ACTE QUATRIÈME
GUILLAUME, haietaut.
Alors?
Alors, je songerai à toi.-. , Une lueur de raison éclaira cet abîme... je vis l'amaiit devant moi. . . je l'écrasai de * mon mépris. . . Tu vins. . . Je me jetai dans tes bras. . . Je t'ai tout dit.
GUILLAUME
Tout ?
TAMARA, le regardant en face.
Ne me crois-tu pas? (GuîUaame dëtonrneles yeux.) MoU Dicu,
il doute encore !
Eh bien oui, je doute. . . et le souvenir me tue !
Guillaume.
GUILLAUME
Mais par quel miracle ôteras-tu de mon cœur ce soup çon que tu l'aimes. . . et que tu Tas toujours aimé ?
TAMARA, avec un mouvement douloureux.
Oh ! pauvre Guillaume que je te plains de trouver des paroles si cruelles et de t'acharner ainsi à notre perte ! Et pourtant, Guillaume, je viens de te confier ma faute . . . Je t'ai avoué ce moment de faiblesse et de vertige ' dont les épouvantes m'ont sauvée.
GUILLAUME
Pauvre femme ! . . . quel autre langage tiendrais*tu pour me consoler. . . si tu l'adorais toujours.
Ah ! tu es sans pitié !
GUILLAUME
Tu vois bien que notre situation est fatale, puisque, malgré moi, je te torture en t'aimant de toutes les forces de ma vie.
TAMARA, douloureusement.
Guillaume, tu me fais bien du mal ! . . Mais écoute. Je te le répète, je ne l'aime pas (Etouffant ses larmes.) et je t'aime. Maintenant... si ta souffires trop... je suis ta femme,
je t'appartiens... Fais de moi ce que tu voudras L
GUILLAUME
TAMARA, accablée.
Je t'ai offensé . . . chasse- moi.
GUILLAUME
On vient . . . Tais-toi ! . . .
TAMARA, se lerant.
Âh! laisse -moi... laisse-moi!., je veux cacher mes larmes!
GUILLAUME, la sniTant des yenz.
Je suis son bourreau !