ACTE QUATRIÈME
TAMARA, avec une mélanooUipie indifférence.
Je suhTai les désirs de Guillaume.
GUILLAUME, découragé par cette firoideor.
Ah ! nous verrons alors. . . Plus tard.
Il remonte vers le fond.
JACQUELINE
Allons . . . nous voilà revenus I (Allant & Tamara, à mi-Toix.) Tu
souJBfres?
TAMARA, de même.
Non.
JACQUELINE, de même.
Tu ne lu^as point encore révélé. . . cet espoir ?
Cet espoir,. . l'oserais-je? Ne vois-tu pas qu'il ne me croit plus.
JACQUELINE
n t'aime pourtant toujours.
LA PRINCESSE, haut à Frantx qui entre.
Ah ! c'est vous, Frantz ; vous êtes allé à l'Ombrée, ce matin? #
FRANTZ
Oui, princesse, j 'avais rendez-vous avec l'architecte . . . les travaux seront finis dans huit jours.
LA PRINCESSE
Oh ! ce n'est point si pressé 1 j'espère bien que vous serez mes hôtes jusqu'à l'été . Je ne suis pas fôchée de vous rendre ici la vie dure.
JACQUELINE, Booriant.
Oh ! que vous savez bien que nous supportons patiemment notre sort.
LA PRINCESSE, àmi-Toix.
Laissez-moi dire quelques mots à Tamara.
Jacqueline lui répond da eeste, puis remonte yers Guillaume aeooadé à la fenêtre.
JACQUELINE
Que regardes-tu donc là, Guillaume ?
Rien... le lac.
LA PRINCESSE, s'asrare da regard «pi'on ne peut l'enteodre^ puis bas à
V Tamara.
Ma tante.
LA PRINCESSE, mettant TiTementle doigt snr ses lèvres..
Chut! (Très .bas.) Je VOUS vois bien inquiète, pauvre chère, et je voudrais alléger votre tourment.
TAMARA, tressaillant.
Que dites- VOUS?
LA PRINCESSE, de même.
Pal reçu une lettre ce matin. . . de lui.
De lui ! ... Oh ! taisez- vous !
LA PRINCESSE
n jure de ne point chercher à vous revoir... et de vivre. .'. Il doit être parti à cette heure.
Âh ! (Voyant Gnillanme qui redescend.) Guillaume ! •
JACQUELINE
Voilà monsieur mon fils les jambes en Tair, sur la pelouse I . . (Pariant par la fenêtre) Guillaume, veux-tu finir !. . . Il rit, le criminel !
Il a de qui tenir.
JACQUELINE
Venez donc voir, s'il ne ressemble pas à un amour.
LA PRINCESSE, regardant.
Mais ce n'est pas une attitude, cela !
JACQUELINE
Il nous voit ! allons Tembrasser.
LA PRINCESSE, qne Jacqueline entraîne par la main.
Hô là ! hô là !.. Je n'ai pas encore mes ailes d'ange !.. Quelle hirondelle !
JACQUELINE, en sortant^ à Franti.
Viens-tu?