ARMES
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Fusil Martini
,— Gras. .
— Wetterli
On sait que le cercle de Vécart probable (qui a pour rayon Técart probable) contient 50 pour cent des coups tirés et que le cercle du double écart (qui a pour rayon 2 fois l'écart probable) contient 94 pour cent des coups tirés.
Ces cercles s'élargissent à mesure que le tireur s'éloigne du but.
Au moyen des écarts probables, on calcule les pour cent sur des buts de diverses dimensions.
Le tableau auivat avec le fusil Qras.
fait connaître lea pour cent que l'on obtient
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e tableau avec ceux qui indiquent les pour cent applicables aux fusils Mai-tiui et Gras suggère au commandant Ortus les réflexions suivantes :
- Le fusil anglais pour le tir sur des buis étroits a une très
(1) La section est divisée en France en 4 escouades.
grande supériorité sur les deux autres armes. Cette supériorité se fait moins sentir à mesure que les formations groupées augmentent en largeur et en hauteur. Très sensible sur Tescouade couchée, elle Test moins sur la section à genou et encore moins sur la section debout. Pour ces trois formations, le tir à 1 ,000 mètres du fiisil anglais vaut le tir à 900 mètres du fusil français et le tir à 800 mètres du fusil suisse.
» Sur une compagnie déployée debout, les pour cent obtenus par les trois armes sont très remarquables : jusqu'à 800 mètres, le fusil Wetterli donne des résultats qui ne sont pas trop inférieurs; mais à 1,000 mètres, il perd beaucoup et ne donne plus que 38 pour cent contre 45 pour le fusil français et 56 pour le fusil anglais.
»» Quelle que soit Tarme employée, le tir sur une escouade à genou donné les mêmes résultats que sur une section, un peloton ou une compagnie à genou. Le même feiit se reproduit pour l'escouade, la section et le peloton ou la compaguie debout.
•♦ Ce fait en apparence anormal provient de ce que la hauteur de l'homme étant la même quel que soit le faible groupement adopté, la base du plus faible but, l'escouade, a une largeur suflSsante (8 mètres) pour contenir le double écart probable, de telle sorte que, même à 100 mètres, le fusil suisse n'ayant qu'un écart probable de 1"*52, le diamètre du cercle décrit avec le double écart probable sera seulement de 6™08.
» A partir d'une distance variable pour chaque arme (fusil suisse, 800 mètres, français 900 mètres, anglais 1 ,000 mètres), les résultats sont plus faibles dans le tir contre un peloton marchant par le flanc sur quatre rangs que contre toutes les autres formations à rangs serrés. Il est facile d'en comprendre le motif. Le peloton marchant par le flanc ayant une base de 4 mètres, lorsque le double écart probable dépasse 2 mètres, ce peloton est manqué à la fois en largeur et en hauteur.
»» Cependant constatons que, même à 1,000 mètres, la différence n'est pas considérable. Elle n'est que de 4 p. c. avec le fusil anglais, 7 p. c. avec le français et 9 p. c. avec le suisse.
n En somme, les tableaux nous prouvent clairement que les
résuItatEC obtenus avec Tarme la plus juste ne se font sentir que sur de petits buts, que cette différence est moins sensible sur les formations groupées, et que jusqu'à 1,000 mètres les trois armes donnent à un fort tireur une plus grande certitude d'atteindre la plus petite formation à rangs serrés, qu'à 500 mètres les tirailleurs isolés marchant en chaîne. »