‹ Tableu des guerres de le Révolution, de 1792-1815Chapitre 2 sur 79 · DES CARTES · texte numérisé non relu

DES CARTES

AVEC IMUICATIOM

Pela place qu^ils doivent occuper dans leTolume.

Camiiagiie de el 1793 i

P^rêpées Urietilales. \

Pvrénét^-Ocrideiilalcs. f , , , ,

line seule pwneliP. 1 4

Armée di S Alpes, l__

Armée d*Halie. ^ /

Vemiéc. 44

Campasses de 1794 et iTQtj. ...»

CafPfiaguc de 179s» pS

Siège de Mdutoue « » 114

Kg>ptc i65

Italie luéridiuuale 177

Campagne de 1799 >97

Cimpagne de Hollande .,«»»» »97

Campagne de 1800. ♦»..»>.

Campagnes de i8o5 et rSoü

Carte de la Saxe, .

Campagne de 1807» «.,.»»> 3o5

Espagne et Portugal , 3n

Campagne de 1809. » 35.*?

Campagne de. iHiy AoS

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INÏRODÜCTION.

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I«i France, par son unité politique et continentale, est en position tl’exercer une influence constante sur les destinées de l’Eul'ope. En contact, sur un développement de quatre cents lieues, avec l'Espagne, l'Italie, la Suisse, la Confédération germanique et les Pays lîas, elle tend, au moyen d’un échange per|)étnel d’idées et d'inléiéts, à les assimiler à sa propre civilisation. T.a configuration lie ses frontières rend de grandes invasions très chanceuses; elles sont tellement disposées, qu’avec l’élan qui caractérise la nation» elle devient promptement rnenai,"uUe à l’égard de ^étranger.

L’Océan, les Pyrénées, la Méditerranée la couvrent à l’ouest et au midi; ce n’est point par là que peuvent pénétrer ces années formidables qui ébranlent une nation puissante.

La défense de l’est et du nord tient au système des eaux de la chaîne des Alpes. Ces hautes montagnes déversent quatre grands fleuves qui se jettent, à d’immenses distances, dans quatre mers différentes. Le Pù descend droit à l’Adriatique; le llhùne, détourné dans son cours rapide par le massif de l’Auvergne, verse dans la Méditerranée; le Danube parcourt un espace de plus de cinq cents lieues avant d’atteindre la Mer Noire; et le Rhin, après de longs contours, creusatit son lit à travers les Alpes Helvétiennes et les Alpes de Soii.ibe, gagne les plaines des Pays-Bas pour se |)crdre dans la mer du Nord.

J. es vallées du lUiône et du Rhin renfeiinent les l>aiTières défensives de la France. Le versant oriental du bassin du Rhône est divisé en quatre compartimens : de la Saône au Rhône; du

J\rHODL'aFU.\.

Rhône à l'Iserc; de l’Isère ;i la Durance; et de la Durance à la mer. On arrive dans le premier, par la route de Râle à Dijon; par celle de Solenre à Pontarlier, par celle de Genève à Lyon. Ces communications, parcourant une vaste étendue du bassin du Rhin, rentrent dans ce qui concerne ce dernier fleuve; elles sont en outre couvertes par les places de lîéforl, de Besancon et [larla chaîne du Jura.

I.e second a pour entrée : d’abord, la route du Siinplon, qui traverse le Valais, dépeiulancc de la Suisse; puis les routes du petit Saint-Bernard et t!u ]\Iont-Cénis, qui, après avoir serpenté dans les vallées de la .Savoie aboutissent aux remparts de Grenoble.

l^e troisième est percé par le col tie Fenestrelle. I..a roule barrée par la place de Briançon, se bifurque pour gagner d’un côté Grenoble, de l’autre l’.mbrun et Mont-Dauphin.

Le quatrième est accessible par plusieurs cols secondaires dont les issues sont fermées par les niêines places d’Lmbnin et de Mont- Dauphin , et par les postes d’Lntrevaux, (îoliTiars et .Seyne. Il présente en outre une communication plus facile: la roule de la Corniche qui débouche d’Italie par Nice et que défeiuleul le cours du ^ ar et la petite forteresse d’Antibes.

Ces divers passages traversant, au sortir des longs défilés des Alpes, d’étroits vallons, dont les abords sont fortifiés, n’exigent pas dans une guerre défensive un grand déploiement de forces; ils sont surveillés par Lyon , Grenoble et Toulon , foyers d’activité de l essourceset de résistance.

Le versant oriental du bassin du Rhin contient la Suisse presque entière; puis l’Alsace, le Palatinat et enfin les vastes plaines par où la Meuse et l’Escaut vont se confondre avec ses eaux dans les iies de la Zélande.

La Suisse est Indispensable à la défense de la France , soit par sa neutralité, soit en livrant son territoire à un corps d’occupation.

Dans le premier cas, elle s’avance eu flèche entre l’Allemagne et rit.alie, sépare les armées ennemies et les force d’opérer selon des lignes dont la divergence est d’au moins quinze journées de marche Dans le second, elle agrandit et complique le théâtre de la guerre en ouvrant, entre les puissances belligérantes de nouvelles communications. 11 y a d’abord le pont de Bâle, celui de Schafliuusen , il V a les routes du Vorarlberg à Zurich et celles des Grisons au Valais qui sc croisent sur le mont Saint-Gothard , avec la

LMKÜÜUCTION.

grande chaussée d’Italie. En tout, six débouchés qu’interceptent le Saint-Gothard, le Haut Rhin , la vaste nappe du lac de Constance et le Rhin. Cette première ligne, où la nature a accumulé d'insurmontables obstacles, se réduit à quelques |)ositions qu’on peut gariler avec peu de monde. Puis en deçà, le nombre de torrens, les aspérités du terrain augmentent et l’ennemi a encore moins de chances de succès.

L’Alsace. rc.sserrée entre le Rhin et les Vosges, flanquée par les ligues de Weissembourg, parla place de Béfort, défemlue par les forteresses «le Schlestadt, Neul'brisach et Strasbourg, ne prête point d’espace à l’invasion.

Au sortir de cette province, la frontière après s’étre «létachée du Rhin, court obliquement au nord-ouest séparée du fleuve par une distance moyenne de quarante lieues. Dans l’intervalle que sillonnent la Moselle, la Meuse, la Sambre, l’I.scaut et la Lys sont compris une partie de la Hesse, la Bavière rhénane, les grands duchés du Bas-Rhin et de Luxembourg, enfin la lîelgiciue. C’est sur ce théâtre si souvent ensanglanté que toute grande question européenne doit être débattue. C’est par là que la France est vulnérable et qu’elle doit se défendre en attaquant jusqu’à ce que ses armées s’étendent victorieuses sur la rive gauche <lu Rhin.

Entre Rhin et Moselle débouche la route de Mayence qui communique par Francfort avec le nord et le midi de l’Allemagne. C’est pour l’étranger la ligne d’opération la plus directe ; mais elle traverse le massif des Vosges; mais elle prêle le flanc à l’Alsace et aboutit de front aux villes de la Sarre, puis aux remparts de Metz: de part et d’autre, il est difficile d’obtenir sur ce terrain des résidtals prompts et décisifs.

Entre Aloselle et Aleuse, les Ardennes aux campagnes stériles, aux immenses forêts, ne sont propres qu’à des opérations secondaires ou à des mouvemens transitoires.

C’est donc entre la Meuse et la mer qu'il faut chercher des champs de bataille. I^à, tout est disposé pour faciliter les opérations delà guerre. Les collines s’épanouissent, les cours d’eau n’of- Ircnt pas encore d’obstacles insurmontables; des villes populeuses , de rich«'s villages fournissent à chaque pas des subsistances et de bons abris pour les hommes et les chevaux.

Bi iixelles est le centre de cette contrée fertile. Les routes d’Amsterdam, de We.sel, de Dusseldorf et de Cologne s’y croisent; après quoi, elles gagnent Lille , A’alenciennes , Alaubeuge et Civet.

Mais Bruxelles est à portée des arsenaux et des forteresses du dé-

VI INTRODUCTION

parlement du Nord. Dnixellcs est loin des ressources de l'éti nnper et ne peut être préservé que par des Dalailles. C'.ettc ville doit donc être le premier but des eFlorts de.s Fraiiçai.s. Plusieurs défaites ne tranchent point contre eux la question : une victoire la décide en leur faveur.

L’expérience a fait voir qn’il faut s’avancer en pesant sur la gauche de l’ennemi; on menace ainsi sa ligne de retraite et l’on met la lîelgique an prix d’une seule reneonire. ]\Tais on n’est en sûreté à Bruxelles, qu'à la condition d’occuper les passages de la Meuse; c’est-à-dire, les places de Nanuir, Liège et Maëstricht. Celte dernière est d’une grande importance; elle ne peut être investie et assiégée si l’on ne réussit à éloigner du fleuve les armées opposées. C’est là l’objet d’une seconde bataille. Mais la place prise, l’ennemi est à son tour à découvert et à forces égales il est obligé de se retirer au-delà du Ilhin.

En résumé, le plan général de défense consiste à déblayer la vallée du Ilhûnc; forcer le Var, .s’appuyer aux sommités des Alpes, neutraliser la Suisse, observer le Rhin en Alsace, menacer Mayence, surveiller le débouché des Ardennes , se ruer en niasse sur Bruxelles par la route la pins rapprocliée de la .Meuse, et cette ville occupée, de s’emparer de Mai-stricht. C’est ainsi que l’on parvient au Rhin; une fois en po.ssession de celte puissante barrière, on est à meme de prendre à son gré l’attaque.

L’Europe , considérée dans une situation défensive, se divise en deux vastes théâtres de guerre. L’un se rapporte aux bassins méditerranés du mitli, et se compose des vallées du Pô et du Danube; r.Antriche y domine et Vienne en est le centre. 1/antre, flanqué par la mer du Nord et la mer Baltique, est sous l’influence lie la Prusse et de la Russie. Il contient d’abord le versant occidental du bassin du Rhin, puis les lignes parallèles du Weser, de l’Elbe de roder , de la Aastule, du Niémen et de la Dwina.

Ün peut les concevoir annulés l’un par rapport à l’autre et les discuter séparément. Le premier renferme un point objectif décisif: c’est Vienne, situé au sommet d’un angle formé par les montagnes de la Bohème que côtoie le Danube et |>ar les derniers mamelons des Allées Noiicpies. Mais avant d’entrer dans le bassin du Danube, il faut remonter le versant occidental du Rhin ou le revrrs méridional de la mer Adriatique, puis tlescendre du côté du nord, les Alpes llelvétiennes , les Alpes de .Smiabe, le Hanhe- Alp, on du côté du midi les Alpes Rhétiennes et Noriqiics.

Ce n’csf pas le tout d’y pénétrer : il faut encore s’y maintenir, et

iNTHODUCTlOiV. vu

Jes premiers pas sont difBciles. Du lac de Constance à Rufstein, le terrain est di\isé, par une chaîne secondaire, en deux coniiMirtimens dont le plus élevé, sous les noms de Tyrol et de Vorarlberg, est comme la citadelle de l’autre. Il serait impossible d’avancer si l’on permettait à des forces considérables de se concentrer dans cette vaste place d’armes , prêtes à déborder les flancs ou les derrières des colonnes de marche; or le seul moyen de s’y opposer est d’attaquer par l’Italie.

On est ainsi conduit à .aborder le Danube tout à-la-fois à travers le bassin du Pdiiu et le bassin du Pù.

Si la Suisse est neutre, le premier ne doit être regardé que comme passage nécessaire pour arriver à l’ennemi. En effet, l’Autriche le domine par la Bohême et le Raidie-Alp d’où s’écoulent le Mayn et le Neckcr. l/intervalle de ces deux rivières est rempli par deux aiflncns du Danube; l’Altmuhl et la Wernifz, de sorte que les colonnes qui remontraient le JMayn et le Necker, laisseraient entre elles un intervalle dans lequel l’ennemi serait toujours maître de manoeiivrer de manière à les menacer tour-àtour et à les battre séparément. Il suit de là, qu’il faut se garder d’opérer sur les pentes occidentales de la vallée du Rhin; on doit les traverser rapidement et porter par la route la plus courte au Danube.

I.a disposition du bassin du Pù donne lieu à plus de complications. La chaîne des Alpes l’entoure et ses cols livrent l’entrée des vallées du Piémont, fermés à leur sortie, par des forts ou des places. Liiirasse formidable, dont il était donné à Napoléon de découvrir le <léfaut.

■A partir du Mont-Blanc, les Alpes en gagnant le midi, diminuent de hauteur. Vers l’Argentière elles se rebroussent en demi-cercle jiisipi’aux sources de la Bormida et toujours en s’affaissant se rapprochent de la mer. De Saint-Jacques à Montonotte, l’arrête culminante n’e.st plus qu’a trois lieues du rivage, et à cette courte distance correspond la moindre élévation; c’est la porte de l’Italie. Au-delà, sous le nom d’Apennins, les monts reprennent toute leur âpreté.

Une fois établi sur lo revers intérieur, on oblige le Piémont à déposer les armes et à livrer le passage du Pù. Mais on n’a rien fait tant que l’on ne s’est point rendu maître de la Lombardie. Cette; belle province est traversée par une multitude de rivières qui, s'échappant des Grandes-Alpes , semblent suspendues au milieu de leur course par les lacs de Conio, d’iseo, d'Idro et de Garda, puis *

viir INTRODUCTION.

se réunissent au fleuve. Les principales sont: le Tésin, i’\d(Ia , rOfjliü, la Chicsc et le Mincio. Aucune d’elles ne peut passer pour line bonne ligne de défense; leur lit est peu profond ou leur cours trop étendu ; elles sont, d’ailleurs naturellement tournées, si l’ennemi reporte la guerre de l’autre coté du Pô. Mais au-delà du Mincio, s’écoule un fleuve qui les couvre toutes et dont la possession assure la conquête de l’Italie ; c’est l’Adige. Encaissé dans sa partie supérieure par <les montagnes inaccessibles , il se perd avant d’arriver à l’Adriatique dans un immense marais et n’est abordable pour une année en marche que sur un front de huit à dix lieues. Dans cet espace restreint, se croisent les routes du Tyrol et de la Carinthie et les localités se prêtent merveilleusement à seconder des efforts défen.sifs pour s’opposer au déploiement des troupes survenant des provinces impériales.

Maîtres de l’Adige, les Français peuvent lancer en avant leurs armées d’Allemagne. Cependant, elles présentent le flanc, d’un côté à la vallée de l’Inu, de l’autre aux ponts nombreux du Danube, et pour sortir de cette position incommode, elles'doivent livrer bataille de manière à rejeter l’ennemi sur le Bas-Iun. li», le Tyrol est tourné, le Danube est large et impétueux, les Alpes Noriqiies appuient les forces victorieuses, et la vallée se rétrécissant devant elles, elles se concentrent eu avançant; leur impidsion devient irrésistible; leur droite, en se développant au-delà des monts, anuulle, (juaiit à la défense de A’ienne, les troupes engagées en Italie et l’ennemi ne peut plus s’opposer à l’occupation de cette capitale.

Si la Suisse a pris part à la guerre, la route du Saint-Gothard , le débouché de Scbafhauscn ajoutent aux moyens d’envahir r.Allemagnc et l’Italie, mais le llas-lnn entre Rufstein et le Danube, mais l’Ailige doivent toujours être le but des armées françaises.

La perte d’une capitale comme A ienne, désorgani.se l’Autriche et la force à la paix; si la Russie intervient, clic est trop loin de scs ressources pour supporter plus d’une défaite. Le théâtre de guerre du midi est donc disposé par la nature à l’accomplissement d’événeinens décisifs.

Il n’en est pas de même au nord. Le Rhin forcé, la Prusse n’a plus lie solide barrière; le Weser est tourné par les sources du ?.Iayn; l’Elbe traversant plusieurs états, peut être livré par les traités; l’Oder, situé au-delà de Rerlin, cède si la capitale est rapidement enlevée; enfin , l’insurrection polonaise aplanit les approches de la Vislule. Maisalors on se heurte contre la Russie. En supposant qu’on franchisse le Niémen pour marcher à la Dwina, on n’est plus flan-

INTRODUCTION. ix

qué et l’on ne peut l’être qu’à la condition de dominer le Borystbène. Or, il faut une grande supériorité de force et de génie pour opérer dans ces vastes espaces. f)ii ii’a «l’ailleni s que trois mois de belle saison et les distances s’opposent à ce que ilans un si court espace de temps, l’on porte de ces coiqis accablans dont une nation ne peut plus se l'elever. La Russie n’est cependant pas invulnérable elle ne résisterait pas à plusieurs atteintes; si elle n’en peut recevoir qu’une, eu une seule campagne, l’on peut concevoii- que, dans une lutte définitive entre les lumières et la barbarie, l’Angleterre, l’Allemagne et la France auraient assez de constance pour retourner plus d’une fois à la charge.

Ces consiilérations sont le résumé de vingt-cinq ans de guerre , dont nous entreprenons de tracer à grands traits l’esquisse. Pendant cette lutte immoitelle, toutes les positions, tous les champs de bataille ont été explorés, le côté faible de chaque état a été reconnu. Si la France un moment surprise, désarmée, a laissé l’étranger fouler son territoire, il n’en faut rien conclure, l’Europe ne s’est ménagé ce facile triomphe qu’au moyen d'une transaction apparente avec les principes contre lesquels elle avait d’abord couru aux armes. Elle a ainsi rendu hommage à l’ascendant d’une civilisation, dont la nation de Charlemagne a reçu, depuis quatorze siècles, le dépôt sacré et quelle ne laissera jamais périr entre ses mains.

Mais on comprendrait difficilement comment cette lutte a pu se prolonger incertaine si long temps, si l’on ne donnait, avant d’en commencer le récit, une idée du pouvoir qui fit agir les armées dans l’intérêt et la gloire de la nation , et de l’organisation de ces armées, même aux différentes phases de la révolution.

Organisation <lu pouvoir exécutif sous la Képubliqnc et TEmpirc.

A peine le trône fut-il renversé que l’assemblée constitua un conseil exécutif |irovisnire pour Mirveiller l'exéculion des lois, mais la diversité et la force des évènemens, n’avant j)as tardé à tlémontrer son insuffisance, il fut remplacé par douze, puis par seize comités.

INTROnUGllOX.

IjCS comitf^s militnires les plus importaiis luront cpux «lu commandement central de la force armée de Paris, de défense, de sûreté «’énérale, du niouvcmeut «les aruu'u^s de terre et de salut public. Ces comités, pris dans le sein de l’assembUV, avaient un nombre de membres proportionné à leur importance et se renouvelaient à des épo(]ui*s différentes.

11 est inutile de rappeler la variété des attributions et des pouvoirs dont chacun «le ces comitt-s fut saisi ; il suffit «le savoir qu’ils furent tous absorbés par le Comité de salut public composé des neuf plus fortes tètes militaires «le la Convention, qui prit la direction des armées et ne laissa aux autres que des détails d’exécution. La création de ce comité remonte au ta avril 1793, dans le premier moment «l’exaspération et de méfiance que firent naître la défection de Dunioiiriez et les revers qui l'avaient pr«‘cédé et suivi.

Voici les principaux articles du df'ci et d’institution ;

1. Il sera formé, par appel nominal, «in comité «le salut pidjlic, composé de neuf membres de la Coinamtiou nationale.

2. Ce comité «lébbérera en secret; il sera chargé «le surveiller et d’accélérer l’action de l’administration confiée au conseil exécutif provisoire, dont il pourra même suspen«lre les arrêtés lorsqu’il les croira contraires à l’intérêt national, à la charge d’en informer sans délai la Convention.

3. Il est autorisé à ]ii-en«lre «lans les circonstances urgentes «les mesures de défense générale, extérieure et intérieure, et ses arréf«'s, signés delà majorité de ses membres délibérans, qui ne pourront être au-dessous des deux tiers, seront exécut«‘s sans délai par le conseil exécutif provisoire. Il ne pourra en aucun cas décerner des mamlats «l’amener ou «l’airét, si ce n’est contre scs agens d’exécution à la charge d’en rendre compte sans «Jélai à la Convention.

5. Il sera fait chaque semaine un rapport général et par écrit «le ses opérations et de la situation «le la république.

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