‹ Tactique de combat des trois armesChapitre 44 sur 55 · CANONS DE CAMPAGNE · texte numérisé non relu

CANONS DE CAMPAGNE

Pour feire apprécier la grande justesse de tir des nouveaux canons rayés, il suffira d^indiquer les résultats obtenus avec deux de ces canons, k savoir : le nouveau canon de campagne français de 8 centimètres et le nouveau canon prussien de 9 centimètres.

Canon français de 8 centimètres.

Écarts prob. en portée

— en direct.

— en haut'.

DISTANCES

MÈTRES

MÈTRES

MÈTRES

MÈTRES

MÈTRES

MÈTRES

MÈTRES

Zones dangereuses en avant du point de chute (1). à la distance de

Mètrei.

Mètres.

(i) On suppose que la hauteur du fantassin est de linBO. En Belgique on révaluea 1^70, en Allemagne, à 1^80.

Mètres. Mètres.

20 à la distance de 2000

Canon prussien de 9 centimètres.

Écarts prob. en portée

— en direct.

— en haut'.

DISTANCES

MÈTRES

MÈTRES

MÈTRES

MÈTRES

MÈTRES

MÈTRES

MÈTRES

tt

Zones dangereuses en avant du point de chute (front d*infanterie de 1™80 de hauteur.)

Mètres . Mètres.

55 à la distance de 1000

Emploi des canons de campaerne.

Dans l'attaque, la première position de l'artillerie doit être prise entre 1,800 et 2,000 mètres, pour obtenir au moins 20 p. c. d'effet, contre des canons sans avant-trains, avec les pièces lourdes de campagne.

A 1,800 mètres, les nouvelles pièces lourdes prussiennes

donnent 27 p. c. d'effet; à 1,900 mètres, 24 p. c, et à 2,000 mètres, 20 p. c.

Les bons effets du tir en masse contre les troupes s'obtiennent à, 1,500 mètres.

Le règlement de manœuvre de Tartillerie prussienne (de 1876) dit qu*au delà de 2,400 mètres on ne peut plus compter sur une .action efficace des nouvelles bouches à feu de campagne, parce qu'il devient trop difficile d'observer les résultats du tir.

Cependant contre des villages et des agglomérations considérables de troupes, on peut tirer avec succès jusqu'à 3,000 mètres.

La deuxième position de l'artillerie doit être prise de 1,100 à 1,800 mètres. Le terrain et les circonstances du combat exigent -quelquefois que les batteries se rapprochent jusqu'à 700 ou 600 mètres, mais alors elles font des pertes considérables.

Dans la défensive, l'artillerie doit souvent attendre, pour se retirer, que l'ennemi soit arrivé à 300 mètres (Hoffbauer) ; alors les sacrifices qu'elle s'impose sont en rapport avec le résultat qu'elle obtient, ce qui justifie pleinement ces sacrifices.

Dès que la position est emportée, l'artillerie doit s'y rendre pour repousser les retours offensifs et poursuivre l'ennemi de ses feux.

Tableau des ordonnées des trajectoires du canon de campagne prussien de 9 (8*. 7) (modèle de 1874).

Trajcctaire de 1.000 met. Trajectoire de 1,500 Trajectoire de 2,000 met.

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