‹ Tableu des guerres de le Révolution, de 1792-1815Chapitre 39 sur 79 · OPÉRATIONS DANS LES GRANDES-INDES. SU · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS DANS LES GRANDES-INDES. SU

Au printemps de l’année suivante (i8in) le Draghy revint m %ric où les esprits étaient singulièrement agités. Le bruit courait qu’une princésse anglaise arrivée à Damas, avait changé les dispositions des Turcs, qiieMehanna l’avait conduite à Palmyre et qu’elle avait été proclamée reine des Bédouins. On annonçait une coalition entre Mehanna, les Wahabis et les gouverneurs turcs des villes de l’Oronte. Emu de ces nouvelles, Lasenris eut recours au pacha de Damas. Soliman plus effrayé (les Wahabis que du Draghy, accorda à ce dernier un bonyourdi, poi*> tant (|u’il devait être obéi comme chef suprême du Désert de Damas et que toute alliance contre lui était opposée à la volonté de la Porte. Mehanna se soumit, on sut que la prétendue reine des Bédouins n’était qu’une illustre voyageusc(ladyStanhope) et l’onn’eutplus à (V>mbattre que les forces d’Ebn-Sihond , qui assiégeaient Palmyre , au nombre de 10,000 hommes; on marcha contre elles , on les défit encore et l’on rentra dans les campemens d’hiver.

Vint l’année i8i3. Chose merveilleuse! dans le mSm* temps qn’uo million d’hommes exaltés se disputaient l’Allemagne, aSo,ooo Arabes et Osmanlis se heurtèrent sur les bords de l’Oronte mis au»i en action par l’influence du génie de Napoléon.

i5o,ooo guerriers Wahabis traînant avec eux leurs familles, inondèrent le désert de Damas résolus d’exterminer le Draghy et de châtier les Turcs qui lui prêtaient leur appui.

Les alliés ne comptaient pas plus de 80,000 combattans qui se retranchèrent non loin de la ville de Hama d’une manière remarquable. On réunit tous les chameaux , on les lia ensemble par les genoux et on les plaça sur deux rangs devant les lentes. Pour compléter ce remp art un fossé fut creusé derrière eux.

Les ennemis en firent autant de leur côté et, pendant trente-sept jours, les deux armées, également tourmentées par la famine, se livrèrent des combats de plus en plus animés, dont le succès était alternatif. Ou a peine à se faire une idée de leur constance, les guerriers passaient jusqu’à deux jours sans prendre de nourriture et les chameaux, formant le rempart du camp, se dévoraient entre eux.

Le trenle-hiiilièroc jour le camp des Turcs fut forcé. «Le lendemain « commença une lutte affreuse, les Bédouins étaient tellement mêlés « qu’on ne distinguait plus rien; ils s’attaquaient corps à corps avec le « sabre; la plaine entière ruisselait de sang; la couleur du terrain avait « lotaleinenl disparu ; jamais peut-être il n’y eut de pareille bataille. Elle « dura huit jours sans discontinuer. Enfin le Draghy, voyant le mal à a son comble, mit en sûreté pendant la nuit de l’autre côté de l’Oronte, * les tentes, les femmes et les enfans. Au lever du soleil il pailagea les

,(ii c.rKUKF.s m; la liFvoLrnoN.

« combattans en quatre corps et les jeta en désespérés sur les quatre « côtés du camp ennemi. I.«s assaillans tonibèient sur leur proie comme « des lions affamés. Ce choc impétueux et simultané eut tout le suca cès qu’on pouvait en attendre. I>a confusion et le désordre se mirent « parmi les VValiabis, qui prirent la fuite, abandonnant femmes, en* « fans, tentes et bagages. Ije Dragliy, .sans donner aux siens le temps « de s’emparer du butin , les força de poursuivre les fuyards jusqu'à « Palmyre et ne les laissa reposer qu’après la dispersion totale de l’en- « nemi (M. de Lamartine). »

Après cette brillante victoire, le Draghy, repassa VEuphrate, traversa toute la Perse, en faisant alliance avec les Bédouins de ccscontrées et en ninquante-et-un jours il poussa jusqu’aux frontières occidentales des Grandes-Indes. Revenant ensuite sur ses pas il signa un traité avec Ebn-Silioud. Ainsi , au bout de quatre années, durant lesquelles s’accomplirent de la part des agens de reinpereur, des prodiges de devoûment, d’adi'esse et de constance, l’.Vrabie entière était prépar('“e à servir à scs vastes desseins, lorsque 1 ürieiit étonné apprit sa chute. AI. IJtscaris mourut au Caire, et le consul anglais saisit les documens précieux qu’il avait pu recueillir.

ORGANISATION UtS ARMÉES FRANÇAISES.

OllGAWSATTON

UES AKMÉES FRAA’ÇAISES.

On SC fera une idée exacte de l’organisation de la grande-armée en jetant les yeux sur le détail suivant des corps qui, après la baUille d’Eckinuhl , se sont portés sur Vienne (page 363).

4® corps. Marcclial Massena, commandant; chef d'état-niajor, gène* ral de division Becker. Génie, général de brigade Lazowsky. Artillerie, général de division Pernetti.

Quarante-cinq bataillons formant quatre divisions et deux brigades détachées; sept escadrons de cavalerie légère; douze batteries d’artillerie, un parc d’artillerie et du génie.

1'® division. Legrand, six bataillons .

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Artillerie de la division

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a* Carra-Saiut-Cyr, neuf bataillons. .

Artillerie

3' Molitor, dix bataillons

Artillerie

4'Boudet, sept bataillons

Artillerie

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Report. . . .

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Brigade badoise, général Harrau, sept balail-

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Artillerie

Brigade hessoisc, général Nagcl , six bataillons.

Artillerie

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