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PROPOS DE CIRQUE

Laurent Tailhade

HALLADt l'OL li DÉNRlHEli LES Ji:i X ICAKIENS ET PLUTOT EN l AVEUK DES COURSES UE TAU- REAUX (1)

Fessiers qu'on fouette à plaisir, Testicules qu'on broie et vide Au <^rand dam de tous les vizirs Qui n'usent de la cantharide ; Voici venir, troupe intrépide.

Sous l'œil de la Belle Otéro, La i'amille des Pijriiinides !

Mais Tailhade, où sont les taureaux?

MonsMules Simon doit gésir, Coppée à cervelle intrépide Dans l'intimité doit moisir, Séverine semble timide, Devant tous ces infanticides.

Et met son carnet « à carreau », Montesquiou compose un guide...

Mais Tailhade, où sont les taureaux ?

1) Extrait de^ Demi Cabots (Fu'^qQclle, éditeur

Pour charmer l'heure des loisirs Jules Bois parle de fluide, Couchot reparle de saisir, Toi, tu ressuscites Ovide, Strindherg découvre des acides, Emmanuel singe un héros Et soigne ses hémorroïdes...

Mais Tailhade, où sont les taureaux V

ENVOI

Prince, poète et torero î

Devant qui le mufle est livide,

Je me range sous ton égide

Et je veux, avec toi, les courses de taureaux.

BALLADi: TOUCHANT L IGNOMINIE DES RACES NOBLRS F r INTELLECTUELLES ET SUR LE PROPOS

d'imminentes réfokmks a apporter AU

CIRQUE DANS l'oRDRE DE LA CHEVALERIE.

Prince à Técu qui fleurdelisé.

Banquier pour la gloire à Drumont, Rastaquouères par la mise, Critiques à venin fécond Dont Sarcey est le Pharamond, Ces pitres, pour la galerie, Titrent du nom d'ami bien rond Tous ces messieurs de l'Ecurie.

Ils ont le tant pour cent sur Lise (Au vestiaire est leur trois-ponts) ; Et les frasques qu'ils métallisent Pour plus tard des rentes leur font; Ils portent de trop blancs plastrons.

(Et la boutonnière fleurie Se poétise dans leurs bonds) Tous ces messieurs de iEcurie.

El monsicui' Loyal vocalise (Les cheveux en cœur sur le Iront;) Puis, d'uu gesle qui tyrannise, Suscite le salut profond.

Trop timides sont les répons 1 C'est le roi des chevaleries Dont l'audace étonne et confond Tous ces messieurs de i Ecurie.

ENVOI

Prince de Sagan qui répond Des pures gentilhommeries, Chasse-moi tous ces sans blasons Et ces... messieurs^ à l'écurie.

BALLADK TOUCHANT « LES MAUVAIS COEURS DU CIRQUE DE LA RENOMMÉE » ET LEUR PUBLIC

Pour clôturer ces incidents burlesques, L'orchestre entonne un chant russe ou hongrois (Musique à débâcle carnavalesque).

Et, dans la hâte et dans le désaroi, Truands et clowns, au nez de ces ivrop^nes Culbutent pour rendre hilares nos trognes... Ils s'envolent comme un air de Tityre, Ainsi qu'un député devant les » cognes », Car mainlenanl cesl bien fini de rire!

Dans une pose étrange et pédantesque, Sarcey, des Brouillards Scandinaves, Hoi. Ronchonne que c'est du Gandillot presque A toutes les ouvreuses aux abois :

Céard se résigne aux nobles emplois, Ajalbert mousse et hurle : « Il faut qu'on cogne Sur le crâne de toutes ces charognes. » Vervoort gémit qu'il lui faudrait écrire Sui" la pisciculture de Boulogne.

Car mainlenanl. c\'sl bien fini de rirrl

Sous les courbes d'Amcricciines fresques, Edisoii-sar s'efface par endroits.

Dans la poussée énorme et soldatesque Monsieur Ubu garde, seul, son sang froid. Aux coulisses, ces mes aeurs font leur choix. Voici Judet parfumé de Cologne Qui trousse encor la jupe sans vergogne. - Près d'Hercule travaille Dejanire — On tondra c<3s poseurs comme vigognes Car maintenant c'est bien fini de rire!

ENVOI

Petits enfants de la Mère^Ciarogne- Chantez la Carmagnole, on fera frire Les talentiers de France et de Gascogne Nous fouetterons d'abor(J, au eul, ces sires Car maintena»t, e'est bien fini de rire.

KRHATA

Lire :

Page li - Stuart Merrill, Quillard » 14 — vedetle.

» 3o — aumône.

» 3i — eat.

» 36 — son fort engueule ridicule, » 52 — groin, quémandant.

» hq — carie.

» 70 — Robert.

» 106 — Yorick.

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