‹ Tablettes romantiques: recueilChapitre 31 sur 67 · WILHEM · texte numérisé non relu

WILHEM

Ma mère , entends sa voix et ses pas triomphans; Le voilà.

HEDWIGE

Mon époux!

WALTBR.

Mon père !

GTJII.I.At7ME-TBLL , entrant.

Mes enfans f Chère Hedwige ! le ciel a payé ma constance, Et de son saint appui m'a prêté l'assistance ; Effacez vos regrets , point de pleurs superflus ; Nul tyran , nul malheur ne nous sépare plus.

HBDWIGS.

Cher Tell!

GUILL AUME-TSX.L .

Oublions tout. La voilà , ma chaumière ; Chaque objet en ces lieux m'attache à la lumière !

WII.IIBK.

Mon père , qu'as-tu fait de ton arc redouté ?

GUILLAUME -TBLZ..

Tu ne le verras plus , mon fils ; on Ta porté Sous le dôme élevé de nos pieux portiques ; n ne doit plus servir à des exploits rustiques , A l'autel consacré mes voeux l'ont suspendu !

BBDWIGB.

Après quels attentats mon époux m'est rendu ! Puis-je toucher sa main que le sang a flétrie?

GUILLAUMB-^TSIX.

Cette main protectrice a sauvé la patrie ; Et je l'élève pure an ciel qui vit nos pleurs. Quel est cet inconnu?

HEOWIGE.

«Tignore ses malheors.

Sans doute un grand revers , un grand secret Taccable : Parle-lui.

LE PARRICIDE, à GuiUaiune-Tell.

Seriez-Yous ce pasteur formidable Dont la flèche à Gessler a donné le trépas ?

GUILLAUME-TELL

J*ai fait cet acte juste , et ne le cache pas. LE PARRICIDE , avec joie. Le ciel , de vos rochers m'a donc ouvert l'enceinte ! .

GUII^LAUME-TSLL.

Cet habit vous déguise : expliquez-vous sans feinte.

LE PARRICIDE

L'Helvétie a frappé son lâche gouverneur , Et moi , sur un tyran fatal à mon honneur , Et qui de ma famille enchaînait l'héritage , J'ai su de votre exemple imiter le courage.

B fut votre ennemi, vous l'avez immolé ; l'avais aussi le mien , tout son sang a coulé.

GUILLAUME-TELL

Juste Dieu ! vous seriez... "Sors de ces lieux, Hedwige^ Éloigne mes enfans !

Hedwige.

Quel est-il ?

GUILLAÛME-TBLI*.

Sors , te dis-je.

Nos enfans sous ce toit ne peuvent demeurer.

HEDWIGE

(à part.) Oh! venez! Quel malheur faut-il encor pleurer?

(elle sort. )

GUILL4UMB-TELL.

Jean d^Autriche, c'est toi , c*est toi-même ; oui, ce traître Dont le bras s'est plongé dans le sein de son maître.

LE PARBICIOE.

Des biens de mes aïeux , avide nsurpateur...

GUILL4UMB-TBLL.

Un vieillard couronné ! votre oncle ! un empereur ! Et le ciel vous absout parmi tant de victimes? La terre sous tes pieds n'ouvre point ses abîmes ?

LE PARRICIDE

Écoutez-moi!...

GUILLAUME-TELL

Barbare, encor souillé de sang , Tu viens frapper au seuil de ce chaume innocent?

Offrir à la vertu ta misère importune ?

Réclamer quelque droit de la sainte infortune?

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