‹ Tablettes romantiques: recueilChapitre 12 sur 67 · LA PAUVRE FILLE · texte numérisé non relu

LA PAUVRE FILLE

J^ai fui ce pénible sommeil Qa*aucua songe hearenx n'accompagne , Tai derancé sur la montagne Les premiers rayons da soleil.

S'éveiUant avec la natare , Le jeune qisean chantait sur Taubépine en fleun l Sa mère lui portait la douce nourriture ,

MeÀ yeux se sont mouillés de pleurs.

Oh ! pourquoi n'ai-je pas de mère ?

Pourquoi ne suis-je pas semblable au jeune oiseau Dont le nid se balance aux branches de rormeaû ?

Rien ne m'appartient sur la terre ,

Je n'eus pas môme de berceau , Et je suis un enfant trouvé sur une pierre ;

iDevant l'église du hameau.

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Loin de mes paren.s exQée , De leurs embrassemens j'ignore la douceur >

Et les enfans de la vallée

Ne m'appellent jamaÎÂ leur sœur !

Je ne partage pas les jeux de la veillée ;

Jamais sous son toit de feuillée Le joyeux laboureur ne m'invite à m'asseoir ,

Et de loin je vois sa famille ,

Autour du sarment qui pétille , Chercber sur ses genou9 les caresses du soir.

Vers la chapelle hospitalière En pleurant j'adresse mes pas , ha. seule demeure ici bas Où je ne sois point étrangère, La seule devant moi qui ne se ferme pas !

Souvent je contemple la pierre Où commencèrent mes douleurs ; J'y cherche la trace des pleurs , Qu'en m'y laissant , peut-être y répandit ma mère.

Souvent aussi mes pas errans Parcourent des tombeaux l'asile solitaire ; Mais pour moi les tombeaux sont tous indifférens ',

La pauvre fille est sans parens Au milieu des cercueils ainsi que sur la terre !

JTai pleuré quatorze printemps Loin des bras qui m*ont repoussée :

Reviens , ma mère , je t'attends Sur la pierre (rù tu m'as laissée !

M. Alex. Soumet.

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