LA PRINCESSE, TAMARA, DOMINIQUE
An leyer du rideaui la princesse acbère de déjeuner. Ella est assise à gauche sur le divan ; une petite table portative servie devant elle. Près de la cheminée, à droite, Tamara arrange, rêveuse, une corbeille pleine de laines à tapisserie déposée sur la table.
LA PRINCESSE, fumant une cigarette.
Dominique, le comte Michel n'a point encore paru, ce matin?
DOMINIQUE, près de la princesse.
Non, madame.
LA PRINCESSE
Le coureur! . . G*est la première fois^ depuis un mois, qu'il manque à mon déjeuner.
DOMINIQUE
Je crois avoir entendu dire hier soir au valet de chambre de monsieur le comte, qu'il chassait ce matin avec monsieur de Chandor.
Il dessert et s'éloigne, mais reste au fond.
LA PRINCESSE, après un mstant.
Dites donc, chère. (Tamara/préoccupée, n'entend pas.) Tamara!
Ma tante !
LA PRINCESSE, souriant.
Ah ! . . Il y a des nuages, ce matin.
Des nuages?..
LA PRINCESSE
Vous êtes distraite. . . Serait-ce le retard de Michel.
TAMA.RA, troublée.
Michel.
LA PRINCESSE, la regardant avec un sourire.
Bon, bon, je m'entends! Les Ghandor viennent -ils aujourd'hui... ou irons-nous à TOmbrée?
Ils viendront comme hier. Frantz part demain pour Dresde. Il doit vous faire ses adieux.
LA PRINCESSE
Je le regretterai, mon savant, il me manquera... pour mon whist d'abord... bien qu'il y soit terriblement distrait. Quelle bonne fortune pour nous d'avoir trouvé ici des amis si charmants I . . Et cette Jacqueline, si espiègle, si vivante... qui me fait tourner comme une girouette.
DOMINIQUE, regardant dans le parc.
Madame, vQid M. le comte Michel qui descend de cheval au bas du perron.