ACTE PREMIEB
11 TOUS adorait peut-être... (Moaremeot de Tamara.) Oh! c'eSt
triste, n'est-ce pas?. . Hélas ! le cœur de Thomme est ainsi £ût... Auprès de ces créatures avilies il pensait à vous peut-être.
TAMARA, avec un geste d'indignation.
Eh bien ! c'est à désespérer de tout ce qu'il y a de pur et de vrai ! — Que d'autres abaissent leur fierté pour consentir au partage de cet amour impudique et banal... Moi, je veux être aimée comme j'aime !
GUILLAUME
Et vous ne l'avez pas revu ?.. .
Je lui ai rendu sa parole. Il m'a rendu la mienne.
GUILLAUME
Et vous ne le reverrez plus?
Si, peut-être. Dans quelques jours il passera par Genève (Voyant soarire Guillaume.) Oh ! mou orgucU me défendra ! Tout est fini entre nous. C'est un ami de mon enfance que je reverrai, rien déplus. — Vous le voyez, il n'est plus pour moi d'espoir...
GUILLAUME
Enfant, qui croyez à l'étemelle désillusion... Combien d'autres avant vous ont ainsi souffert... et se sont consolées. . . Vous me trouvez cruel?
Non, je vous remercie, au contraire, de me révéler la vie.
Entre mademcnselle Renaud.
GUILLAUME
Mais il se fait tard.
Voici mademoiselle Renaud... (a mademoiselle Renaud.) Ma
tante est rentrée? '
32 TAMABA
MADEMOISELLE RENAUD
Oui, mademoiselle, je la quitte à Tiiistant.
TAMARA, tendant la main à Guillaume.
Vous n'oublierez pas que vous êtes mon ami ?
GUILLAUME
Je viendrai vous le rappeler demain, avec ma sœur.
Vous êtes bon !
GUILLAUME
Adieu.
Adieu ! jusqu'à demain...