‹ Tablettes napolitainesChapitre 1 sur 37 · H. NELSON 6AY · texte numérisé non relu

H. NELSON 6AY

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▲YANT-VROFOfr.

Pour rendre plus complète cette seconde édition des Tablettes Napolitaines^ j*y ajoute mon voyage dans la Grande-Grèce , et une description détaillée des temples de Peslum, Du reste je ne puis que répéter ce que j*ai dit dans l'avant -propos de la i'« édition de cet ouvrage. C'est que les Tablettes Napolitaines doivent être considérées comme le complément des Tablettes Romaines. Toutes les deux réunies présentent sur les mœurs de ritab'e Inférieure un petit tableau où tous les objets , coordonnés entr'eux par de nombreuses affinités, contribuent à l'effet général de la composition.

Il y a , dans mes Tablettes Romaines^ une foule de notions que j'ai laissées suspendues»

i) AVANT -PROPOS.

comme celles qui regardent les Brigands , les Castrats , les Funérailles , attendu que les mœurs napolitaines mettent seules la dernière main à tous ces détails. Quand Torigine d'un abus , d'un crime , d'une abomination est à Rome , les résultats se trouvent souvent à Naples. Si dans cette dernière ville sont établis les amphithéâtres oiî Ton mutile les hommes pour leur donner de belles voix, c*est parce que le pcipe reofaerehe ces belles voix pour ses églises ; et si l'on a perfectionné au pied du Vésuve rhorrible recette de V Aqua-Tofana, c'est parce qu*6Q a souvent employé ce poison sur les bords du Tibre.

Je n*exagère donc point en affirmant que les mœun de Naples se lient aux mœurs de Rome comme les oonséquences se rattachent à leur prindpe.

Ce n'est qu'il Naples qu'on peut se faire une idée de toute l'influence du charlatanisme sacerdotal sur la destinée d'un peuple. Certes, )e ne prétends pas ravir à Rome mo-

AVANT • PROPOS. UJ

derne son titre incontestable de capitale du fanatisme ; mais, de même que les villes manif ^a jturières exportent aux colonies une foule d'objets à peine ébauchés dont ne voudrait pas la métropole , ainsi Rome expédie pour Naples une immense quantité de superstitions de pacotille qui seraient dédaignées des Romains. Mais il n'est pas de denrées superstitieuses , quelque dégoûtantes qu'elles soient, qui ne trouvent de nombreux consommateurs à Naples* Voilà pourquoi l'ai dit çt prouvé dans ces Tablettes que le Romain actuel , comparé au Napolitain , semble un esprit-fort.

Ce qui donne encore une impoi^tance didactique aux mœurs napolitaines , c'est que Ton y trouve, la fusion des mœurs grecques et égyptiennes ; la coutume des momies s'est perpétuée à Naples, comme le prouve le cha'pitre intitulé : Fête des Morts, et, chose étonnante , l'on n'a presque rien écrit sur ce pays, quoique par les phénomènes physiques

iv AVANT-PAOPOS.

et les étrangetés morales quil présente , il soit fait pour piquer la curiosité, plus qu'aucun autre pays de l'Italie et peut-être du monde entier.

Pour prémunir le public contre les ruses frauduleuses dont se servent certains libraires qui vendent sous mon nom des Tablettes Anglaises et autres pitoyables compilations du même genre, je crois devoir prévenir mes lecteurs que je ne reconnais pour miennes que les Tablettes Romaines , Napolitaines , et Parisiennes,

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