‹ Tablettes napolitaines (volume 2)Chapitre 38 sur 61 · AUDIENCE · texte numérisé non relu

AUDIENCE

nous, don Igacio doit avoir commencé sa plaidoirie. » Qui me parle ainsi en m'entraînant vers le palais de justice ? un petit procureur, natif de Crotone, à la taille en zigzag, mais dont les longues jambes, ayant usurpé son buste , dévorent le pavé. C'est un vrai vélocipède. Nous voici en un clin d'œil au palais de Thémis , dont l'escalier, couvert d'une boue épaisse, est encombré d'une foule d e procureurs, d'avocats, d'hommes de loi de toute espèce. « Comment arriver, don Sgrafinachione, dis-je à mon procureur crotoniate; mais lui : — accrochez -vous à ma robe. 3> A ces mots il se met à jouer des coudes et des jambes et m'entraîne à sa suite dans l'auditoire.

Quel brouhaha ! on parle , on crie , on rit, sans respect pour les cinq juges déjà exhaussés sur leurs sièges. Au milieu de ce charivari, don Igacio , un des avocats les plus célèbres de Naples , lit la procédure d'une cause qui s'instruisait devant la cour depuis sept ans ;

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