Acte I, se. I
Suite des doléances d' A grippine :
Ce jour, ce triste jour frappe encore ma mémoire, Où Néron fut lui-même ébloui de sa gloire. Quand les ambassadeurs de tant de rois divers Vinrent le reconnaître aux yeux de l'univers. Sur son trône avec lui j'allai prendre ma place : J'ignore quel dessein prépara ma disgrâce ; Quoiqu'il en soit, Néron d'aussi loin qu'il me vit, Laisse sur son visage éclater son dépit... L'ingrat d'un faux respect colorant son injure Se leva par avance, et courant m'embrasser, Il m'écarta du trône où je m'allais placer. « Quin et legatis Armeniorum, causam gentis apud Neronem orantibus ascendere suggeslum imperatoris et prœsidere simul parabat : nisi ceteris pavore defixis, Seneca admouissct, venienti niatri occurrercl. lia specie piletatis, obviam itum dedecori. » (Ann., XIII, 5).