Jean de Lauzon, comme ayant été Commandant-Général.
* [La Liste du Commandeur Viger porte : ‘ De Lauzon-Charny (Charles) fils “idu No. 5, Gouverneur, 1656.”
4 M. de Charny commanda à la . Daillebout re-
J’ai ouf dire que la Mère Juchereau, donne le
vait-il donc une commission du Roi ?— ullement. Mais dans une conversa‘ion à laquelle était présent M. l’abbé erreau, le Commandeur m’a soutenu qu’il était Gouverneur et Lieuteranténéral par commission de son père ; et comme je trouvais extraordinaire
Mque M. de M. Lauzon donnât une telle commission, il me demanda si ce
ue fesaient de concert un Gouverneur et un Intendant n’était point valide.
MOr, comme le Commandeur eroyait qu’il y avait des Intendars dans le pays Men 1656, et qu’ils concouraient à la nomination des Gouverneurs! il pouvait
Mkncore mieux croire à tort, que Lauzon-Charny a été Gouverneur. C’est à bon droit que l’abbé Langevin. lui refuse ce titre
Mais je lui observerai,
Mine fois pour toute que, sous la domination française, les intérimaires ne
Wh’appelaient point Administrateurs, mais Commandans- Généraux.
NW
(Dès 1660, le roi envoie en Canada le Sieur Péronne Dumesnil, avec les titres de Contrôleur-Genéral, d’7ntendant et de Juge Souverain, mais on refuse à bon droit de reconnaître sous le baron d’Avaugour, des titres aussi attentatoires à l’autorité de la Compagnie, Sous M. de Mesy, il semble que les mêmes objections ne peuvent plus subsister, et cependant on alla jusqu’à se porter à des voies de fait contre cet officier. Îlest vrai que M. l’abbé Ferland rapporte que les remontiances de Dumesnil firent peut-être quelque impression sur Mesy ; mais il ne paraît pas qu’il ait été reconnu formellement, et aucun historien ne l’a mis au catalogue des Intendans.)
Charles Joseph de Lauzon, Ecuier, Seigneur de la Côte Lauzon (1661) (1). :
Gouvernement Royal.
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