‹ Tablettes napolitainesChapitre 4 sur 37 · ASPECT DE NAPLES · texte numérisé non relu

ASPECT DE NAPLES

O Naple , iMureux sëfoar , campagnes Ibrtnnëes , De pampres , de citrons , de ngrt«e oouitoaDées , Que de fois sous tes pUns d*arbu8tes toujours verts , Qni aétent lear asar au eomlMPe aaur des mers , J'égarai mon regard sur ton théâtre immense ! Combien je jouissais ! Soit que l'onde en silence Mollement balanoée et roulant sans efforts.

D'une frange d'écnme alUt ceindre ses bords ; âoh que son Taste sein se gonflât de colire ; J'aimais à voir le flot , d'abord ride légère , S'avanoer lentement, s'nUongprr et marelmr, Ki bondir tout à coup de rocher en rocher.... Cet horiaon , ce oiel , cette mer tnrbialenle. Montant , tombant, roulant en montagne écumanle, BttrvTaîenl mon esprit , mes oreilles , mes jeux , Et le soir me troutait ilnmobîle en ces Iteiui*

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RiBn de plus gracieux, de plus pittoresque que ces deux arcs du littoral qui, se réunissant au fort de rOËuf , donnent la figure d'un cœur aux lignes décrites par les édifices qui bordent la m^. Les églises terminées en donies, les maisons sans toits, dont les

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terrasses couvertes d'arbiistes et de (leurs ressemblent à des jardins suspendus en Faîr, prêtent à Naples une physionomie animée et orientale.

Descendons dans la ville : sur une surface égalant à peine la sixième partie de celle de Paris , elle compte quati^e cent mille âmes : aucune capitale de l'Europe n*est aussi populeuse. Notre rue Saint-Honoré semble déserte comparée à la rue de Tolède , où une fourmilier* d Individus circulent et se croisent au milieu d'un nombre infini de voitures qui paraissent , tant leur course est rapide , glisser sur les larges pavés de laves.

*Dans les corricoU^ espèce de cabriolets étroits même pour deux personnes, sont entassés pêle-mêle six , huit , et quelquefois dix individus, moines, filles, prêtres, soldats : les uns dans l'intérieur , les autres assis sur le brancard, ou debout derrièi^e avec le cocher , qui crie sans %essG en agitant son fouet, et en l'allongeant par-dessus le coni*

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coh pour frapper ranimai à quatre pieds , sauf à atteindre de temps à autre ceux qui n'en ont que deux. Tout cela se précipite avec fracas , oonduit par la Providence et par un seul cheval efflanqué qui , ayant le brancard élevé au niveau de ses oreilles, semble toujours sur le point d'être enlevé dans r^ir. Il y a souvent pkis de cent équipages de oe genre dans la seule rue de Tolède, la plus longue, la plus large et la plus belle de Naples , et peut-être de toutes les viUes d'Europe.

Sur \é& deux cotés de cette rue sont étalées €X>pfusément des boutiques amovibles de fruits, de comestibles, de marchandises de toute espèce , à la vente desquelles président des femmes qui portent suspendus à leurs mamelles un ou deux enfams , tandis que trois ou quatre autres se jouent entre les jambes maternelles, en poussant des cris iMiuvages et discordons»

A Taspect de cette profusion , de ce trop

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