JACQUELINE, DOMINIQUE
paie FRANTZ.
Alors, Dominique, c'est encore une bande de voleurs qui vient nous égorger. .. Très-bien ! . . . Depuis un mois que nous sommes revenus de Paris, c'est la seconde fois que cela nous arrive.
DOMINIQUE
Madame, cette fois, le mur est tout dégradé au dehors, en face du sentier de la montagne... Ils ont sauté dans les plants de tulipes qui sont tout ravagés, et ton voit encore les empreintes de leurs pieds.
LA PRINCESSE
Et puis?
DOMINIQUE
Et puis... c'est tout, madame.
JACQUELINE
Quelque pauvre diable tenté par les fruits du verger.
DOMINIQUE
Mais ce matin j'ai trouvé la porte du kiosque ouverte. S'ils n'étaient pas partis?
LA PRINCESSE, le congédiant.
Bon... ne vous inquiétez pas, Dominique, des voleurs, ça trouve toujours son chemin pour sortir. (Riant.) Il en rêve !
DoroÎDique sort.
JACQUELINE
Ce pourrait bien être de ces bohémiens qui campent depuis deux jours au village.
TAMARA, distraitemeat.
Peut-être. Pauvres Ziganes, ils viennent de loin !
LA PRINCESSE
' Il y a des garçons superbes parmi ces animaux-là ! Ne trouvez- vous pas, chère?
Oh ! moi, je serais partiale, ils me rappellent un peala Géorgie.
GUILLAUME
Est-ce que tu la regrettes ?
Oh ! près de toi, je ne regrette rien.
GUILLAUME
Rien?...
Tamara fait un mouvement douloureux. Silence. * JACQUELINE, à Guillaume, à mi.Toix.
Guillaume ! prends garde, tu deviens injuste !
GUILLAUME, s'aj^troche de Tamara et lui prenant la main.
Tamara... pardonne-moi.
TAMARA y se tournant rers lui.
Te pardonner?... (Avec un triste sourire.) Pauvrc Guillaume 1
GUILLAUME
Ne serais-tu pas heureuse dé revoir ce pays qui t'est cher ? Je n*y avais pas songé. . . dis, le veux-tu ?
TAMARA, hésitant.
Guillaume...
JACQUELINE
Oh I ce serait ravissant. . .
LA PRINCESSE
Eh bien, eh bien, et moi?. . c'est ainsi qu^on me consulte?...
JACQUELINE
Vous, princesse, vous seriez du voyage. Quand partonsnous?...