‹ Tannhauser, opéra en trois actes, quatre tableauxChapitre 13 sur 35 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Mon sort est dre marcher sans cesse^ Je ne dois m'arrêter jamais 1

LES CHEVALIERS

De partir sitôt, qui te presse?

Tu ne peux nous quitter ainsi I

WOLFRAlVr

Auprès d'Elisabeth! ah! reste!

Elisabeth! ahl quel pouvoir céleste Vient d'évoquer ce nom chéri!

WOLFRAM

Quand ma voix la désigne, C'est la voix d'un ami I

Au Landgrave.

Seigneur, puis-je à présent Lui révéler le bonheur qui l'attend?

LE LANGRAVE.

Dis-lui quel fut ce charme si puissant» Que Dieu le rende digne De l'exercer noblement.

WOLFRAM

Jadis, quand tu luttais, Fier, téméraire, Vaillant chanteur, parfois tu triomphais^ Mais quand tu subissais Le sort contraire, Il est un prix que seul tu remportais! Quel charme était-ce?

Et quel secret Par qui sans cesse Ta voix trouvait Le chant de joie ou de douleoF Qu' séduisait ce chaste cœur?

Mais quand tu partis, l'âme fièrsp Son cœur à nos chants se ferma^ Elle pâlit, et, solitaire-

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^ TANNIIAUSER

Loin de nos yeux elle resta.

Reviens 1 ahl ne sois plus hostile; Ton chant au nôtre s'unira, L'ange qui loin de nous s'exile Brillante étoile apparaîtrai .

LES CHEVALIERS

Que parmi nous Henri revienne ; Non ! plus de guerres, de combats^ A notre voix unis la tienne, Tes frères vont t'ouvrir leurs bras!

Près d'elle, amis, guidez mes pas !

LES CHEVALIERS

Il nous revient après l'absence, L'ami si longtemps regretté I

Bénissons Theureuse puissance

Qui l'a guéri de sa fierté !

Que notre louange immortelle

Chante Elisabeth en ces lieux,

Nos chants pleins d'une ardeur nouvelle,

Nos chants vont retentir joyeux I

Ah ! je renais à l'existence.

Salut ! beau sol que je revois !

Le ciel sourit dans sa clémence, Salut aux fleurs ! salut aux bois !

Printemps, ta fraîche voix m'appelle.

Ta brise emplit mon cœur joyeux.

Je vis, je respire auprès d'elle ; Le ciel est pur I je suis heureux!

Pendant l'ensemble toute la chasse du Landgrave : Veneurs, Piqueurs, Fauconniers, sont arrivés sur la scène, et le Landgrave sonne du cor. On entend au loin les abois dea chiens et d'autres cors qui répondent. On amène les chevaux. La toile tombe.

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