ACTE V, SCÈNE IV
Le théAtre représente la chaumière de Gnilknme TeU. Le feu brille dans le fbyer , et la porte entr'odyerte labse , an loin , déconirir les Alpes.
HEDWIGE, femme de Guillamne-Tell ; WIIjaEMet WALTER, ses deux fils ; puisJEAN-LE-PABRICIDE, puis GUILLAUME- TELL.
'HSDWICB.
Mes enfans , il est libre ; il revient , jour prospère ! Soyez fiers et joyeux ; car il est yotre père Celui dont le courage a sauvé son pays.
^' * Après ayoîr payé un tribut d^admiration au nom de Guillaume Tell f est-il beaucoup d'hommes , dignes de la liberté , qui ne reviennent pas avec de pénibles sendmeas sur Fidée du meurtre de Gessler ? Sans doilte l'oppresseur, deux fois parjure à sa promesse,' avait dispensé la victime de tonte générosité; mais enfin le vengeur de la Suisse tendit à son ennemi une
WILHSM.
Et moi y ma mère! embrasse et console ton fils. J'ai TU cet appareil du supplice et des armes , L'effroi dans tous les coeurs, dans tous les yeux des larmes. Qa*on parle aussi de moi ! quand le trait a Yolé , n effleura ma tète et je n*ai pas tremblé.
HSDWl&B.
Oui 9 deux fois j'ai senti , toi que Dieu me renyoie , De t*aToir enfanté la douloureuse joie.
WILHBM.
Ma mère , un saint ermite approche de ces lieux 9 H demande sa route ou quelque dons pieux.
embàclie ; il l'attaqua à l'improviste et à la manière des assassins. Ce souTenir peut inquiéter un peu les âmes pour qui frapper un tyran est encore un crime. Peut-être ce sentiment s'était présenté à Schiller , et peut-être est-€e pour répondre aux olq'ectioiu de son propra oœnr qu'il imagine de faire ressortir , par un effet dramatique, toute la force et toute la cUxlké jnstificatiTe de cette action.
Toid comme s'exprime Madame de Staël sur cette scène, qui n'entre nullement dans l'ordre de nos idées sur le théâtre : lean-le-Furridde, qui assassina son onde, l'empereur Albert, parce qu'il lui refusait son héritage, -vient, déguisé en moine, demander un asile à Tell ; il se persuade que leurs actions sont pareilles, et Tell -le reponssa avec horreur, en lui montrant combien leurs motifs sont difPérens. C'est une idée juste et ingénieuse , ajonte-t-elle , que de mettre en opposition ces deux hommes. ( I^otâ de Vauteur. }
BEDWIGB.
Par nos soins , mon enfant , ses forces rappelées , Montrons lui quel boniieur visita nos Tallécs.
wiLHEBC» à Jean-Ie-Parricide.
Que TOUS semblez souffrir ! yenez , noble étranger.
WAI.TBR f le pins jeune.
• \ Ma mère , par ses soins , viendra te soulager.
LE PAREICIDS.
Où. suis-je... et sous quel toit m'oflrez-vous cet asile ?
WII.HBM.
Reconnaissez Birglen ; c'est un hameau tranquille. Là y du canton d*Uri commencent les détours : D*Altorf y au pied du lac , voyez monter les tours.
LB 7ARBICIDB , à Edwige qui renent
Lorsqu'à mes longs malheurs enfin quelqueespoir brille , Votre époux?...
BDWIGB.
Dieu, ce soir , le rend à sa famille.
Mais par nos humbles dons que vos sens raffermis...
Z.B PABBIOIDB.
Non , je n'accepte point, si vous n'avez promis... Ve me trahissez pas !...
HEDWIGE
D'où yient que, suppliantes ^ Vos malus portent mon voile à vos lèvres tremblantes?
LE PARRIGIDS.
Femme , au nom des vertus , des douleurs de la croix ,
Par l'hospitalité (k plus sacré des droits! )
Par le firont de vos. fils que je baigne de larmes...
HSDWIGE*
Jamais vos saints habits n'ont caché tant d'alarmes ? Je cherche en vain la paix sur ce front consterné !
LE VA&&IOIDB.
Oni , je suis des bannis le plus infortuné.
HEDWIGE
Ah! parles; l'infortune en. nos coeurs trouve place : Cependant votre aspect et me trouble et me glace.