‹ Tahiti et les îles adjacentesChapitre 21 sur 29 · VII · texte numérisé non relu

VII

Rien, pendant tout ce dimanche, ne me parut plus intéressant que ce besoin de s'instruire. J'avais

SOUS mes yeux un commentaire frappant de ce précepte de notre divin Maître : Sondez les Ecritures. Dans mon esprit, je comparais nos studieux insulaires aux Béréens, et je le leur dis. Ils ne se retirèrent qu'à une. heure du matin. Le danger pour eux est de trop spiritualiser le sens des textes. Ainsi, au sujet des deux vaches qui mugissent, I Sam. VI, 12, les uns voulaient que ce fût à cause de leurs veaux. — Arrêtez-vous à ce sens, leur disje, c'est le bon. — Mais d'autres s'imaginaient que les beuglements étaient symboliques de l'affliction du peuple de Dieu à cette époque-là. Des troisièmes allaient jusqu'à se demander «s'il n'y avait pas là « quelque chose qui devait rappeler les cris que « poussèrent les Israélites en quittant l'Egypte? — Je répondis à cela qu'il ne faut pas fouiller sans fin dans un passage, pas plus qu'il ne faut traire les vaches jusqu'au sang. Ma comparaison parut concluante à tous.

Si le lecteur goûte ces détails, il me permettra de les compléter par des renseignements précis sur l'état et les progrès de l'œuvre du Seigneur à Tahiti à la fin de 1864. Ce sont des extraits du registre de l'Église à Papéété, auxquels je laisse leur forme.

Au service du dimanche 14 août, 10 heures du matin, le temple regorgeait d'auditeurs, parmi lesquels on remarquait un noçibre considérable de

pasteurs et de diacres venus de nos îles. M. Arbousset a profité de cette circonstance pour recommander le soin qu'il faut apporter à la bonne tenue des écoles, et pour faire des vœux en faveur de celle que son collègue, M. le pasteur Atger, a ouverte le 1" du mois dans la petite ville de Papéété. Texte, Rois VI, 2 : « Allons-nous en maintenant au Jourdain, et nous prendrons de là chacun de nom taie pièce de bois »

A 7 heures du soir, réunion au presbytère. Le prince-époux, Ariifaaité, y prie avec une touchante ferveur pour les conférences qui vont s'ouvrir. Arrêté qu'elles commenceront le 17, à 7 heures du matin, après le service-accoutumé.

17 août. — M. Arbousset lit à haut voix le psaume 133; M. Atger offre une prière d'invocation; Mahéanouou indique un cantique que l'assemblée des pasteurs et des diacres chante, après quoi nous procédons à l'appel nominal.

Suit un rapport écrit de M. Arbousset et la lecture de huit à dix autres. Métouaro, Rohoura, Mahéanouou, Mataïtaï et Daniela déjeunent au presbytère, puis ils s'entendent ensemble sur une question relative à l'Eglise de Pouéou.

La seconde séance s'ouvre à 3 heures. Prière , chant, lecture des premiers versets d'Esaïe vi. Quelques mots sur le respect que nous devons apporter, nous pauvres pécheurs, à nos exercices religieux. Fini la lecture des rapports sur l'état des

Églises et des écoles. M. Ârbousset est prié d'écrire à rÉglise de Pouéou. Sa lettre est votée et deux pasteurs sont désignés pour la porter au troupeau.

18 août. — Séance de 7 heures. M. le pasteur Morris y est invité, mais il répond que ses occupations le retiennent. Un pasteur touamotou indique une hymne, lit dans l'Évangile et fait la prière d'ouverture. M. Arbousset propose, et l'assemblée accepte que les pasteurs prêcheront dans leurs Églises respectives sur les sujets suivants :

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