‹ Talleyrand, 1754-1838Chapitre 1 sur 22 · NAPOLEON · texte numérisé non relu

NAPOLEON

Fe veux que pendant des siécles on continue a discuter sur ce que jai été, ce que jar pensé et ce que ja voulu.

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La grande nouvelle venait d’arriver & Paris : en un jour, Marengo avait terminé la campagne et permis de recouvrer V’Italie du Nord. La joie et les félicitations du ministre ont un tour inimitable dans l’art de la flatterie : « Général, j’ arrive des Tuileries. L’ audience des ambassadeurs ne pouvait étre plus brillante, et je nessaierat pas plus de vous peindre l’enthoustasme des Frangais, l’ admiration des étrangers, que les sentiments particuliers dont m’a rempli la lecture de la lettre que vous avez écrite aux Consuls. Quel début et quel dénouement! La postérité pourra-t-elle crowre aux prodiges de cette campagne? Sous quels auspices votre retour nous est promis! Il n’y a point eu d’empire qui ne fit fondé sur le merveilleux, et ici le merveilleux est la vérité. »

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