ACTE DEUXIÈME
LA PRINCESSE, à mi-voix.
A d'autres, vaurien que vous êtes !.. Tournez de l'autre côté ce joli madrigal.
Elle désigne Tamara toujours accoudée à la fenêtre. MICHEL, soupirant.
De l'autre côté. . . on ne m'entend pas. . . '
LA PRINCESSE, k mi-voix
C'est peut-être parce qu'on pense à vous.
MICHEL, de même.
Vous le croyez.
LA PRINCESSE
Bah!., depuis un mois que vous êtes ici à faire le bon apôtre, ne voyez-vous pas donc que vous êtes pardonné?
MICHEL
Ah!.. Je n'ose l'espérer.
LA PRINCESSE
Toujours votre modestie extrême... amoureux timide.
MICHEL
Oui, près d'elle, je le suis, je vous le jure.
LA PRINCESSE
Nigaud!., allez donc la tirer de sa rêverie... Allez donc!
Michel remonte vers la fenêtre où est Tamara; an moment où il arrive près d'elle, elle fait un mouvement comme l»>usquement arrachée à ses rêveries.
Ah! partez-vous déjà, Michel?
MICHEL
Non ! . . J'ai troublé vos pensées?
TAMARA, affectueusement.
Oh! ne vous excusez point... Ce serait un reproche de la compagnie maussade que je vous fais.
Un reproche ?. . . Moi à vous ?
Je le mériterais peut-être... Aussi, je vous demande par don, Michel, d'être si souvent distraite.
MICHEL, prenant la main qu'elle lui tend.
Merci.
Un silence.
LA PRINCESSE, regardant en deasous.
(A part.) Très-bien!.. (Haut.) Âh çà! mais ils n'arrivent pasnosChandor..
TAMARA, descendant vers le divan, oA elle s'assied.
Il n'est pas midi, ils ne sont point en retard.
MICHEL *
Je regretterais de partir sans les voir.
LA PRINCESSE
Est-ce pour la charmante Jacqueline que vous dites cela?
MICHEL
Pour elle et pour M. Chandor... et pour M. Weber.
LA PRINCESSE
Vous êtes en grande sympathie avec eux.
Ils sont de vos amis... et j'avoue que j'ai subi le charme de leur esprit... tout indigne que je suis.
Vous avez tort de vous dire indigne, Michel, M Chandor vous rend plus de justice et fait grand cas de vous.
MICHEL
n y a là de quoi me rendre fier; et je suis heureux d'avoir conquis son amitié.
J'aime à vous entendre parler ainsi.
MICHEL
 mon tour, n'est-ce pas justice ?
DOMINIQUE, annon<2ant.
Mademoiselle de Chandor.
LA PRINCESSE
Ah ! quand on parle du soleil. . .
JACQUELINE, entrant.
On voit mademoiselle Jacqueline... (a Tamara.) BQujour.
TAMARA, Tembrassant.
Seule?..
* Tamara, Michel, la prineesse.
ACTB DEUXIÈME d9
lis tiennent, (a bprinodaaa à qni elle taad mmi front.) VoUS avez
deux brins d'herbe rares, princesse, et tandis que Frantz vous les vole pour sa collection, j'ai couru en avant... Bonjour, monsieur le comte, (nie se retoumo.) Bonjour..» (cherchant.) Tiens, la perruche n'est pas là... j'allais lui faire ma révérence.
MICHEL
Merci d'avoir pensé à moi d'abord.
JACQUELINE, avec one rérérence.
Oh! monsieur le comte, je sais le rang qu'occupe l'homme dans l'histoire naturelle... il est au-dessus du perroquet.
LA PRINCESSE, riant.
Ce que c'est que d'être la sœur d'un savant ! (voyant entrer
Frantt et Goillamne.) Ah ! VOici mCS VoleurS !