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LlNTILlIAC
BALLADE POUR DRNIGRER LES TALENTS SURANNES DU SIEUR LINTHILHAC, DOCTEUR-ÈS-LETTRES PRÈS LE TAF.ENTIER MENDÈS ET APOLOGISTE — EN OUTRE !
Lintilhac, gavé de Sorbonne
De Mendès et de Beaumarchais,
Doit, dans son for, la trouver bonne ;
La Gloire ! en ses menus déchets,
Va, distribuant ses cachets,
(Que Gallois, larbin de la Presse.
A nos yeux, n'ose point cacher).
Quand tiendrons-nous les chiens en laisse ?
Lintilhac souffle des trombonnes
Les dimanches, — (ça fait marcher
Le Maire qui le chaperonne
De la grand'placc du Marché
Jusqu'au cœur du natal clocher), —
Ce ventriloque dit la messe
Sur l'étal de tous les bouchers...
Quand tiendrons-nous les chiens en laisse?
C'est en vain qu'Abraham façonnr
Au talent, ce vivant rocher ;
Ce pur Cent-kilos de Narbonne.
Ne saurait être qu'ébauché ! —
Ce ventre ! — o cuirasse d'archer !
S'aboHt, parle de la Grèce !...
(Par tous les trous, faut déboucher.)
Quand tiendrons-nous les chiens en laisse ?
ENVOI
Bauer, que si souvent je blesse,
Des critiques, toi le cocher.
Et le plus lourd, (de par la graisse), —
Quand tiendrons-nous les chiens en laisse?
BALLADE POl R PLISIKURS EN FAVEUR DE LEUR CASTRATION
Qucliis, Schombcrg et Maii^ijiron (Pléros, liors cadre, pour Détaille) Exhibaient leurs prépuces ronds Au Sire. L'Histoire nous baille Nicolas dont la main travaille (Les doigts sont las sous les buissons). Tout phallus ailé se chamaille :
a. Laissez venir à moi tous les petits garçons. »
La u Chère >> a le geste girond Et, comme une fdle, défaille.
Un spasme l'induit au giron, L'hymen absent des épousailles Ne nécessite de cisailles.
Car l'anus ofVrant le frisson Rejette hors toute semaille :
a Laissez venir à moi tous les petits garçons ^
Des « chichis » voici le lleiiron : Le Trousse-cotte et hir^e-entaille; Fier, il provoque un escadron (Ces (( dames )) aiment la l'éraille Jusqu'au plus profond des entrailles).
La (c Lœwey » n'est qu'un nourrisson Qui, de faux seins, se ravitaille :
a Laissez venir à moi tous les petits garçons. »
ENVOI
Sodome, ville où l'on limaille, Est-il encor quelque Samson Pour châtrer avec ses tenailles Ceux qui s'en vont souiller tous nos petits garçons?
napluys
Jean Lorrain
ROXOFr. CONDITIONNEr.
Si Lorrain n'aimait plus les lys, Les voyages et la jeunesse:
Le Journal serait une vesse De Paris, de Nice à Tunis.
Qui dirait les charmants ce chichis )) Des comtesses et des négresses ; Si Lorrain n'aimait plus les lys, Les voyages et la Jeunesse?
On verrait bien, comme jadis, Montesquieu et d'autres... fesses, Mais, qui chanterait La Jeunesse, Verhaeren, Pierre Loùys, Si Lorrain n'aimait plus les lys?
Pierre Louys
UONDELS