‹ Tacite et la littérature françaiseChapitre 43 sur 57 · Acte IV, se. II · texte numérisé non relu

Acte IV, se. II

Le grand discours dans lequel A grippine rappelle à Néron ce qu'elle a fait pour lui, n'est qu'un admirable tissu d'allusions ou de citations.

- Il: -

Elle rappelle d'ahorii par quelle série d'artifices honteux, elle épousa Claude, son oncle :

Quand de Britannicus, la mère condamnée

Laissa de Claudius disputer l'hyménée.

Parmi tant de beautés qui briguèrent son choix,

Qui de ses affranchis mendièrent les voix.

Je souhaitai son lit, dans la seule pensée

De vous laisser au trône oii je serais placée.

Je fléchis mon orgueil ; j'allai prier Pallas...

a Ccede Messalina; convulsa principis domus, orto apud libertos certamine, quis deligeret uxorem Claudio. Nec minore ambitu feminœ exarserant : suam quœque nobilitatem, fornjam, opes contendere ac digna tanto matrimonio ostentare... Sed maxime ambigebatur inter Lolliam Paulinam et Juliam Agrippinam : huic Pallas, illi GaUistus fautores aderant. » {Ann., Xll,

Son maître, chaque jour, caressé dans mes bras,

Prit insensiblement dans les yeux de sa nièce L'amour où je voulais amener sa tendresse.

« Praevaluere haec, adiuta Agrippinœ illecebris, quœ ad eum per speciem necessitudinis crebro ventitando pellicit patruum ut, praelata ceteris,etnondum uxor, potentia uxoris iam utebatur. d {Ann., XII, 3.)

Mais ce lien du sang qui nous liait tous deux Ecartait Claudius d'un lit incestueux : II n'osait épouser la fille de son frère.

« Pactum inter Claudium et Agrippinam matrimonium iam fama, iam amore illicite firmabatur ; necdum celebrare solemnia nuptiarum audebant, nullo exemplo deductae in domum

patrui fralris filkr : quin et inceslum... metuebant. » (Ann.,

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