‹ Tablettes romantiques: recueilChapitre 7 sur 67 · LA LYRE ET LA HARPE · texte numérisé non relu

LA LYRE ET LA HARPE

Lil I.T11E.

Do&s , 6 fils d'Apollon ! ses lauriers te coaronnent. Dors en paix. Les neaf Sœurs t'adorent comme un roi. De leurs chœurs nébuleux les songea t'envlronaent. La lyre chante auprès de toi.

Là harps.

Éreille-toi , jeune homme y enfant de la misère !" Un rêve ferme au jour tes regards obscurcis ; Et , pendant ton sommeil, un indigent , ton frère , A ta porte en vain s'est assis.

Là. I.TRB.

Ton jeune âge est c]b«r à la gloire :

Enfant, la muse ouYrît les yeux , Et d'une immortelle mémoire Couronna ton nom radieux.

En Yain Saturne te menace :

^ Va y rOlympe est né du Parnasse, Les poètes ton fait les dieux.

LA HABPX.

Homme , une femme fut ta mère ; Elle a pleuré sur ton berceau : , Souffre donc. Ta vie éphémère Brille et tremble, ainsi qu*un flambeau.

Dieu f ton maître , a , d'un bras austère, Tracé ton chemin sur la terre , Et marqué ta place au tombeau.

LA XTBX.

Chante , Jupiter règne , et l'uniyers Timplore ; Vénus embrase Mars d'un souris gracieux ; Iris brille dans l'air , daps les cbanips briUe Flore ; Chante , les immortels , du couchant à l'aurore , En trois pas parcourent ks cieux.

JLA HARVB.

Prie ! il n^est qu'un vrai Dieu , juste dans sa clémence ^ Par la suite des temps sans cesse rajeuni ; Tout s'achèye dans lui ; par lui tout recommence : Son être emplit l'espace, ainsi qu'une âme immense ; L'Étemel yit dans Tinfîni.

LA LTBS.

L'aigle est l'oiseau du Dieu qu'avant tout on adore. Du Caucase à l'Athos l'aigle égaré , dans l'air. Roi du feu qui féconde et du feu qui dévore, Contemple lé soleil et vole sur l'éclair.

(20) X4 HàBPE.

La colombe descend du ciel qui la salue ; Etv voilant l'Esprit sliint sous son regard de feu. Chère au yieillard choisi comme à la vierge élue, Porte un rameau dansParehe^annonce au monde unDieu.

Aime ! Eros règne à Gnide , à l'Olympe , au Tartare;

Son flambeau de Sestos allume le doux phare ,

n consume Ilion par la main de Paris.

Toi , fuis de belle en belle , et change avec leurs charmes .

L'Amour n'enfante que des larmes ;

Les Amours sont firères des Ris.

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